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Né sous le feu des projecteurs en 1970, soit cinq ans après la prise du pouvoir de feu son père,
l’ancien Président du Zaïre Joseph Mobutu. François-Joseph Mobutu...Né sous le feu des projecteurs en 1970, soit cinq ans après la prise du pouvoir de feu son père, l’ancien Président du Zaïre Joseph Mobutu. François-Joseph Mobutu Nzanga Ngbangawe a toujours vécu dans les sérails du pouvoir. En 2006, il fait encore une entrée surprise mais très remarquable sur la scène politique sous le drapeau de l’Union des démocrates mobutistes (UDEMO). Il s’allie à Joseph Kabila au deuxième tour de la présidentielle pour battre Jean-Pierre Bemba. Un scénario digne d’un film hollywoodien qui met en scène, Nzanga Mobutu et son beau-frère Jean-Pierre Bemba. Le choix du fils Mobutu aura fait couler beaucoup d’encre, mais alors! La lune de miel avec le fils Kabila ne va pas vraiment durer. Alors que Mobutu fils est vice premier-ministre chargé du Travail et de la prévoyance sociale, il sera révoqué du gouvernement par une ordonnance présidentielle pour « abandon de service ». Depuis cet épisode, le fils du Maréchal ne va plus faire parler de lui…Déjà réputé pour son côté discret et méfiant, Nzanga Mobutu s’est confié à actualité.cd sur les questions politiques de l’heure, sa révocation en 2015, le rassemblement de l’opposition, ses relations avec Kamerhe et Jean Pierre Bemba.

Êtes-vous en exil forcé?

Absolument pas, Absolument pas! J’ai pris la décision de quitter le pays d’ailleurs dans les conditions personnelles et difficiles. J’ai perdu mon frère cadet pendant la campagne électorale de 2011, et finalement j’ai décidé de prendre un peu de recul, passer un peu plus de temps en famille après avoir passé plus de 5 ans à Kinshasa. Je ne suis absolument pas en exil, je continue mes activités normalement. Ce n’est pas commode toujours de suivre les activités du parti depuis l’extérieur, mais nous sommes représentés dans les Assemblées parlementaires. Il n y a pas de problème.

Et aujourd’hui, où est-ce que vous en êtes avec votre projet politique?

Eh bien aujourd’hui, ce qui à mon sens semble être le plus important, c’est d’abord l’union de l’opposition. Je me félicite que la sagesse ait gagné les esprits de plusieurs leaders de l’opposition, puisqu’à Bruxelles, ils ont décidé de se mettre ensemble. Aujourd’hui, le rassemblement continue son chemin. Moi, ça me convient parfaitement.

Quand comptez-vous exactement rentrer à Kinshasa ?

Je n’ai pas des dates fixes. A Kinshasa ou ailleurs je suis chez moi. Je pense que tout le monde fait son travail au sein du Rassemblement. Chacun à un rôle à jouer, que ce soit au pays ou à l’extérieur du pays. Moi, j’ai un modeste rôle à jouer et je suis en contact régulier avec mes camarades de l’opposition. ll n y a aucun problème.

On sait aujourd’hui que le modérateur de la dynamique de l’opposition est de l’Udemo. Quelles sont vos priorités?

Notre priorité, nous l’avons rappelé et au président du rassemblement et aux différents partenaires. C’est qui est important, c’est le renforcement des liens qui existent au sein de l’opposition. Ne pas mettre la charrue avant le bœuf: respectons les principes, nous avons une constitution qui s’applique à nous tous. Nous avons des droits et nous avons des devoirs. Cette année est une année électorale, ce qui doit être respecté ici, c’est le délai constitutionnel. Malheureusement, tout a été fait pour empêcher le peuple de s’exprimer à l’occasion de ces élections donc nous allons faire appliquer la constitution. Ce qui compte ici pour nous, c’est travailler à l’unité de l’opposition, au respect de la constitution. C’est donner la consistance à l’action de l’opposition. Nous parlons de la Dynamique, mais il y a un plus grand ensemble qu’est le rassemblement. Modestement nous allons contribuer à atteindre ces objectifs-là.

Quand vous dites respecter la constitution, vous vous sentez plus proche de Genval que de Béatrice?

Je n’entre pas dans ça parce que moi, tout ça c’est la distraction. À Genval, tout le monde s’est retrouvé. Nous avons discuté de faire cause commune, de mener un combat commun et pour moi, c’est ce qui importe. Tout ce qui se fait actuellement n’est que distraction. Moi, je ne me sens engagé que par la constitution. C’est elle qui protège chaque congolais. Tout ce qui sort du cadre de la constitution ne me concerne pas!

Dans ce cas, Monsieur Nzanga, comment analysez-vous le fait que Vital Kamerhe ait choisi la voie de la cité de l’union Africaine aujourd’hui?

Je ne peux pas parler pour lui, mais tout ce que je peux regretter c’est que les guéguerres des personnes puissent entraver la bonne marche de la démocratie. Je connais assez bien Vital Kamerhe. Pour la petite histoire, lorsqu’il (Kamerhe) était président de l’assemblée nationale, et que son ancienne famille politique a décidé de défenestrer, j’étais le seul au gouvernement à l’avoir défendu. Et notre groupe parlementaire les forces du centre, était le seul groupe parlementaire de la Majorité parlementaire de l’époque à l’avoir soutenu. On a tissé des liens. Nous avons commencé le CVD avec Monsieur Kamerhe en 2013, ensuite avec la dynamique et puis plus tard avec le Rassemblement. J’ai regretté personnellement qu’il n’ait pas souhaité adhérer au Rassemblement. Certains d’entre nous s’imaginent que le Rassemblement, c’est s’agenouiller devant l’UDPS alors qu’il n’en est rien. Je crois qu’on a un combat commun. Chacun à un rôle à jouer.

La deuxième partie de l’interview avec Nzanga Mobutu porte sur le rapatriement de la dépouille de son père, les raisons de sa révocation du poste de vice premier ministre du Travail et prévoyance sociale, ses relations tumultueuses avec Jean-Pierre Bemba, Président du MLC et son beau-frère.

Depuis Paris, Ange Kasongo

Écoutez l’intégralité de l’interview ici:

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