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*S’il y a des points de l’Accord proposé par Edem Kodjo sur lesquels toutes les composantes au Dialogue ont trouvé ou sont en passe de dégager un consensus, c’est notamment le maintien du Président Kabila aux affaires jusqu’à l’élection de son successeur. Les participants au Dialogue sont, par contre, divisés sur la durée de la transition qui débuterait le 20 décembre 2016. La Majorité Présidentielle veut se donner le temps nécessaire. Au minimum 2 ans, c’est-à-dire, jusqu’en 2018. Les catholiques sont favorables à une transition qui ne dépasserait pas une année. Ils voudraient que la date des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales figure dans l’Accord.

La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), l’organe habilitée à organiser les élections en RDC, déclare ne pas être en mesure de publier un calendrier électoral avant le début du mois d’août 2017. Face à ce qui ressemble fort bien à un langage des sourds, le Facilitateur Edem Kodjo a glissé une disposition qui permettrait à la CENI de présenter des grandes lignes du calendrier 15 jours après la clôture officielle du Dialogue. Une proposition rejetée, du moins jusque-là, par l’Eglise catholique et l’Opposition pro-dialogue attachées au principe de l’alternance démocratique. Il y a bien plus que ça. L’Opposition pro-dialogue et l’église catholique veulent obtenir du Chef de l’Etat l’engagement de renoncer à la tentation de briguer un nouveau mandat. Dans son projet d’Accord, Edem Kodjo n’a placé aucun mot sur l’avenir politique de l’actuel Président de la République à l’issue de la transition. C’est aux délégués des parties prenantes de s’exprimer. En même temps, le Facilitateur ne s’est pas empêché de proposer l’inéligibilité des membres du Gouvernement de transition. L’analyse ne serait pas complète si l’on ne prenait pas en compte les appels, de plus en plus nombreux, à plus d’inclusivité. On pense ici aux principales familles politiques de l’Opposition qui sont toujours en dehors du Dialogue qui se tient, depuis bientôt un mois, à la Cité de l’Union Africaine à Kinshasa. Le Rassemblement, le G7, l’AR, la Dynamique et les autres maintiennent leurs préalables. Il s’agit, entre autres, de la désignation d’un nouveau Facilitateur international en remplacement d’Edem Kodjo jugé trop partisan par le camp tshisekediste. Il y a aussi la libération des prisonniers politiques dont le nombre, selon l’abbé Nshole, va crescendo depuis les manifestations pro-élections de l’Opposition du 19 au 20 septembre 2016 à Kinshasa et dans plusieurs grandes villes du pays. Ces manifestations, au départ pacifiques, qui ont tourné finalement au vinaigre, faisant plusieurs dizaines de tués, montrent que l’acceptation des conclusions du Dialogue va poser problème ou se fera au prix fort. La Majorité Présidentielle demande à l’Opposition de faire des concessions. Que faire, alors, pour amener les principales forces politiques de l’Opposition au Dialogue ? Comment faire pour rassurer le peuple qui risque de perdre espoir ? Seul un sursaut d’orgueil patriotique peut permettre de placer les intérêts du peuple au dessus des intérêts individuels et partisans.
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