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Les massacres de près de 51 personnes perpétrés le samedi dernier dans la périphérie du territoire de Beni semblent être de trop. Surtout, pour la population congolaise, en général, et celle de cette contrée, en particulier. Le Président Kabila, très touché par cette énième barbarie survenue après son passage, mobilise toutes les forces de la République. Il veut mettre définitivement un terme à cette insécurité. Hier, en effet, il a tenu une réunion du Conseil Supérieur de la défense à Goma, Chef-lieu de la province du Nord-Kivu. Matata Ponyo, le chef de l’exécutif et Boshab Evariste, son ministre de l’Intérieur, le Général Didier Etumba, chef d’Etat-major des FARDC, le premier commissaire de la police, Charles Bisengimana, et tant d’autres autorités étaient là.

Des mesures d’urgences ont été prises pour traiter de manière définitive le mal qui sévit à Beni. Dans la même journée, une forte délégation, conduite par le Premier Ministre Matata, s’est dirigée vers ce territoire endeuillé. Et, un fort déploiement des éléments de la police et des forces armées de la République y a été signalé.

Etat de siège ?

La population est visiblement exaspérée par cette série de massacres et exprime son ras-le-bol. Déjà, plusieurs manifestations ont eu lieu après les tueries survenues dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 août 2016. Plusieurs associations de la société civile, face à la répétition sans cesse de ces crimes, aimeraient que le Chef de l’Etat puisse déclarer, aux vues de l’urgence, un état de siège à Beni, où, nuit et jour, les militaires et policiers resterons aux aguets comme à la guerre.

Il sied d’indiquer que les options levées lors de la dernière réunion du Conseil supérieur de la défense n’ont pas été divulguées. Toutefois, depuis hier, un important dispositif sécuritaire a été observé à Rwangoma.

Matata déjà sur place

Le Premier Ministre Matata Ponyo se trouve à Beni. Il est arrivé là, trois jours après le massacre.

Les activités seraient toujours paralysées, rapportent des sources. Alors que le gouvernement a décrété trois jours de deuil, la société civile, elle, a lancé le mot d’ordre de trois jours de ville-morte. C’est une manière de protester. Depuis lundi, les commerces, les banques et les maisons de communication seraient fermés. D’où, tout roule au ralenti. La population garde la peur au ventre, selon des fins limiers. Ils rapportent, en effet, que dans la nuit du lundi à mardi, les habitants ont délaissé leurs maisons pour aller trouver refuge ailleurs. La raison ? Ce qu’un militaire ivre aurait tiré une balle, dans son état d’ébriété. La chose a, de la sorte, été interprétée autrement par la population qui, par instinct de survie, s’est sauvée.

Deuil aujourd’hui à Kinshasa

C’est tout le pays qui est touché par les affres de Beni. Le Gouverneur de la Ville-Province de Kinshasa, André Kimbuta, a annoncé mardi que de manière officielle et solennelle Kinshasa compati. Ce mercredi 17 août 2016, l’esplanade du Cinquantenaire, situé devant le Palais du peuple, servira de cadre pour quiconque veut manifester sa peine. «La ville de Kinshasa, fortement concernée par cette souffrance imposée à notre Nation, se propose d'exprimer publiquement sa solidarité», a souligné André Kimbuta, dans un communiqué.

Par ailleurs, «afin de rendre hommage à nos morts et témoigner notre solidarité sans faille à la nation congolaise meurtrie, la LUCHA vous informe de la tenue d’une rencontre de veillée de recueillement et d’hommage public qu’elle organise ce mercredi 17 août 2016, de 17 heures à 21 heures (simultanément) à la place de la Gare centrale, et à la place de l’Unité nationale, où des gerbes de fleurs seront déposés, symboliquement, en mémoire de nos frères et nos sœurs victimes de cette barbarie », informe la Lucha, dans une note d’information adressée au gouverneur de la ville de Kinshasa.
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