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Le Groupe d’étude sur le Congo (GEC), projet de recherche basé au Centre de coopération internationale de l’Université de New York a publié, le vendredi 5 aout...


Le Groupe d’étude sur le Congo (GEC), projet de recherche basé au Centre de coopération internationale de l’Université de New York a publié, le vendredi 5 aout 2016, un rapport intitulé « Congo: Une bataille électorale périlleuse. » Le GEC accuse le gouvernement d’être responsable de « nombreux retards artificiels dans le processus électoral, qui ont rendu impossible le respect de la constitution et la tenue d’élections équitables et transparentes avant la fin de l’année. »
Pour décrisper la situation le GEC a formulé plusieurs recommandations. Il a notamment demandé aux bailleurs de fonds « d’intensifier les sanctions contre les responsables congolais directement impliqués dans la répression et la violence. ».
Le chercheur américain Jason Stearns qui a piloté ce travail s’est confié exclusivement à ACTUALITE.CD en direct de New York.
Comment évaluez-vous la récente mission à Kinshasa du groupe international de soutien ? Un échec?
Les récents événements démontrent qu’il existe un problème de confiance autour de la facilitation. C’est un problème de forme et de contenu. Kodjo souffre d’une mauvaise réputation au sein de l’opposition. Il n’écoute pas assez et ne se montre pas ouvert et inclusif.Il y a aussi un problème de fond. Beaucoup de prisonniers n’ont pas été libérés. En plus, il n’existe pas de termes de référence clairs sur le travail de Kodjo et celui du Groupe de soutien. Il faut noter aussi qu’il n’existe pas de feuille de route pour le dialogue. Normalement, c’est sa hiérarchie qui devrait s’impliquer pour résoudre cette impasse. Nkosazana Dlamini-Zuma devrait s’asseoir avec le gouvernement et l’opposition pour trouver un compromis. Cependant, on ne sent pas que l’UA donne assez de priorité à cette crise à évolution lente. Donc, oui, le groupe de soutien n’a pas eu beaucoup d’impact, mais il faut avouer qu’est handicapé. Je regarde plus vers l’Union africaine, vers le leadership régional pour entrevoir une solution.
Quel est aujourd’hui l’intérêt pour la communauté internationale de maintenir Kodjo comme facilitateur?
La communauté internationale n’est pas un bloc très cohérent. Je pense que beaucoup regrette les faiblesses de Kodjo. C’est l’Union africaine qui l’a nommé et c’est à elle qu’appartient l’initiative maintenant.
Comment entrevoyez-vous l’avenir ? Quelles sont les pistes de solutions ?
Comme nous disons dans le rapport, je crains qu’il y ait des leaders des deux côtés qui pensent qu’une confrontation serait en leur faveur. Il est alors impératif de trouver un compromis. Le Président Sassou Nguesso a travaillé dans ce sens, mais sans succès apparent. Il y a plusieurs options: on peut remplacer Kodjo, on pourrait renforcer le rôle du groupe de soutien, ou on pourrait donner plus de pouvoir à Sassou ou un autre facilitateur qu’on pourrait joindre à Kodjo. Je n’ai pas la solution, mais il est clair qu’il faut que ça soit un compromis entre les deux côtés.
Pensez-vous les sanctions individuelles sont vraiment efficaces ?
Jusqu’à maintenant, les sanctions sont surtout d’ordre symbolique. À ce que je sache, le Général Kanyama n’a pas des biens aux États-Unis et lui interdire de voyager là-bas n’est pas une vraie contrainte. Cela pourrait changer si on commence à cibler des personnes plus importantes et si les européens se joignent à ces sanctions. Les sanctions américaines sont importantes parce qu’ils peuvent cibler n’importe quelle transaction financière qui se fait en dollars, même si ces transactions n’ont rien d’autre à voir avec les États-Unis. Les pays européens sont aussi importants dans cette dynamique de sanctions. Beaucoup des congolais voyagent en Belgique et en France. Ils ont des biens ou des relations là-bas.
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