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*Les membres du Groupe de soutien international à la Facilitation sont rentrés de chez Tshisekedi avec une longue liste de prisonniers ou détenus politiques dont le Rassemblement exige la libération. Ils sont, également, repartis avec les préalables de l’Opposition tshisekediste non encore résolus. En même temps, Etienne Tshisekedi a réaffirmé, une fois de plus, son désaveu contre Edem Kodjo. Les tractations se poursuivent.

Près d’une semaine après le début du mois d’août, il n’y a toujours pas de nouveau calendrier des travaux du Dialogue national en vue. La RDC reste encore suspendue aux intenses tractations que mènent, depuis plus de quarante-huit heures, les membres du Groupe de soutien international à la Facilitation du Dialogue pour persuader les différentes parties à se mettre autour d’une table. Hier, jeudi 4 août, une délégation du Groupe de soutien était reçue à Limete par Etienne Tshisekedi, le Président du Rassemblement des Forces Politiques et Sociales acquises au Changement. Avant d’effectuer le déplacement de Limete, les membres du Groupe de soutien, constitué des diplomates de l’ONU, de l’Union Africaine, de l’Union Européenne, de l’OIF, de la CIRGL et de la SADC, se sont entretenus, plus de deux heures durant, avec le Facilitateur Edem Kodjo. Il était question d’évaluer son action depuis sa désignation, début avril dernier, par madame la Présidente de la Commission de l’Union Africaine, Nkosazana Zuma. Le travail consistait, naturellement, à cerner les causes du blocage et, avant tout, les objectifs du Dialogue. Une telle réunion ne pouvait se terminer sans que ne soit évoquée la question de la récusation de Kodjo par l’Opposition pro-Tshisekedi. Le Groupe de soutien, qui n’a pas vocation à se substituer à la Facilitation, va-t-il réussir à faire changer d’avis le Rassemblement ainsi que toutes les forces politiques qui récusent ouvertement Edem Kodjo, l’accusant de partialité ? Les différentes prises de position en faveur de son maintien, exprimées par la Présidente de la Commission de l’Union Africaine, les Ambassadeurs africains accrédités à Kinshasa ou par la Monusco sont-elles suffisantes pour permettre à Kodjo de conserver son fauteuil malgré le désaveu de l’Opposition ? En attendant le dénouement de ce qui ressemble à un bras de fer, on s’interroge sur les conséquences susceptibles d’en découler. Si Kodjo partait, certains acteurs politiques craignent que la procédure de désignation de son successeur prenne du temps. Le temps, aussi, pour le nouveau venu de maîtriser la quintessence de la complexité de l’échiquier politique congolais où des membres du Gouvernement revendiquent le quota de l’Opposition et des opposants défendent des thèses du pouvoir. Toute perte de temps aura, à coup sûr, des implications sur les échéances électorales à venir. Mais, s’il y a retard dans l’organisation des élections, peut-on totalement l’attribuer à la procédure de remplacement d’un Facilitateur du Dialogue ? Certainement pas. La CENI, l’instance habilitée à organiser les élections en RDC, avoue son incapacité à respecter les délais constitutionnels. Qui plus est, la CENI n’a pas attendu l’ouverture des travaux du Dialogue pour lancer l’opération de renouvellement du fichier électoral au Nord-Ubangi. Selon des estimations des autorités politico-administratives, environ un million d’électeurs sont à enrôler en trois mois dans cette province née du démembrement de la grande province de l’Equateur. Le Président de la CENI, Corneille Nangaa, a besoin d’un minimum de seize mois pour produire un nouveau fichier électoral. S’il passe trois mois à enrôler des électeurs au Nord-Ubangi, alors que le pays compte 26 provinces, ajouter à cela le fait que les opérations d’enrôlement ne se feront pas simultanément, sans oublier le manque de ressources financières, l’absence d’un calendrier électoral et d’un chronogramme reprenant les différentes séquences, on serait parti pour une éternité. La CENI, à elle-seule, peut-elle se le permettre pendant que les opposants réclament les élections dans le délai constitutionnel ? Avec un tel décor chaotique, des appels au Dialogue se multiplient. Absolument, il faut trouver un consensus sur les meilleures options de constitution du fichier électoral et les scrutins électoraux à organiser en priorité. Les choses ne sont pas aussi simples que certains voudraient le faire croire.
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