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C’est la chronique d’une mort annoncée qui tourne court. Hier, Kinshasa devait « mourir ». Et ce, en exécution d’un décret, mieux d’une fatwa signée samedi 20 août courant.

Deux jours plus tard, c’est-à-dire le lundi, tout était fin prêt pour célébrer la » mort » de la capitale rd congolaise. L’extrême onction déjà prononcée ; le cercueil acheté ; le caveau apprêté et l’oraison funèbre prête à être lue dans toutes les langues et tous les patois du pays.
Seulement voilà, le jour de la » mort » , Kinshasa refuse de « mourir ». Dès les aurores, la grande ville rejette l’euthanasie. Elle tient à rester debout et à dévorer à belles dents sa journée de mardi. C’est ce qu’elle a fini par faire. Au grand dam de tous ceux qui ont planifié sa » mort « . A la grande déception de tous ceux qui espéraient tirer profit de ce « décès de 24 heures « . A contrario, à la grosse satisfaction de cette majorité silencieuse dont le salut quotidien réside dans la battue tout aussi journalière.
Ces Congolais qui ont observé quantité de « villes mortes » sans en recueillir le moindre dividende social. A l’inverse de la plupart de commanditaires de ces actions de paralysie collective, qui ont de quoi tenir des mois durant. Ces Kinois de bas quartiers qui, depuis les années Mobutu, ont adhéré à des mots d’ordre pour voir finalement les mêmes acteurs politiques faire amis – amis.
Alors, à quand la prochaine « ville morte » ? Avant d’envisager de « tuer » Kinshasa, il vaudrait peut-être mieux demander l’avis de ceux pour qui la » mort » de la ville-capitale est aussi synonyme de diète dans le foyer. José NAWEJ
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