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*Toute la journée de mardi 13 septembre 2016, l’actualité politique en RDC est restée dominée par des tractations menées par le Facilitateur Edem Kodjo pour ramener la Composante Opposition politique, conduite par Vital Kamerhe, à la table de discussions à la cité de l’UA. Il espérait que la Majorité Présidentielle et l’Opposition pro-dialogue trouvent, avant le début de la soirée, un compromis autour de points de divergence. Officiellement, l’Opposition dialoguiste a claqué la porte pour obtenir de la Majorité au pouvoir que l’élection présidentielle soit organisée en priorité, dès qu’un nouveau fichier électoral serait constitué.

Dialogue : syndrome du dépeuplement

Après l’Opposition kamerhiste, les délégués de la Diaspora ont, par la suite suspendu, leur participation aux travaux. Tard dans la soirée, le PALU, allié du Président Joseph Kabila, a rappelé ses délégués pour faire le point. Le PALU déplore sa mise à l’écart dans la prise des décisions au sein de sa famille politique. Aux dernières nouvelles, les catholiques seraient, eux aussi, en train de se concerter pour évaluer si les lignes rouges n’ont pas été franchies. Dans un communiqué rendu public, la semaine dernière, la CENCO menaçait de se retirer si jamais ses exigences d’inclusivité et de respect de la Constitution en ses articles verrouillés, n’étaient plus observées. L’engagement citoyen de Jonas Tshiombela, un membre actif de la Nouvelle Société civile congolaise, a annoncé sa décision de suspendre sa participation au dialogue.

Presqu’en embuscade, le Rassemblement, qui s’est constitué autour de Tshisekedi et de Katumbi, se prépare à des manifestations de rue, à partir du 19 septembre, pour exiger la convocation de l’élection présidentielle conformément à la Constitution.

Afin de sortir du cercle vicieux, il s’avère, désormais, plus qu’urgent de rapprocher les vues des principaux acteurs de la crise politique en RDC.

Refonte totale du fichier

La question de la refonte totale du fichier électoral, option jusqu’ici privilégiée, est elle-même soumise à la reconfiguration de la Commission Electorale Nationale Indépendante et à la mise en place d’un nouvel exécutif national. Si la Composante Opposition fait de ces exigences, des matières non négociables, il n’en est pas ainsi pour la Majorité Présidentielle qui insiste pour que les élections locales soient retenues comme priorité des priorités.

La Présidentielle, priorité des priorités pour l’Opposition

Les arguments mis en avant par les uns et les autres abondent. A l’Opposition, on affirme que par respect à l’article 73 de la Constitution, relatif à la convocation du scrutin présidentiel dans les 90 jours avant la fin du mandat du Président de la République, la problématique de la séquence des élections ne peut pas se poser.

Pour faire mouche, Samy Badibanga, l’adjoint de Kamerhe au Dialogue, a fait savoir que l’article 69 de la Constitution définit les attributions du Président de la République faisant de lui, le garant du bon fonctionnement des Institutions du pays. S’il n’y a pas d’élections dans le délai constitutionnel, il faudrait que quelqu’un en tire les conséquences et assume. Des articles 75 et 76 de la Constitution relatifs au Président intérimaire sont, également, évoqués. Comme pour faire du lourd, on rappelle les dispositions obligatoires de la Résolution 2277 du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui démontrent l’urgence et la nécessité d’organiser les législatives nationales et la présidentielle.

La Majorité campe dans sa logique

La Majorité Présidentielle, de son côté, soutient que les locales sont un arriéré électoral depuis 2006. Le Sénateur PPRD She Okitundu, le plus en vue depuis le début du processus du Dialogue, argue que les locales auraient un avantage sur les autres élections en ce sens qu’elles rapprocheraient les gouvernants des gouvernés. Le pays étant passé de 11 à 26 provinces, il serait nécessaire de commencer progressivement par la base pour finir par la présidentielle. Le Ministre de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba, dont l’ascension fulgurante au sein de la Majorité Présidentielle ne fait plus de doute après son départ du MLC, a déclaré qu’en plus des locales, les élections provinciales devraient être privilégiées. Sur une radio locale, il a affirmé, dernièrement, que si les opposants n’avaient pas contesté le calendrier électoral global, les provinciales auraient pu être organisées en octobre 2015, surtout que les différents candidats avaient déjà payé leurs cautions financières non remboursables. Les organiser, en premier lieu, ne serait que faire justice.
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