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*L’analyste pro-Majorité revient à la charge. Cette fois-ci, il s’intéresse à l’Udps dont il lit, à sa manière, de mauvais signes de temps. Kajepa Molobi, fidèle à sa ligne, voit dans l’éviction de Bruno Mavungu de l’Udps, des dissensions nées d’une affaire mal négociée. Selon lui, en effet, des tireurs des ficelles, tapis dans l’ombre, auraient recommandé sa mise à l’index, un peu comme pour se débarrasser d’un homme devenu, apparemment, trop encombrant. Tout dernièrement, dans une autre réflexion, alors qu’il n’avait pas encore fini de redistribuer des cartes aux leaders du G7 traités, du reste, de tous les noms d’oiseaux, il soutenait l’idée que le parti ‘’Udps’’ aurait été vendu à Katumbi. Et, comme si cela ne suffisait pas, il tire, aujourd’hui, la conclusion que Tshisekedi se serait brûlé les doigts, derrière son alliance contre-nature avec cet ancien gouverneur de l’ex-Katanga. Le texte intégral, ci-dessous, remet à la surface des questions de fond à l’Udps et invite, en même temps, ses cadres à la vigilance patriotique.

Les dollars de Katumbi brûlent les doigts du lider maximo

Voilà quelques jours, nous nous inquiétions, dans les colonnes de ce journal, qu’un des partis politiques incarnant l’opposition congolaise depuis de nombreuses années ait été vendu. Nous n’avons pas caché l’identité de l’acheteur, ni même celle du vendeur. Nous savions que ceux qui ont consacré leur force et leur intelligence à implanter cette organisation dans la société congolaise ne laisseront pas ce patrimoine national qu’est l’UDPS, perdre son âme en tombant entre les mains d’un mercenaire qui a pour seule ambition politique de vendre le pays tout entier aux multinationales pour empocher quelques millions au passage. Notre cri a été entendu au-delà de nos espérances. L’exclusion du Secrétaire Général, M. MAVUNGU, ne s’explique que par le fait qu’il a tenté à de nombreuses reprises de raisonner le leadership du parti afin que la transaction commerciale soit évitée. Et, quant à eux, les pères fondateurs de l’UDPS ont réagi, en exigeant le départ de celui qui s’était, grâce à des subterfuges, emparé d’un bien commun pour en tirer seul, le bénéfice tant politique que matériel. Les congolais montrent, quoique l’on dise, une parfaite connaissance des valeurs et mécanismes de la démocratie. Ils savent qu’un parti politique n’est ni un bien personnel, ni un bien familial. Comme tout bien commun, il doit être géré et transmis dans le respect des valeurs qui l’ont généré et dans les règles fixées en commun et à l’avance.

Ce qui se passe aujourd’hui à l’UDPS s’était déjà produit dans les années 90, lorsque TSHISEKEDI avait créé le vide autour de lui au point qu’un des ses compagnons, Marcel LIHAU, dénoncera la tribalisation du Parti à travers un concept devenu célèbre : « la coterie tribale ». La même situation s’observe au niveau d’autres partis où les leaders et, parfois, fondateurs ont cru qu’ils pouvaient gérer le parti, c’est-à-dire, un ensemble d’humains comme l’on manage sa propre poche. Dans ces organisations, les cadres et militants ont été longtemps considérés comme de simples marchepieds. Dans chacun d’eux, le Président fondateur croyait pouvoir décider tout seul de la marche de l’organisation, jusqu’à la vendre au plus offrant dans le mépris de ses valeurs fondamentales.

Faute d’avoir générer un leader charismatique, les partis du G7 auraient jeté leur dévolu sur un opérateur minier. Le même opérateur, pour améliorer son investissement, s’emploie maintenant à s’emparer de l’UDPS.

C’était sans compter avec l’évolution des consciences. Les congolais ont compris que l’opérateur minier transformé en opérateur politique achetait dans une opération strictement financière, à caractère spéculatif. L’homme s’empare de ces différentes organisations politiques pour pouvoir, grâce à leur assise populaire, se mettre en position de pouvoir vendre le pays, lui-même. En fait, la démarche de Monsieur Moïse KATUMBI s’apparente à une opération boursière d’achat des actions des sociétés à moindre frais pour pouvoir les vendre plus tard à des valeurs plus élevées. C’est ce que les traders appellent : OPA (Offre Public d’Achat).

Dans chacun des partis cités plus haut, il y a eu des congolais suffisamment avertis pour saisir le sens véritable de la démarche et s’opposer pour empêcher que le pays ne devienne une simple marchandise. On ne peut prétendre au leadership d’une nation en ayant comme seul objectif, l’enrichissement personnel et la velléité de livrer le pays aux intérêts financiers étrangers, en laissant la population à son triste sort.

Il est important que chaque congolais sache que le combat actuel des démocrates de l’UDPS comme celui des militants et cadres de l’UNAFEC, de l’UNADEF, de l’ARC et du MSR participent de l’approfondissement de la démocratie dans notre pays. Ce n’est donc pas une affaire interne à ces organisations mais, plutôt, un combat véritablement national.

Dans ce contexte de marchandisation des partis politiques, que reste-t-il encore de l’opposition qui prétend à l’alternance dans ce pays ?

Cette affaire nous concerne tous. Les dollars de KATUMBI brûlent les doigts du lider maximo mais ne sauront acheter nos consciences.

Mboka na biso ezali eloko ya koteka te !

Inchi yetu haiko kitu ya ku uzisha !

KAJEPA MOLOBI/CP
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