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Ça peut paraître invraisemblable. Pourtant, c’est évident. Et, tout le monde au Congo-Kinshasa, même ailleurs à travers le monde, peut bien s’étonner de l’unanimité autour de l’exigence de la tenue du dialogue politique, national et inclusif
, pour baliser la voie du processus électoral, ainsi que de la gestion du pays après décembre prochain. Cependant, troubles, sont des divergences apparues quant aux conditionnalités pour la tenue de ces assises. Voilà qui a suscité l’intervention de la facilitation, elle-même approuvée, à l’unanimité aussi, par les parties prenantes, à l’exception du couac de dernière minute, le 31 juillet avec le désaveu de Kodjo. Venu au secours de ce dernier, le Groupe International de soutien n’entend pas lésiner sur le temps. Comme un enfant de la maternelle qui rechigne et que l’on tient par la main, le cajolant, pour le conduire à l’école, les Envoyés spéciaux de l’ONU, l’UE, l’UA, la CIRGL, la SADC, ainsi que le Représentant spécial du Président américain, Barack Obama, sont ceux-là qui se livrent à cet exercice. Echange avec le facilitateur, puis avec Etienne Tshisekedi, pour le compte du Rassemblement de l’Opposition. Hier, vendredi, 5 août, le même Groupe a initié une nouvelle démarche, celle de rencontrer les composantes de l’opposition de Genval. Ainsi, la délégation du G7 conduite par son Président en exercice, Charles Mwando Nsimba, a répondu, volontiers, à l’invitation à la représentation diplomatique de l’Union Africaine, à Kinshasa. Dans le communiqué de cette plateforme, il a été rappelé le mémorandum que le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement a remis au Groupe de soutien au cours de leur entretien du jeudi 4 août. Dans celui-ci, il est demandé à l’autre partie, la Majorité présidentielle, de répondre aux préalables, ainsi qu’à créer un environnement politique propice à la tenue du dialogue, selon l’esprit de la résolution 2277 du Conseil de sécurité. En somme, il s’est formé un bloc compact au sein du Rassemblement, que même la rencontre avec les composantes de cette méga plateforme, importe peu. Cette démarche peut même être considérée comme une autre perte de temps, inutile. Mais, parce que le torchon brûle, il faut vite l’éteindre. Dans la classe politique, il faut des signaux forts. Les discours présentant les bonnes intentions sont dépassés, parce que ne produisant aucun effet. Les Envoyés spéciaux doivent le savoir. La Majorité et l’Opposition aussi. Puisque le pouvoir, conscient et convaincu de l’impossibilité d’organiser les élections dans les délais, a résolu de convoquer le dialogue, pour qu’il y soit levé des options politiques, il doit être conséquent avec lui-même. C’est-à-dire, en dehors du geste posé et salué, du reste, par certains dans l’opposition, il faut faire plus. Libérer carrément des personnes listées par l’Opposition et dépolluer l’atmosphère. Si l’on veut d’un dialogue inclusif, pour des élections apaisées, il y a lieu de poser des actes rassurants. Sinon, le but ne sera pas atteint, affirme un politique chevronné. Alors, que doit faire le Groupe de soutien à la facilitation ? Si ce n’est de persuader le pouvoir dans ce sens-là ? En revanche, quelle garantie donnée à ce camp, qui craint probablement un chantage à venir sur cette question ? Au pouvoir de le dire et aux diplomates internationaux d’apprécier. Dans tous les cas, ce sont des signaux forts qui sont attendus. Allez-y.

La Pros.

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