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Oui. Il a pris part à l’ouverture des travaux du comité préparatoire du dialogue en RDC. Et, par ailleurs, il continue d’y participer. Samy Badibanga dit rester de cœur avec ‘’les amis de l’Opposition et membre de l’Udps‘’ d’Etienne Tshisekedi. Il n’a, à tout dire, pas trahi. Il compte, simplement, changer les choses de l’intérieur, fait-il noter. ‘’ Nous allons poser toutes les exigences de l’Opposition sur la table pour obtenir de l’intérieur ce que, jusqu’à présent, nous n’avons pas pu obtenir de l’extérieur ‘’, martèle Samy Badibanga. A ces assises, le président du Groupe parlementaire ‘’UDPS et Alliés’’ dit veiller au respect de la constitution de la RDC et des dispositions de la résolution 2277 quant au dialogue. ‘’Si nous voyons de l’intérieur que les choses ne vont pas dans le sens de ce que nous demandons, c’est-à-dire dans la transparence, dans le respect de la Constitution et du délai constitutionnel pour avoir des élections rapidement, si nous ne pouvons pas obtenir tout ceci, nous allons claquer la porte. Il n’y a pas de gène à ça ‘’, prévient-il. Ce sont là, en un mot comme en mille, les grandes lignes de la pensée de Samy Badibanga. Il les a confiées à des fins limiers, au cours d’une interview. Ci-dessous, La Prospérité vous offre l’intégralité de cet échange.



INTERVIEW ACCORDEE A GEOPOLIS

Géopolis Hebdo (GH) : Honorable Samy Badibanga, vous êtes l’actuel Président du Groupe parlementaire « UDPS et Alliés » à la chambre base du Parlement congolais, vous venez de participer à la cérémonie d’ouverture des travaux du Comité préparatoire du Dialogue national à l’hôtel Béatrice, à Kinshasa-Gombe, pendant que votre parti et le regroupement politique auquel il appartient, le Rassemblement, le boycottent. Ces derniers, avec le concours de leurs alliés, ont même organisé la récente journée ville morte dans la capitale. Comment justifiez-vous votre présence à ce stade du processus ?

Samy Badibanga (SB) : voilà ce matin j’étais à l’ouverture du Comité préparatoire du Dialogue national en tant que Chef de la délégation de l’Opposition institutionnelle. Cette dernière regroupe en son sein les Députés nationaux et sénateurs.

Voilà dans quel cadre je me suis retrouvé. Je l’ai toujours dit et je le respecte, le respect de la Constitution passe par le respect des institutions. Il y a un adage qui dit : « J’aime faire arriver les choses et quand elles n’arrivent pas, je vais les chercher pour qu’elles arrivent ».

Nous avons des lignes rouges dans ces discussions concernant le Dialogue. Nous ne pouvons pas toucher à la Constitution et quand je parle de la Constitution, c’est du début à la fin et non d’une Constitution à la carte.

Deuxième chose, nous venons dans ce processus suivant la Résolution 2277 des Nations Unies et rien d’autre. Et donc, nous allons faire respecter la Constitution mais, toutefois, je tiens à signaler que je reste solidaire avec tous les amis de l’Opposition.

Et je reste membre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) mais vous savez aussi bien que moi que l’article 101 de la Constitution dit que le mandat du Député est non impératif ou encore tout mandat impératif est nul.

C’est dans ce cadre-là que je me suis présenté aujourd’hui. Nous allons poser toutes les exigences de l’Opposition sur la table pour obtenir de l’intérieur ce que, jusqu’à présent, nous n’avons pas pu obtenir de l’extérieur. Donc, voilà notre combat que nous allons maintenant mener de l’intérieur.

GH : Honorable, l’opinion demande, à propos de vos relations avec Félix Tshisekedi, si la distance est totale, c’est une rupture parce que on vous voit constamment ensemble ? Vous dans l’Assemblée nationale et lui dehors, est-ce que c’est une stratégie ou bien une différence de perception ?

SB : je ne vous parlerais pas de notre stratégie mais ceci étant, vous pouvez retenir qu’en amitié je suis un inconditionnel. Mais en politique, j’assume mes convictions. J’ai été au sein du Parlement, je suis Président du Groupe parlementaire UDPS et Alliés, ce n’est pas pour autant qu’on ne se voit plus ou pas avec Félix Tshisekedi, nous sommes toujours ensemble. Nous continuons à discuter politique ensemble et vous êtes au courant de beaucoup des choses que nous continuons à faire ensemble.

Tant que cela sera respecté, il n’y a pas de raisons pour qu’on ne nous voie plus ensemble.

GH : vous n’avez pas peur d’être absorbé dans une dynamique où vous n’aurez pas la force pour changer des choses à l’intérieur parce qu’on a peur que demain, vous claquez la porte du Dialogue, ce qui serait quand même de votre part un peu irresponsable ?

SB : pas irresponsable, je ne dirais pas cela. Ça fait partie du jeu. Si vous voyez bien, c’est tout à fait normal.

Si nous voyons de l’intérieur que les choses ne vont pas dans le sens de ce que nous demandons, c’est-à-dire dans la transparence, dans le respect de la Constitution et du délai constitutionnel pour avoir des élections rapidement, si nous ne pouvons pas obtenir tout ceci, nous allons claquer la porte. Il n’y a pas de gène à ça.

GH : la récusation du facilitateur du Dialogue inter-congolais, Monsieur Edem Kodjo, est au cœur de cette complication. Quelle est votre opinion ?

SB : je préfère être au-delà des personnes. Je préfère rester sur les principes. L’Union Africaine nous a envoyé un facilitateur, la Communauté Internationale nous soutient.

En réalité, nous avons fait cette demande et elles ont répondu positivement à cette demande pour nous aider, à nous aussi de pouvoir trouver ensemble les solutions.

Au lieu de m’attarder sur la question de la personne, je préfère évoquer les raisons qui sont à la base de la récusation de la personne de Monsieur Edem Kodjo.

Pouvons-nous trouver des solutions à ces raisons ou pas ?

GH : mais la partialité, c’est une raison interne à une personne. Ce n’est pas à l’extérieur de lui-même sur les faits lui reprochés ?

SB : est-elle prouvée cette partialité ?

Premier élément. Deuxième élément, admettons même qu’il soit partial, pouvons-nous l’entourer ou pas ?

Et troisième élément, quel sera son rôle dans le débat ?

Est-ce que c’est au facilitateur de trancher sur ce que nous allons dire ? Est-ce que c’est au facilitateur d’orienter le débat ? Nous ne sommes pas des enfants.

Nous sommes au Parlement, nous sommes en face d’un Président qui est secrétaire général de la Majorité Présidentielle (MP), cela ne nous empêche pas de dénoncer ce qui ne va pas. Cela ne nous a pas empêché d’être dans la rue les 19,20 et 21 janvier 2015.

Moi qui vous parle, c’est moi qui ai lancé le mouvement à partir de mon Groupe parlementaire et tous les amis de l’Opposition, et enfin dans la rue, le mouvement a été récupéré.

Mais à l’Assemblée Nationale, nous avons comme Président l’Honorable Aubin Minaku qui n’est pas seulement Président de l’Assemblée Nationale mais aussi Secrétaire Général de la Majorité Présidentielle, ce qui est encore plus fort ;

GH : est-il vrai qu’en politique, ce Dialogue va aboutir certainement à une transition telle que l’on est en train de la voir. Mais est-ce que celle-ci ne vous effraie-t-il pas ?

SB : Non. Ecoutez ; ça me déçoit parce que nous ce que nous voulons c’est le respect de la Constitution et du délai constitutionnel. Mais si par la force des choses, le pouvoir nous a mis dans cette situation-là, nous sommes des responsables, il faudra établir les responsabilités, tirer les conséquences et alors, voir la réalité en face.

GH : êtes-vous optimiste quand à la suite du débat parce que cette ville morte a quand même eu lieu ?

SB : je reste optimiste pour le Congo. Je vois les choses au-delà des personnes comme je vous ai dit tout à l’heure. Je pense que nous devons tous avoir un sens de responsabilité assez élevé pour voir l’intérêt général plutôt que, j’allais dire, des intérêts d’actualités.

Interview tirée de Géopolis

Le Titre et le chapeau sont de La Prospérité
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