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La reprise des cours pour les ‘’bleus et blancs ‘’ c’est bel et bien aujourd’hui, lundi 5 septembre 2016, d’après le chronogramme du Gouvernement congolais. Le Rassemblement mené par Etienne Tshisekedi a décrété, le samedi 3 septembre‘’, le ‘‘Lundi sans école ‘’. Cela, dans le cadre de sa lutte pour la tenue d’un dialogue inclusif et le respect de la Constitution. Le Syndicat des Enseignants du Congo –SYECO- s’est clairement opposé à la chose le même jour. D’autres structures ont aussi réagi. Entre autres, l’association des parents des écoles protestantes. Elle dit non. ‘’Il ne faut pas que les enfants puissent subir les turpitudes des politiques ‘’, martèlent ses dirigeants. De son côté, le Gouvernement, par son porte-parole, Lambert Mende, fustige avec la plus grande fermeté cette tentative visant ‘’à prendre les élèves en otage‘’. Ce lundi sera-t-il sans ou avec école ? La question demeure. Mais, les uns et les autres vont être fixés d’ici peu.

Les revers de la situation économique font depuis des lustres partie intégrante, malheureusement, des rentrées et années scolaires. Dans un contexte politique particulier, cette fois-ci mieux qu’autrefois, la rentrée scolaire pourrait faire les frais des tensions de la vie politique. En effet, les enjeux aidant, le jeu politique s’inviterait dans la vie scolaire. Après les plateaux des télés, les coins des rues, la rue, les institutions surtout le parlement, les divergences de vues entre le pouvoir en place et l’Opposition se seraient invitées dans les cours et salles d’écoles.

L’initiative

C’est du Rassemblement qu’est issue cette initiative. Non pas pour clouer les écoles mais pour envoyer des signaux forts alors très forts, au pouvoir, à la communauté internationale et bref, à ceux qui comptent aller à la cité de l’Union Africaine pour y participer au dialogue convoqué la semaine dernière par Edem Kodjo, le facilitateur dudit forum qu’il récuse. C’est en effet, le même jour que les travaux du dialogue devraient débuter après deux jours de pêches miraculeuses visiblement infructueuses. Jean-Marc Kabund-A-Kabund, a explicité les contours de cet appel qui s’inscrit dans le cadre de la belle brochette d’actes de désobéissances civiles annoncées par le Rassemblement des forces sociales et politiques acquises au changement dès le 1er septembre. «Nous avons lancé une journée sans école. Nous voudrons que les parents qui aspirent à une bonne éducation, un travail décent permettant de prendre en charge les enfants, de soutenir l’action du Rassemblement pour que les choses changent dans ce pays (…) La constitution prévoit par exemple la gratuité de l’enseignement et les parents continuent à prendre en charge les enfants et les écoles», confiait le nouveau secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social. «Plusieurs enfants n’étudient pas dans ce pays. La scolarité devient un véritable casse-tête pour les parents. Ce régime prive des millions d’enfants d’école. On veut que cette action soit nationale (…) Aussi longtemps que Kabila multipliera des manœuvres pour rester au pouvoir, la situation de la scolarité sera toujours un problème. Le problème, c’est la gouvernance. Notre système éducatif est en panne», concluait-il.

La réaction du Gouvernement

«Ça c’est la politique de la terre brûlée. C’est vraiment antipatriotique. C’est de la folie. C’est criminel de prendre les enfants en otage. On ne peut faire reculer le pays comme ça avec des personnes irresponsables. Quel message aux parents ? Il ne faut pas suivre cet appel. Lundi, il y a bel et bien rentrée scolaire. Quel est le parent responsable qui va accepter de garder son enfant à la maison au nom des intérêts individuels de certains politiciens (…) Ce n’est pas avec les enfants qu’on va sauver la démocratie. C’est criminel ! Il faut venir à la table de négociation. Cela viole les conventions internationales sur les droits des enfants,» réagissait à chaud, Mende Lambert Omalanga aux prises avec des fins limiers.

Non à ‘’l’école morte‘’

Le Syeco dit non à l’initiative du Rassemblement. Jean-Pierre Kimbuya, le Secrétaire général de cette structure, l’a déclaré à l’issue d’un entretien avec des journalistes. Pour lui, ‘’ les revendications des enseignants se trouvent dans le cahier des charges du Syndicat que détient le gouvernement ‘’. Ainsi, l'appel à «l'école morte», pour reprendre ses propos, ne vise pas à les satisfaire. ‘’En tant que représentant des parents, je ne peux pas accepter que les enfants subissent. Les enfants sont l’avenir de demain. Nous sommes pour le changement, mais leurs enfants sont en Europe. Je ne peux pas accepter cela. Les enfants doivent être protégés. Ils ont droit à la vie et à l’école. Peut-être que pour les risques, mais j’aimerai bien que les enfants aillent à l’école. Ce lundi, les enfants iront à l’école ‘’, dixit Prospère Muzinga, Vice-président de l’Association des parents des écoles conventionnées protestantes. Le mot d’ordre du Rassemblement sera-t-il écouté ? Cette gigantesque plateforme politique que chapeaute le lider maximo est-elle prête à recevoir son premier flop ? Wait and see.
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