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«Nous estimons que le compromis politique que nous recherchons au dialogue pourra établir clairement les responsabilités et mentionner que ceux qui ont terminé leurs mandats pourront rejoindre le Sénat et la question de la transition sera également réglée par ce compromis en vue de nous conduire à l’organisation des élections libres, transparentes et crédibles qui pourront assoir la démocratie dans notre pays», confie le secrétaire général adjoint et porte-parole de l’UDPS
Mardi 27 septembre au crépuscule, AfricaNews s’est entretenu au téléphone avec Bruno Tshibala, secrétaire général adjoint et porte-parole de l’Union pour la démocratie et le progrès social -UDPS.



Au cours de cet entretien, le lieutenant d’Etienne Tshisekedi a réitéré la ferme volonté de l’UDPS et du Rassemblement de participer à un dialogue politique ouvert et inclusif qui répond à l’esprit et à la lettre de l’accord-cadre d’Addis-Abeba et de la résolution 2277 du Conseil de sécurité de l’ONU adoptée en mai dernier. Pour Tshibala, à l’issue de ce dialogue, un compromis politique sera trouvé pour sauver le processus démocratique. Le porte-parole de l’UDPS a qualifié les assises de la Cité de l’Union africaine d’une rencontre entre les membres de la Majorité présidentielle.



Il a réaffirmé la récusation d’Edem Kodjo estimant que, comme l’a dit le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders, le facilitateur togolais a planté le décor et qu’il revient à un autre facilitateur de continuer le travail. Tout en condamnant les violences survenues les 19 et 20 septembres dernier à Kinshasa, il salue la position de la Procureure de la CPI de suivre à la loupe la situation en RD-Congo et lui demande de mener les enquêtes pour établir les responsabilités. Entretien.

AfricaNews: Les assises de la Cité de l’Union africaine ont montré leurs limites. Plusieurs délégués de la Société civile ont claqué la porte. L’Eglise catholique réclame un large consensus au vu des émeutes enregistrées les 19 et 20 septembre derniers à Kinshasa. Aujourd’hui, le Rassemblement et tous ses sociétaires sont-ils prêts à se mettre autour d’une table avec la Majorité présidentielle?


Bruno Tshibala: Vous savez que c’est Monsieur Etienne Tshisekedi, président de l’Union pour la démocratie et le progrès social -UDPS- et président du comité des sages du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, qui a réclamé le dialogue politique inclusif bien avant.

Nous disons à l’UDPS que le vrai dialogue devra répondre aux exigences de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et à la résolution 2277 du Conseil de sécurité des Nations unies adoptée en mai 2016. Nous voulons un dialogue ouvert et inclusif où toutes les forces vives seront représentées.

Les assises de la Cité de l’Union africaine dirigées par Edem kodjo étaient un conclave de la Majorité présidentielle élargi à ses partisans qui prétendent être de l’Opposition. Ce dialogue, comme nous l’avons toujours demandé, aura lieu dans un format réduit et réunira les délégués de l’Opposition politique -le Rassemblement- et de la Majorité présidentielle -MP- en vue de conclure un compromis politique.
Dialoguer c’est bien. Mais il y a un problème réel. La Commission électorale nationale indépendante est confrontée à plusieurs contraintes d’ordre financier, logistique et matériel. Il est clair que le respect des délais constitutionnels posera un problème majeur en trois mois qui nous sépare de la fin du deuxième mandat du président actuel. Comment allez-vous résoudre cette question une fois que vous serez en pourparlers avec la MP?


Je dois vous affirmer que le camp du Rassemblement milite pour le respect strict de notre Constitution. Mais, s’il arrive de constater qu’il est impossible d’organiser des élections en conformité avec la Constitution, c’est le pouvoir en place qui sera responsable. Le régime actuel a tout fait pour créer une crise et ne pas organiser les élections dans les délais prévus dans la loi fondamentale. Il en a profité. C’est la raison pour laquelle nous disons que le compromis politique que nous recherchons au dialogue pourra établir clairement les responsabilités et mentionner que ceux qui ont terminé leurs mandats, pourront rejoindre le Sénat et la question de la transition sera également réglée par le compromis politique issu du dialogue en vue de nous conduire à l’organisation des élections libres, transparentes et crédibles qui pourront assoir la démocratie dans notre pays.


Vous avez récusé le facilitateur désigné par l’Union africaine le Togolais Edem Kodjo. Avec quel autre médiateur comptez-vous participer au vrai dialogue que vous attendez impatiemment?


Notre position n’a pas changé. Dans toutes nos interventions, nous réitérons la récusation de l’actuel facilitateur Edem Kodjo. Le vrai dialogue devra avoir lieu avec un autre facilitateur qui sera également désigné par l’Union africaine. Quant à Edem Kodjo, il a fini son travail comme l’a souligné le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders: Monsieur Edem Kodjo a joué le rôle de déblayeur de terrain, c’en est fini pour lui. C’est un autre qui pourra modérer le vrai dialogue.


Il y a eu une marche de l’Opposition qui a tourné en affrontements entre les forces de défense et sécurité et les manifestants pacifiques les 19 et 20 septembre derniers. Plusieurs morts et des dégâts matériels très importants allant à la destruction méchante des biens et immeubles ont été enregistrés dans les camps des manifestants, des forces de l’ordre, de l’Opposition et de la Majorité au pouvoir. Où en êtes-vous avec la plainte que vous avez déposée au Parquet général de la République dénonçant les tueries et les incendies des sièges des partis politiques?


Bien entendu, nous avons porté plainte au niveau de la justice nationale. Si nous nous rendons compte que cette justice nationale ne fait pas convenablement son travail parce que nous déplorons le fait que nos militants ont été tués par le terrorisme d’Etat, en ce moment nous allons franchir les échelons pour saisir la justice internationale afin que la justice soit faite.
Et la procureure de la Cour pénale internationale Bensouda a dit qu’elle suivait de plus près la situation des violations des droits de l’homme en RD-Congo car certains crimes enregistrés durant les deux jours des émeutes à Kinshasa relèvent de la compétence de la CPI. Quelle est votre réaction?
Nous nous réjouissons de cette prise de position de la Cour pénale internationale. Nous estimons que les actes commis sont d’une extrême gravité. Incendier les sièges des partis politiques membres du Rassemblement, tuer les gardes et les manifestants pacifiques, constituent des crimes imprescriptibles. C’est une bonne chose que la Procureure de la CPI puisse s’intéresser à ces violences. Ainsi, nous l’attendons pour mener une enquête objective afin que les responsabilités soient établies.
Mais le gouvernement a déploré le fait que les manifestants ont brûlé des policiers vivants et incendié les sièges des partis politiques de la Majorité présidentielle et se sont attaqués également aux biens des particuliers?


Nous avons reconnu le fait que notre manifestation a été infiltrée. Ce sont ces infiltrés, qui ne sont pas de l’Opposition, qui ont commis ces bavures pour ternir notre image. Notre manifestation a été autorisée et il appartenait aux forces de l’ordre de sécuriser les manifestants. Malheureusement, ça n’a pas été le cas.
Votre mot de la fin?
Le Rassemblement a déjà présenté ses condoléances à toutes les familles éprouvées. Nous partageons leurs douleurs. Cependant, nous appelons notre peuple à rester mobilisé pour que notre Constitution soit respectée.
Merci Monsieur le porte-parole
C’est moi qui vous remercie
Propos recueillis par Octave MUKENDI



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