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Après divers atermoiements sur les contours de ce forum, les discussions sur les questions de fond débutent aujourd’hui, mercredi 7 septembre 2016. En effet, les délégués de la Majorité Présidentielle, de l’Opposition et de la société civile vont devoir scruter l’épineuse question du processus électoral. C’est son enlisement qui est à la source de la crise politique actuelle dont la tension n’a de cesse de prendre de l’ampleur à l’approche des dates à problème. A savoir, le 19 septembre et le 19 décembre de l’année en cours. Hier, mardi 6 septembre, sous la modération de Vital Kamerhe, Corneille Nangaa a présenté le plan proposé par la CENI et qui, jusque-là, est mis en exécution pour organiser des élections crédibles. Par ailleurs, les options proposées par le groupe d’experts de l’ONU et l’OIF ont été aussi présentées par un émissaire de l’Organisation des Nations Unies.

Les exposés ont commencé aux alentours de quatorze heures. Corneille Nangaa, le président de la Commission Electorale Nationale Indépendante –CENI- a été le premier à être appelé à la tribune. Puis, c’est fut le tour de l’émissaire onusien. Les deux personnalités dans des propos assez concis ont présenté l’économie de leurs idées.

Nangaa s’exprime

Devant l’assemblée plénière du dialogue, sous la présidence de Kodjo et la conduite du Co-modérateur Kamerhe, le numéro Un de la CENI a expliqué le problème actuel du processus électoral dès sa genèse. Présentant revers et contraintes dont a fait face la CENI. ‘’C’est depuis plus de dix mois que nous cherchons cette opportunité et ce cadre pour exposer sur les contraintes liées à l’organisation des élections ‘’, lançait-il aux journalistes au sortir des travaux. ‘’Nous avons identifié le problème que nous rencontrons aujourd’hui avec le fichier électoral et qui trouve ses origines sur les options politiques levées il y a quelques années. Nous avons dit aux délégués que s’ils ne prennent pas des nouvelles options, même en 2030 les mêmes problèmes resteront d’actualité ‘’, dixit Nangaa. ‘’Il faut cependant noter que la compétence des options électorales revient à la CENI. On a déjà débuté avec l’enrôlement au Nord-Ubangi. Le processus se poursuit et plus de 230.000 électeurs ont été identifié et enrôlés. Doit-on revenir sur cette opération ? C’est une option à lever par les politiques. Nous sommes ici comme experts. C’est la même chose pour le calendrier. Nous attendons des indications qui viendront des politiques ‘’, estime le président de la CENI.

L’OIF et l’ONU

Le Général Siaka Sangaré (OIF) et Mr Kacou Assoukpe (ONU) de janvier à avril ont, avec le concours de la CENI et d’autres structures, analysé le processus électoral en RDC. A l’issue de ces travaux, un communiqué final comportant trois options avaient alors été faites pour décanter le blocage de ce processus impérieux. C’est lesdites options qui ont été exposées à l’assemblée plénière du dialogue. La première recommande d’aller aux élections avec le vieux fichier de 2011. Avec celle-ci, le respect du délai constitutionnel était possible si un accord politique avait eu lieu en juin 2016. Toutefois, en théorie, la chose reste toujours possible. Mais, le problème ce que ce fichier est truffé des problèmes et que les jeunes majeures ainsi que la diaspora resterons sur la touche. Les deux autres, vont au-delà du délai constitutionnel tout en permettant de revoir, partiellement, pour la deuxième option dont la durée serait d’environs 9 mois, totalement, pour la troisième avec une durée de près de 10 mois et demi.

L’heure aux solutions

Modérateur du jour, Kamerhe Vital note que ce n’est plus vraiment le moment de chercher à savoir à qui la faute de ceci ou cela. Il est plutôt temps de chercher des solutions. She Okitundu, porte-parole de la majorité présidentielle, a quant à la solution, martelé que le schéma d’une révision de 16 mois de la CENI est la bonne pour régler définitivement le problème du corps électoral en RDC. Jean-Lucien Bussa, porte-parole de la composante opposition a, pour sa part, indiqué que cette option est inadmissible pour les opposants. Le fichier de 2011 a été qualifié par la MP de corrompu, par l’Opposition d’infecté, par la société civile d’inapproprié. Comment face à une situation comme ça vous allez demander à la CENI d’avancer. Nous devons avoir le courage de dire que nous acceptons ce fichier malgré ses infections. Il me semble que personne ne veut prendre ce courage. Il ne faut pas qu’il y ait des soulèvements populaires alors qu’on peut trouver des solutions pacifiques. L’article 64 ne peut venir qu’en dernier recours d’où, faut-il ardemment cherché, selon Kamerhe, une solution par des voix pacifiques de manière consensuelle au dialogue.

Danny Ngubaa

AFRICAN UNION
UNION AFRICAINE
UNIÃO AFRICANA
Bureau de la Facilitation du Dialogue politique national, Immeuble Serkas Kinshasa/Gombe
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Pour toute information complémentaire, veuillez contacter Biliaminou Alao, Chargé de communication, Bureau du facilitateur Edem Kodjo,
+243818907205, alao@un.org, @edemkodjordc


Communiqué de presse du Facilitateur Edem Kodjo
Evaluation du processus électoral en RDC
Kinshasa, le 06 sept 2016, Cité de l’Union africaine - les travaux du Dialogue politique
national inclusif ont repris en plénière sous la co-modération de Vital Kamerhe, représentant
de l’opposition. Il était entouré du Facilitateur Edem Kodjo, du co-modérateur de la Majorité
présidentielle et un rapporteur de la Société civile.
La plénière des travaux de ce mardi 06 septembre a abordé le premier des 11 points inscrits
sur son agenda, à savoir l’évaluation du processus électoral. Le président de la CENI
Corneille Nangaa et l’expert des Nations-Unies Henry Agnero ont fait des exposés sur le
processus.
Les deux exposés présentent des points de convergence pour ce qui est des enjeux et de l’état
des lieux du processus électoral. Des divergences résident, cependant au niveau de la durée
d’enrôlement des électeurs. 16 mois plus 1 jour pour la CENI à partir du mois de février 2016
et 10 mois et demi pour les Nations-Unies à partir du 30 juillet 2016.
Toutes les parties prenantes, la Majorité présidentielle, l’Opposition et la société civile ont
finalisé et transmis leur liste définitive lors de la plénière de ce jour.
La plénière de demain 07 septembre 2016, ouvrira le débat sur le processus électoral.
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