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*Une polémique inutile et stérile a vu le jour en RDC depuis que quelques opposants ont pris la décision somme toute courageuse, de participer activement aux travaux du Dialogue politique national convoqué par le Président Joseph Kabila, facilité par l’Union Africaine et soutenu par la Communauté internationale. Parmi les acteurs politiques à qui on tente de dénier la qualité d’opposant, on cite Léon Kengo, le Président du Sénat et l’Autorité morale de l’Opposition Républicaine.

On lui reproche, particulièrement, la participation de ses hommes au Comité Préparatoire. Comme si aller au Dialogue, c’est commettre une peccadille. Ce faisant, on oublie que le refus annoncé de Kengo de participer au Dialogue, pour cause de manque d’inclusivité, avait suscité un tollé à Kinshasa. Beaucoup, en effet, regrettaient qu’un homme d’Etat, aussi expérimenté que Kengo, s’absente à un forum censé conduire le pays à des élections dans un climat paisible. On aurait pu parler d’une catastrophe, si en l’absence de l’UDPS d’Etienne Tshisekedi, l’Opposition Républicaine de Kengo venait à manquer à ce rendez-vous. S’il était Caligula, il ne s’interdirait pas de lancer : « Oderint me tuant ». Entendez-là : ‘’Qu’on le haïsse, pourvu qu’on le craigne’’.

Homme des synthèses, Kengo, de son vivant, aura toujours un mot à dire sur la vie politique nationale. En janvier 2015, après des violentes manifestations anti-loi électorale, le pays courrait le risque d’une descente aux enfers. N’eût été le courage et la sagesse de Kengo dont on doit saluer, aujourd’hui, la justesse des idées résultant de plusieurs décennies passées au service de la Nation à l’exécutif comme Premier Ministre, au pouvoir judiciaire comme PGR et au législatif comme Président du Sénat, le schéma qui subordonnait la tenue du processus électoral à la tenue du recensement serait passé en flèche. Autant dire qu’il vaut mieux combattre de l’Intérieur que faire la politique du siège vide.

Un Sénateur du nom de Moïse Nyarugabo estime, lui, qu’il serait prudent d’aller au Dialogue et de s’en retirer en cas de désaccord plutôt que de le boycotter. Par ailleurs, l’une des raisons avancées pour vilipender Kengo, c’est la participation de ses délégués au Gouvernement. A ce sujet, on rapporte que s’il n’y avait pas de Concertations nationales en 2013 convoquées pour consolider la cohésion nationale, l’Opposition Républicaine ne participerait pas au Gouvernement. En clair, l’Opposition Républicaine n’a pas perdu son identité, soutient-on. D’ailleurs, Kengo ne prend jamais part aux réunions de la Majorité Présidentielle.

Que dit la Loi ?

En effet, l’Opposition politique, aux termes de la loi, a pour mission, entre autres, de maintenir le débat politique dans les limites de la légalité et du respect réciproque et à assurer une alternance politique démocratique.

L’Opposition politique a, notamment, le devoir de privilégier le dialogue et la concertation sur les grandes questions d’intérêt national et dans la résolution des différends politiques. Or, la nécessité d’un dialogue politique national inclusif, en RDC, a été ressentie au sein de la classe politique congolaise depuis quelques années, et ce, dans le souci d’améliorer le processus électoral, de régler les contradictions en résultant et de prévenir les crises politiques pouvant en découler. A tout dire, nul ne détient le pouvoir de dire qui est opposant et qui ne l’est pas. Quelqu’un peut-il aujourd’hui localiser un seul laboratoire où sont fabriqués les Opposants ? Y a-t-il en RDC une structure qui décerne le certificat, le diplôme ou le brevet d’appartenance à l’Opposition ? Telles sont les questions qui restent posées.
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