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*Les derniers verrous psychologiques sont, donc, tombés. La Facilitation Internationale est là. Le Panel est aussi là. Les prisonniers et les chaînes de télévisions sont libérés. L’appel de Kodjo est lancé, pour ce mardi 23 août, pour donner, enfin, le go aux travaux du comité préparatoire du dialogue. Tous les mandataires dont les noms figurent sur les listes, sont attendus à l’Hôtel Béatrice, un cadre lambrissé, situé vers la Gare centrale, non loin du Beach Ngobila, à la lisière de la Gombe. Kajepa Molobi, l’analyste pro-Majorité, pousse, ici, un ouf de soulagement et se félicite, de deux mains, de l’esprit d’ouverture du Président de la République, Joseph Kabila Kabange, qui, aux yeux du monde, démontre, si besoin en est encore, qu’il est un homme de paix, soucieux de privilégier l’intérêt général au-dessus des intérêts partisans. Contrairement à l’Opposition constellée autour de Tshisekedi et qui, elle, curieusement, appelle à une journée ville-morte, l’analyse, ici, place, plutôt, les mesures de décrispation politique annoncées par les autorités congolaises, dans l’optique d’une avancée sur les exigences formulées, du moins jusqu’ici, pour apaiser les esprits. Il en appelle sens de responsabilité des uns et des autres, pour permettre au pays d’éviter, si les choses ne sont pas prises au sérieux, l’impasse politique aux conséquences innombrables et, surtout, imprévisibles.

Enfin, le train du dialogue en marche !!!



*Les derniers obstacles au dialogue politique national inclusif sont levés.

Après les mesures de décrispation politique annoncées, le vendredi dernier, le Dialogue Politique, National et Inclusif doit commencer.

Le Dialogue, au travers de la palabre comme instrument d’éclairage, d’échange et de recherche du compromis, est une institution culturelle centrale de la vie des Congolais, depuis des siècles.

C’est par la voie du dialogue, celle de la recherche du consensus, que le Président de la République a choisi de régler la contradiction qui oppose, depuis un certain temps, deux tendances politiques présentes dans notre pays.

Faut-il rappeler qu’il y a, aujourd’hui, en République Démocratique du Congo, deux importantes opinions politiques qui se contredisent à propos de l’organisation des élections ? Il faut pourtant prendre conscience qu’au-delà de cet aspect électoral, il existe une question plus fondamentale, celle de la stabilité de l’Etat.

La première opinion prétend que l’actuel Président, ayant accomplis ses deux mandats, devrait, sans autre forme de procès ni de réflexion et sans égard à la légalité constitutionnelle telle que réaffirmée par la Cour constitutionnelle, quitter le pouvoir. La seconde, aussi rependue que la première estime qu’au regard de la persistance de la fragilité du pays, du respect des articles pertinents de la Constitution (70 alinéa 2, 103,104…) compte tenu des incontestables efforts et des résultats, il est nécessaire de laisser le Président actuel poursuivre un travail qu’il a jusqu’ici mené à la satisfaction du plus grand nombre.

Jusqu’ici, l’histoire de l’humanité nous apprend qu’il y a deux façons de résoudre les problèmes politiques : le règlement par la guerre et par la recherche du compromis. La République Démocratique du Congo se trouve à un carrefour ouvert sur ces deux voies. Puisque nous ne pouvons pas nier l’existence de la contradiction, un choix est donc obligatoire.

Face à ce dilemme, partisan inconditionnel de la paix, s’inspirant de la tradition africaine, le Président de la République a opté pour la voie du dialogue.

Si l’opinion publique traditionnellement attachée aux valeurs du dialogue, a spontanément adhéré à la voie proposée par le premier citoyen de la République, une certaine classe politique s’est montrée jusqu’ici, réticente, voire extrémiste.

Comme à l’accoutumée, l’initiative a été avant tout contestée et puis, acceptée, mais soumise à un certain nombre des conditions. Soucieuse de ne pas remettre en cause les acquis des efforts accomplis depuis le compromis de Sun City, la Majorité Présidentielle a progressivement rencontré positivement la plupart des conditions émises par l’Opposition.

Malgré ces concessions, les extrémistes de l’opposition sont allés des conditions à conditions, jusqu’à récuser le facilitateur proposé par la Communauté Internationale, alors même qu’ils étaient à l’origine du principe de sa désignation. La tentative d’opposer la convocation du Dialogue selon la Résolution 2277 et la convocation selon l’Ordonnance 15/084 du Président de la République ayant échouée, il fallait discréditer le facilitateur. Là aussi l’opération politicienne n’a emporté la conviction de personne de raisonnable.

Ayant compris la nécessité du Dialogue, la quasi-totalité des leaders d’opinion s’est jeté dans la bataille pour convaincre les récalcitrants à se joindre au camp de la sagesse. Après les institutions internationales, la papauté romaine, les différentes forces de la société civile et l’intervention des diverses confessions religieuses, la CENCO est le comité exécutif de l’ECC, porte-paroles des plus grands regroupements religieux et moraux de la nation se sont également prononcées pour un dialogue.

Tout ceci n’a pas suffi à convaincre les opposants radicaux au dialogue. Il fallait encore libérer ceux de leurs amis qui se trouvaient en prison pour diverses raisons, sous le prétexte qu’ils sont des acteurs politiques qu’on ne saurait exclure d’un quelconque dialogue sur la question nationale.

La semaine qui vient de s’écouler sera retenue par l’histoire comme celle au cours de laquelle, persistant dans sa recherche du compromis, le Chef de l’Etat a vidé complètement l’argumentaire des radicaux de l’opposition. Deux événements ont marqués cette étape décisive. La rencontre de Goma qui a réuni le Président de la République avec le leadership de l’Association LUCHA et l’annonce par le Ministre de la Justice, garde des sceaux et Droits Humains de l’élargissement d’un certain nombre des prisonniers repris de la liste présentée par l’opposition elle-même.

En effet, mercredi, 18 août 2016, à la surprise générale, sur les réseaux sociaux et à travers les médias, une « nouvelle » tombait comme un éclair de foudre : « En séjour d’inspection dans le Nord-Kivu, le Chef de l’Etat, Son Excellence Joseph Kabila Kabange, a, à Goma, reçu une importante délégation des Jeunes du mouvement dénommé en abrégé « LUCHA », c’est-à-dire « Lutte pour le Changement ». Quoi donc, ces jeunes loups, partisans d’une opposition radicale au Président de la République en sont arrivés à rencontrer celui-ci ! Les commentaires sont allés et sont entendus dans tous les sens.

Mais, voilà, alors que cet événement défraie encore la chronique, l’opinion publique nationale sera à nouveau surprise, ce vendredi 19 août courant, par l’annonce par le Ministre de la Justice, des mesures d’élargissement d’une vingtaine des «prisonniers» soi-disant politiques ou d’opinion, sur instruction du Chef de l’Etat, à la suite des Ordonnances de grâce présidentielle publiées le 22 juillet dernier.

Cette fois-ci, très généreusement, le pouvoir a enfoncé le clou de la bonne volonté. Vingt-quatre des vingt-six prisonniers réclamés par l’Opposition ont bénéficié des mesures de libération. Bien mieux, deux des trois chaînes de Télévision, pourtant fermées pour non-paiement de l’impôt, sont autorisées à fonctionner. Tout ceci pour contribuer à décrisper l’atmosphère politique en vue de promouvoir l’adhésion de tous à l’initiative du dialogue national.

Décidément, l’embellie est telle que l’espoir se fonde qu’enfin, c’est très bientôt le début effectif de ce dialogue convoqué par le Chef de l’Etat, voilà bientôt 10 (dix) mois et qui n’a que trop peiné à démarrer. Pourvu, cependant, que l’honnêteté et le patriotisme l’emportent dans le chef de tous, ainsi que le laissent entrevoir les différents commentaires de cette actualité récente, parfois émanant d’opposants eux-mêmes.

Le facilitateur, à bon droit, a salué les gestes posés par le Chef de l’Etat et Son gouvernement. Il a par la même occasion annoncé le début des travaux pour la semaine qui vient de commencer.

Le vœu à former à cet égard est certainement que ces opposants irresponsables ou aveugles, qui se sont généralement caractérisés jusqu’ici par des positions d’obstruction, par principe ou par opportunisme, s’inspirent de l’exemple pathétique de ces jeunes gens de «LUCHA» à Goma, qui, dans un admirable élan de patriotisme, ont enfin discerné que le changement qu’ils réclament est à assimiler à un objectif de «salut public» et donc, à rechercher dans l’écoute et dans les échanges avec les compatriotes, c’est-à-dire, dans le dialogue. Discernement qui, à leur honneur, les a menés à l’audience de mercredi à Goma et qui ne manquera pas de les amener aussi au dialogue.

Fini, croyons-nous, le temps de l’hypocrisie et des retournements au gré des intérêts égoïstes ou cupides. Leurs dernières exigences pleinement rencontrées par le pouvoir, les opposants peuvent-ils se permettre encore d’abuser de la patience du peuple?

S’il survient d’autres funestes atermoiements, ne serait-il légitimement fondé de conclure que ces opposants ne roulent que pour leurs seuls intérêts égoïstes ? Serions-nous alors en face de pyromanes ?

Dans ces circonstances, le Dialogue, comme avaient su le comprendre nos ancêtres, est la voie la moins coûteuse et la plus efficace du règlement des contradictions politiques.

Je formule donc le vœu de voir tous les congolais se réunir bientôt sur le tapis vert, pour examiner comment concilier l’opposition que nous avons relevée au début de ce texte.

To tika mobulu !

Mboka na biso ezali eloko ya koteka te !

Inchi yetu haiko kitu ya ku uzisha !

KAJEPA MOLOBI
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