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L’insalubrité qui règne dans la ville de Kinshasa devient un fait social et normal pour les Kinois qui ne cessent de loger dans des coins insalubres. Cette instabilité est présente dans les coins de rue, dans les maisons, au travail et dans les marchés où le constat est amer. Qu’il s’agisse du marché central, situé dans la commune de la Gombe, et qui devrait faire la fierté de cette entité, tout comme de toutes les autres places de négoces, l’insalubrité bat son plein.

On peut le constater au marché de Matadi Kibala, dans la commune de Mont-Ngafula, sur la grande route qui mène vers la ville de Matadi ; et également au marché Zikida de la commune de Kinshasa, les marchés Upn, Delvaux, Matete, Ngaba etc… Partout, les conditions de vente sont précaires. Les denrées alimentaires sont étalées à même le sol, ou sur des sacs, voire des pagnes.

Les clients qui viennent s’approvisionner marchent parfois, par inadvertance, sur la marchandise. Ces femmes qui étalent leurs produits à même le sol et le plus souvent à l’entrée du marché, ne manquent pas d’arguments : à l’intérieur, soutiennent-elles, il y a de gros risques de rester inaperçues. En se mettant en vedette, elles ont plus de chance d’être vues, et donc, de pouvoir vendre. A propos de l’insalubrité, les responsabilités ici sont partagées. L’Hôtel de ville a sa part, les communes également, et les marchands aussi.

Le premier, pouvoir organisateur, a le devoir d’installer des échoppes et des tables en mesure de recevoir des produits mis en vente. Les emplacements réservés à la viande, au poisson et autres légumes ne peuvent pas répondre aux mêmes critères que ceux appelés par exemple à servir à la vente des friperies, la quincaillerie, etc.

Si l’autorité urbaine s’avoue incapable, les marchands n’ont pas à croiser les bras. Bien au contraire, ils doivent se solidariser et appeler à l’union des forces pour initier des actions de prise en charge, seul procédé de nature à couvrir les insuffisances du pouvoir public.

D’autre part, les Kinois qui avaient l’habitude de balayer une fois par semaine dans les marchés ou devant certains édifices publics, voire devant leurs maisons d’habitation, sur recommandation de l’autorité, ont perdu ces bonnes manières. Et dire que personne de ce côté-là n’ose se lever et relancer l’initiative qui a été de temps en temps à mesure de présenter au public une image plus ou moins passable de leur quartier ou de la ville en général.

Le manque de poubelles constitue aussi une lacune à combler. Balayer devant sa boutique ou sa maison est une bonne chose. Mais il faut une structure pour l’évacuation de tous les déchets et autres immondices.

Des privés sont entrain de remplacer l’Etat ici et là dans ce domaine, mais ils sont très loin de répondre aux attentes des Kinois. Ce qui fait que l’insalubrité demeure dans ces endroits et risque d’être à la base de multiples maladies dans la capitale. Les autorités compétentes sont donc appelées à prendre urgemment des précautions pour éviter le pire.

Par Carroll Madiya
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