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Comme annoncé à la clôture des travaux du Comité Préparatoire à l’Hôtel Béatrice, la cérémonie d’ouverture du dialogue politique et inclusif convoqué par le Président KABILA, conformément à la Constitution de la République et aux instruments juridiques internationaux pertinents, a eu lieu ce jeudi 1er septembre 2016 à la Cité de l’Union Africaine.
Présidée par le Facilitateur désigné par l’Union Africaine, cette séance solennelle a connu la participation de la classe politique congolaise, toutes tendances confondues, en présence de tous les représentants de la communauté internationale accrédités à Kinshasa, qui s’y étaient donnés rendez-vous pour la circonstance afin de manifester leur appui sans réserve à la judicieuse initiative du Chef de l’Etat pour normaliser le processus électoral en République Démocratique du Congo.
Mesdames et Messieurs des Médias,
Les travaux qui ont immédiatement commencé se déroulent dans une atmosphère sereine, marquée par la sincérité des débats et la spontanéité des interventions, permettant d’espérer une issue consensuelle autour de principaux points et la clôture du dialogue selon le calendrier arrêté de commun accord, dans le comité préparatoire, sinon dans un délai raisonnable.
L’esprit d’ouverture réciproque est facilité par la conscience que toutes les composantes sont également partenaires dans la vie politique et dans le combat pour l’implantation de la démocratie.
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Les différents exposés de l’OIF, des N.U, de l’IFES, qui ont consolidé le rapport de la CENI, conduisent à la rationalité de lever l’option pour la refonte totale du fichier électoral d’autant plus que les opérations d’enrôlement ont déjà débuté selon une planification connue.
La gestion du choix des 3 cas de figure à savoir le fichier en l’état, partiellement nettoyé et la refonte totale, n’est qu’une simple illusion car susceptible de donner lieu à la discrimination d’une dizaine de millions d’électeurs en violation flagrante de l’article 13 de la Constitution, comme l’a fait remarquer à juste titre le Chef de la délégation de la Majorité Présidentielle au cours des travaux.
Lever une autre option risque de causer plus de préjudices, sans résoudre les véritables problèmes à savoir la corruption du fichier, l’inclusivité du fichier, l’élimination des morts et la crédibilité des élections.
Que toutes les composantes de la commission chargée de la question se fussent alliés à cette option défendue par la Majorité Présidentielle est un motif de fierté légitime et de satisfaction dont on ne peut que se féliciter.
Il n’est donc ni correct ni exact d’affirmer que l’opposition a fait une concession majeure en acceptant la refonte totale du fichier électoral.
En vérité, ni la Majorité ni l’opposition ni la société civile n’avaient plus de choix après les différentes interventions d’experts internationaux et de l’AETA.
La refonte totale du fichier électoral s’impose à tous comme une nécessité de fait. Ainsi, contre ce fait, les arguments ne sont d’aucun secours.
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Quant à la question concernant la séquence des élections, seul l’esprit de tolérance et d’ouverture de la Majorité Présidentielle a permis de soumettre au débat ce sujet qui, en principe, relève de la compétence exclusive de la CENI.
Mesdames et Messieurs des Médias,
La suite logique des événements depuis les premières élections de 2006 et de 2011, nous amène à préférer les élections de la base au sommet, et à ne pas privilégier la seule présidentielle au détriment de toutes les autres.
Non seulement cette démarche laisserait irrésolue la question lancinante de la légitimité des Députés Provinciaux, des Sénateurs et des Députés Nationaux mais ne tiendrait pas compte de l’évolution de la situation sur le terrain.
Aujourd’hui, la vraie raison pour laquelle certains hommes politiques préfèrent commencer par la présidentielle se trouve être leur volonté à peine cachée d’écarter les jeunes de la gestion de l’Etat à travers les institutions qui sont à leur portée, notamment, les élections locales.
En 2006, il était impérieux d’organiser d’abord les élections présidentielles et législatives, parce que celles-ci mettaient en place des institutions qui symbolisaient l’unité retrouvée à travers un seul Chef de l’Etat et une seule Assemblée Nationale.
Cependant, force est d’avouer qu’en réalité, le Chef de l’Etat était pratiquement sous la tutelle des belligérants.
Il suffit de jeter un regard rétrospectif sur la composition de l’Assemblée Nationale d’alors qui agissait comme garde-chiourne du Chef de l’Etat pour le compte des belligérants.
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Les élections de 2011 ont servi à consacrer l’éviction des forces belligérantes du mécanisme démocratique et de la vie politique.
Depuis lors, sont intervenus la décentralisation et le découpage territorial en 2016.
L’engouement des populations locales, qui ont toutes favorablement accueilli ces nouvelles Provinces et qui ont manifesté un grand intérêt pour l’élection des Gouverneurs, est une preuve vivante de la nécessité d’organiser d’abord la démocratie à la base.
La grogne rampante qui avait accueilli la désignation des commissaires spéciaux était, de ce point de vue, symptomatique.
Et donc commencer par les élections locales et provinciales apparait plus logique, mieux à même de consolider l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national et conforme à l’aspiration de nos populations.
Le dialogue politique, qui cherche de solutions durables pour normaliser le fonctionnement de notre démocratie, reste à ce jour la meilleure voie.
Il parait donc superfétatoire de se battre comme des chiffonniers pour commencer par la présidentielle alors que logiquement celle-ci devait couronner le processus électoral.
De cette façon, le Président élu pourrait se reposer et compter sur les élus de la population pour soutenir son action au lieu d’être, comme actuellement, une superstructure qui ne repose pas sur les élus de la population de base. Situation dont nous percevons tous les désavantages.
De plus, l’enrôlement de la diaspora, qui doit participer à la présidentielle, apparait comme une nécessité de fait et une contrainte technique, sans du reste oublier que le processus d’élection locale actuellement suspendu avait effectivement débuté par le dépôt des candidatures et le payement des cautions.
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Evidemment, la Majorité Présidentielle ne remet pas en cause le calendrier électoral ni l’élection du Chef de l’Etat. Il s’agit tout simplement de respecter la logique institutionnelle.
Ce sont, en effet, les institutions qui garantissent le fonctionnement harmonieux de toute notre structure démocratique notamment à travers la CENI.
Penser en termes de rénovation de la CENI s’avère contreproductif dans notre effort de remettre le processus électoral sur les rails dans un délai raisonnable.
La Majorité Présidentielle estime qu’il est indispensable de tenir compte de l’aspiration du peuple à choisir ses dirigeants de la base au sommet.
Le Chef de l’Etat ainsi élu, en couronnement de toutes les élections démocratiques, peut compter sur une représentation effective des populations à chaque niveau de la République.
Commencer par le sommet risque aussi de consolider l’impression que depuis 2006 les élections n’ont servi qu’à régler le problème d’ambition personnelle entre politiciens au détriment de l’intérêt du Peuple, de la démocratie et de la République.
Dans cet ordres d’idées, aller au dialogue sans esprit d’ouverture et de concession équivaut à aller à une consultation médicale dans l’unique but d’imposer au médecin le seul médicament que l’on prend d’habitude et que l’on estime comme le seul efficace.
Erreur fatale aux conséquences généralement tragiques, car une telle démarche n’a pas pour objectif de chercher la guérison mais d’avoir une insignifiante autosatisfaction personnelle.
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Il convient de rappeler pour la bonne compréhension de l’opinion, que le dialogue repose sur 2 postulats : la force des faits et la pertinence des arguments.
Ainsi, les faits s’imposent à tous comme l’a affirmé le co-modérateur de l’opposition durant les travaux, et l’honnêteté intellectuelle exige d’accepter un point de vue soutenu par une argumentation péremptoire.
Mesdames et Messieurs des Médias,
Sourds aux appels lancés lors de la séance d’ouverture du dialogue et insensibles à la fraternelle intervention d’autres acteurs externes à cet effet, les leaders du Rassemblement ont décidé sans remord de boycotter cette importante réunion politique et de s’attaquer sans état d’âme à ce que la République a de plus précieux et de plus porteur à savoir la jeunesse estudiantine.
Comble de cynisme politique et d’abject égoïsme, les leaders du Rassemblement ont osé appeler les jeunes et les enseignants à observer une journée « Ecole Morte » le jour de la rentrée scolaire, ignorant ainsi superbement les immenses efforts consentis par les Parents et au grand mépris de ces jeunes gens décidés à perpétuer l’œuvre nationale.
Et, la logique infernale de leurs actions, déclinées tout au long de l’année scolaire 2016-2017, a pour objectif d’arriver à « une année blanche ».
Dans quel coin de l’univers sommes-nous où un leader se prétendant porteur d’un dessein national se permette sans vergogne de sacrifier l’avenir de la République en décidant de cœur froid de faire une croix sur l’instruction des jeunes !
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Mesdames et Messieurs des Médias,
De tout temps, la communauté humaine a toujours protégé jalousement les enfants et les jeunes contre les égarements politiques et même des déviations philosophiques. Le sort tragique de SOCRATE dans la Grèce antique, condamné à boire la ciguë parce que son enseignement était considéré comme de nature à corrompre la jeunesse grecque, est certes un cas extrême, mais qui doit nous pousser à réfléchir sur l’importance des jeunes et des enfants dans la vie d’une Nation.
Mesdames et Messieurs des Médias,
Pour protéger activement ses enfants et sa jeunesse, la République Démocratique du Congo a mis en place un arsenal juridique conséquent et adhéré aux instruments internationaux pertinents en la matière.
La protection de nos jeunes commence par les mesures de prévention en vue de les mettre à l’abri des agissements douteux de certains acteurs socio-politiques peu scrupuleux qui n’hésitent pas à s’en servir comme d’un bouclier humain pour cacher leur véritable intention.
Le respect de la constitution ne doit pas s’arrêter à l’évocation pathétique de certains articles pour le besoin d’une cause douteuse, le respect de la constitution concerne toutes les dispositions pertinentes dont les dispositions de l’article 123 sur la protection de l’enfant.
L’initiative unanimement décriée par la population congolaise d’une journée sans école amène la Majorité Présidentielle à lancer un appel solennel à la Nation Congolaise et à une collaboration entre le Gouvernement de la République et l’UNICEF en vue de l’instauration d’un observatoire de la jeunesse dans notre Pays.
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En effet, l’Etat a l’obligation d’instaurer un climat protecteur et propice pour l’épanouissement des jeunes et des enfants afin de promouvoir dans la classe politique des mentalités et des pratiques qui concourent à protéger jeunes et enfants en intégrant cette nécessité dans leurs plans politiques de développement.
La Majorité Présidentielle tient à rappeler à l’opinion nationale qu’aller à l’école est un droit inaliénable pour tout enfant, comme l’a souligné la Représentante de l’Unicef en République Démocratique du Congo.
Conscients de la gravité et de la complexité de ce problème, les Etats Africains ont adopté en 1990 déjà la Charte Africaine des droits et du bien de l’enfant : les jeunes ont droit à un soin approprié et à une protection spéciale compte tenu de leur vulnérabilité, de leur dépendance par rapport au milieu ambiant et de leur manque de maturité physique, intellectuelle et émotionnelle.
La Majorité Présidentielle ne peut s’empêcher de féliciter chaleureusement tous ceux qui ont résisté au mot d’ordre immoral du Rassemblement de ne pas envoyer nos enfants à l’école, avec une pensée particulièrement émue pour les jeunes et naïves frimousses qui ont bravé allègrement les leaders du Rassemblement par leur détermination à aller à la merveilleuse découverte de l’univers pour préparer l’avenir de notre Pays.
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Devant cette mauvaise foi et ce peu de scrupule, la Majorité Présidentielle appelle les enseignants et toute la communauté estudiantine à ne plus jamais donner suite à cette opération absurde à laquelle il faut lier le refus catégorique du G7 et de l’UDPS de permettre aux 10 millions de nouveaux majeurs et à la diaspora de voter pour la première fois, en sabotant le dialogue.
Mesdames et Messieurs des Médias,
Au lieu de voir dans cette résistance des jeunes, un signal fort du peuple congolais contre leur dessein machiavélique, ces leaders continuent à promettre à nos populations violences, troubles et désolations à travers leur opération de règlement de compte appelé « TOYEBI NDAKO » dans l’indifférence des Représentants de la communauté internationale alors qu’il s’agit d’un appel à la violence, à la haine et au meurtre.
La Majorité Présidentielle condamne toutes ces initiatives malveillantes et attentatoires à la démocratie qui traduisent le désarroi d’un groupe en naufrage et qui ne croit dès lors qu’à la démocratie de la terre brulée dans l’espoir vain d’entrainer toute la Nation dans leur descente en enfer.
La Majorité Présidentielle saisit cette occasion pour appeler le Peuple Congolais à la vigilance afin de ne pas faire les frais de la naïveté en suivant des leaders qui n’ont aucun plan de salut pour la Nation.
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La Majorité Présidentielle salue l’action constructive de tous les patriotes, passionnés du Congo, qui œuvrent en toutes circonstances pour le développement et l’efficacité de notre démocratie.
La Majorité Présidentielle estime à ce stade qu’il est tout à fait raisonnable de penser que le Peuple Congolais n’a rien à attendre de constructif de la part de ces leaders qui ont froidement pris la décision de poursuivre, tête baissée, l’œuvre destructrice de leur démocratie-suicide et de bafouer à la face du monde la mémoire de nos héros nationaux, Patrice Emery LUMUMBA et M’zee Laurent Désiré KABILA, en ignorant de façon arrogante la mission prophétique qu’ils nous ont léguée dans la construction d’un Etat véritablement congolais, comme l’a si opportunément rappelé le Facilitateur dans un ultime appel à leur conscience républicaine et nationaliste.
La Majorité Présidentielle refuse catégoriquement de transformer nos populations en misérables de la démocratie qui n’ont droit qu’aux lamentations, désolations et à tous les maux de l’humanité sans espoir du lendemain.
A cet effet, la Majorité Présidentielle exhorte Son Autorité Morale, le Président KABILA, à poursuivre son œuvre en faveur de la jeunesse et de l’amélioration de la condition sociale de nos populations.
Mesdames et Messieurs des Médias,
L’avenir de notre Pays et de la Majorité Présidentielle n’est pas apocalyptique.
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L’adhésion du MLC/L de Thomas LUHAKA à la Majorité Présidentielle en tant qu’Allié apparait ainsi comme une réponse de la réalité à ceux qui prétendent avoir vidé, par leur départ, la Majorité Présidentielle de sa substance et de son aura aussi bien dans la classe politique que dans la population.
Preuve est ainsi faite de la quote dont jouissent le Président KABILA et la Majorité Présidentielle dans l’opinion nationale.
Forte de sa foi à la démocratie dans notre Pays comme facteur de développement et aux vertus bien connues du dialogue en tant qu’instrument de gestion de la communauté nationale, la Majorité Présidentielle proclame sa détermination à accompagner le processus du dialogue jusqu’à sa bonne fin attendue par toute la communauté nationale, dans le strict respect de la Constitution qui nous régit et des instruments juridiques internationaux pertinents, reconnus comme tels par la République.
Ainsi se termine mon adresse de ce jour, je vous remercie.
Fait à Kinshasa, le 13 Septembre 2016
Ambassadeur André-Alain ATUNDU LIONGO
Porte-Parole

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