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*Une Tripartite CENI-Majorité-Opposition est annoncée pour le samedi 20 août au Palais du Peuple, alors que l’on croyait ce Cadre de concertation enterré à jamais. Le Président de la CENI, Corneille Nangaa, va se présenter devant les mandataires des partis politiques avec un sérieux handicap que lui-même considère comme une avancée. Il s’agit de sa décision unilatérale de reconstituer un nouveau fichier électoral, en lieu et place de la révision du fichier qui aurait pu intégrer notamment, les nouveaux majeurs, les militaires et policiers démobilisés, des exilés politiques rentrés au pays, ainsi que des Congolais de la diaspora.

Aux termes de la Résolution 2277 du Conseil de Sécurité de l’ONU et dans le discours de convocation du dialogue du Président de la République en novembre 2015, la révision du fichier électoral devrait, également, porter sur le nettoyage des doublons et le retrait des électeurs décédés. C’est aussi, ce qui avait été convenu lors des précédentes réunions de la Tripartite. Avant d’aller, samedi prochain, à la rencontre des politiciens au Palais du Peuple, Corneille Nangaa a multiplié des déclarations dans la presse pour justifier sa décision, lourde de conséquences, de reconstituer un nouveau fichier électoral. Il déclare souvent, sans ambages, que le fichier électoral de 2011 est très corrompu et non fiable. Qu’une telle déclaration provienne de l’actuel Président de la CENI, la même personne qui se targuait, jusqu’il y a peu, d’avoir fiabilisé ledit fichier, entre 2013 et 2015, surprend énormément Eve Bazaïba, la Secrétaire générale du MLC. Eve Bazaïba pose, là, un problème d’intégrité qui ferait défaut aux animateurs de la CENI. En effet, beaucoup d’éditorialistes ressortent des contradictions dans la démarche de la centrale électorale. Certains ont encore difficile à s’expliquer que la CENI s’engage dans une refonte totale du fichier électoral de 2011, sans avoir, au préalable, élaboré un chronogramme des opérations d’enrôlement des électeurs sur l’ensemble du territoire national, et se refuse de publier un calendrier électoral. S’il était donné de faire une petite évaluation de deux premières semaines d’enrôlement des électeurs au Nord-Ubangi, on dirait que la CENI doit surmonter des défis énormes. Les kits d’enrôlement ne sont pas adaptés aux conditions climatiques de la RDC, à cheval sur l’Equateur. Des agents commis à des opérations d’enrôlement se caractérisent par une inadaptation technologique, incapables de travailler avec l’ordinateur. Conséquence, la perte inexorable du temps. Ce qui fait craindre un enlisement du processus électoral. A ces difficultés, il faudrait ajouter la faible sensibilisation de la population sur le bien-fondé desdites opérations. Beaucoup, en effet, ne comprennent pas l’utilité d’obtenir une troisième carte d’électeur après celles obtenues en 2006 et 2011. Par moment, ça sent l’impréparation et la précipitation. Sauf coup de théâtre, la Tripartite du 20 août sera une tribune que s’offre la CENI pour démontrer son incapacité à organiser les élections à la fin de cette année. Ça devait être une belle opportunité, pour Corneille Nangaa, de présenter le nouveau préalable majeur de la CENI qu’est la refonte du fichier 2011. C’est, donc, possible qu’après son face-à-face avec les politiciens, dans la salle de spectacles du Palais du Peuple, le Président de la CENI s’autorise, enfin, à publier le chronogramme des opérations d’enrôlement des électeurs, ainsi que le calendrier électoral ; quand bien même, il affirme toujours attendre un consensus politique émanant du dialogue politique. Il est possible que le Président de la CENI ait l’intention de desserrer l’étau autour de sa personne. Le 31 juillet dernier, l’opposant Etienne Tshisekedi, le Président du Rassemblement des Forces Politiques et Sociales acquises au Changement, a recommandé à la CENI de convoquer le scrutin présidentiel le 19 septembre 2016. Passé cette date, la CENI se sera discréditée, d’après Tshisekedi, évidemment. Pendant combien de temps, Corneille Nangaa, peut-il continuer à attendre, lorsque les préparatifs du Dialogue n’avancent presque pas et qu’aucune date n’est proposée pour le début des travaux du Comité Préparatoire ? Pour remettre le processus dans le sens de la marche, la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) a pris ses responsabilités, le Facilitateur Edem Kodjo ayant montré quelques signes d’essoufflement. Après plusieurs jours de consultations, les évêques catholiques avouent faire face à des obstacles, mais ils gardent l’espoir d’une convocation prochaine du Dialogue. Dans tous les cas, l’essentiel doit être privilégié. L’essentiel, a dit l’abbé Santedi, c’est l’avenir de la RDC.
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