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*Insulté par les uns, critiqué par les autres à cause de ses prises positions tranchantes sur l’agora politique, Steve Mbikayi apparaît aujourd’hui, plusieurs mois après, comme un véritable visionnaire. Car, tout ce que l’homme avait prédit, depuis janvier 2016, a fini, aujourd’hui, par se réaliser. Après une réflexion mûrie et approfondie, le Coordonnateur de la Nouvelle Classe Politique avait rendu public, le 11 janvier 2016, un plan de sortie de crise. Ce plan, faut-il le rappeler, proposait une série de pistes des solutions pour éviter le chaos ou l’apocalypse au pays. A ce jour, alors que le dialogue tend vers la fin, les propositions de Steve Mbikayi semblent avoir été adoptées d’avance, sans modification, ni fioriture par les délégués au dialogue. Tenez, dans le plan de sortie de crise de Steve Mbikayi, il a été proposé que le Dialogue national et Inclusif soit moment d’arrêt où les politiques devraient se mettre d’accord pour corriger les erreurs du passé, une fois pour toutes, et s’engager à faire de la RDC, un pays démocratique comme les autres, respectant les standards démocratiques internationaux. Aujourd’hui, c’est chose faite. La NCPS proposait également qu’à l’issue du dialogue, une transition dont la durée serait déterminée par le temps minimal nécessaire pour préparer et organiser un cycle électoral complet. Aujourd’hui, les compromis trouvé entre les parties au dialogue fait allusion à l’organisation des élections, après un temps de préparation. « Nous aimerions que ce Dialogue soit tenu pendant cette période où les deux institutions ayant un mandat du peuple sont encore dans leur légitimité ! A savoir, l’Assemblée nationale et le Président de la République. Cela, pour endosser les accords politiques issus du Dialogue. Partant de la divergence de l’article 70 de notre Constitution, une convention constitutionnelle doit être négociée pour éviter de toucher à la constitution et de l’énerver. Cela permettra une entente commune sur l’entendement de cet article. Sur cette base, la transition sera négociée et aura pour mission principale, de parachever un processus électoral qui devra déjà être en cours », affirmait Mbikayi, le Président du Parti Travailliste. En ce qui concerne le gouvernement de transition, il souhaitait que ce dernier ait comme mission de préparer et d’organiser un cycle électoral complet et digne de ce nom, allant de la base au sommet ; mettre en place un programme social minimal pour alléger tant soit peu la misère dans laquelle croupit notre peuple ; réaliser la remise-reprise et remettre le pouvoir et les rênes du pays au nouveau Président élu dans la paix et la concorde nationale ; les animateurs des institutions exécutives de transition ne seront pas candidats aux élections dont le processus sera en cours, etc. Cet élu du peuple, considéré ce jour comme un ‘’prophète’’ politique, avait, par ailleurs, mis en garde la nation contre toute tentative de placer sous éteignoir, une seule liberté, en ouvrant un intermède sans cette liberté, sous prétexte des difficultés que connaît le pays. Au sujet du dialogue, Mbikayi avait, concrètement, présagé que même les opposants radicaux allaient rejoindre le train. Aujourd’hui, c’est le cas avec la participation au dialogue de Kamerhe, Jean-Lucien Bussa, José Makila, Samy Badibanga et autres. Ce plan de sortie de crise, tel que suggéré par Steve Mbikayi, depuis le début de cette année, dévoile au grand jour, ce qui se raconte encore, du moins, jusqu’ici, dans les coulisses de la Cité de l’Union Africaine ainsi que dans des salons ouatés, en attendant, évidemment, la conclusion d’un Accord politique, sous la barbe de Kodjo, la Facilitateur désigné par l’Union Africaine et soutenu par la Communauté Internationale. En raison de son importance, retrouvez, ici, la trame essentielle de ce plan dont chacun des lecteurs de La Prospérité, peut se faire librement une idée de ce que pourrait être le bout du tunnel, si jamais la problématique de l’acceptabilité des résolutions est résolue, après la tenue des assises du Dialogue en RD. Congo.

Plan de sortie de crise de la Nouvelle Classe politique Opposition nationalité

Face au blocage du processus électoral

INTRODUCTION
Que représente le Congo pour chaque acteur politique et pour chaque activiste de notre société civile ?

Nos cœurs battent-ils à l’unisson avec le cœur profond de la République Démocratique du Congo ? Sentons nous de la même manière tressaillir ses entrailles ? Éprouvons-nous la peur qui anime le Congo, l’appréhension et le doute qui aujourd’hui accélèrent sa respiration !

Le Congo est tenu en haleine comme une femme sur la table de travail qui redoute ce qu’elle va accoucher. Le Congo a des cauchemars sur son avenir immédiat ! Certains de ses fils et filles s’en moquent éperdument. Ils continuent comme si de rien n’était une petite guéguerre de positionnement.

Touche pas à mon fauteuil est le seul crédo d’une part, et d’autre part ôte-toi de là que je m’y mette !

La RDC est pour certains, rien d’autre qu’une vache à lait, autour de laquelle il faut se battre pour occuper Les meilleurs postes afin de se servir ou d’être mieux servis. Par contre d’autres subissent profondément les soubresauts du Congo. Ils ont peur avec lui. Ont les mêmes cauchemars et souffrent par conséquent d’insomnie !

Ils n’ont jamais été aussi actifs. Par monts et par vaux, au four et au moulin, ils ne s’accordent aucun répit. Ils ne ferment plus œil. Leur cher Congo est en danger !

C’est le cas de votre serviteur, autorité morale de la Nouvelle Classe Politique, et porte parole de l’opposition nationaliste.

Soucieux de l’avenir de la République Démocratique du Congo, ayant le souhait de voir les congolaises et le congolais continuer à vaquer paisiblement à leurs occupations, de survie par surcroit, préparer tranquillement leur avenir, nous avons convoqué un conclave du 8 au 11 janvier 2016 et réunis pendant 4 jours les partis et les associations de la Nouvelle Classe Politique/Opposition nationaliste.

Etaient présents les partis politiques : PT, MDPEE, URDECO, PLUS, FDP, ANC, DPR, UFDC, ANPR, RCNI, UPPS, APRN et les Associations membres de la NCPS : Solidarité, Association bana kin nouvelle génération, Association lumumba, Association congo telema, association Tshangu uni, Génération steve mbikayi et les amis de marielle PASHI.

Bref, tous ceux qui n’ont que le Congo comme héritage. Ceux qui pensent qu’après le créateur, leur bien le plus précieux est la République Démocratique du Congo.

Nous avons donné comme missions au conclave, de constater premièrement qu’il ya crise, et deuxièmement de proposer des voies et moyens de dépasser cette difficulté sans que le sang ne coule et sans que rien ne casse.

De trouver des pistes de sortie de crise pour que les pécheurs en eaux troubles, les radicaux de tout bord ne mettent le Pays à feu et à sang !

Dans notre discours d’ouverture, nous avons mis en garde les nationalistes en conclave, contre les dangers du tribalisme, contre les dangers de l’attachement aveugle a certaines personnalités politiques ou les dangers de la culture de la haine vis-à-vis d’autres !

Aucun congolais ne doit-être mis au dessus du Congo, ni pour l’amour qu’il inspire aux uns, et encore moins pour la haine contre lui qu’il inspire aux autres. Le Congo d’abord, le reste après !

Nous nous opposons à toute tentative de mettre sous éteignoir une seule liberté en ouvrant un intermède sans cette liberté ! Sous prétexte des difficultés que connaît le pays !

C’est redoutablement fallacieux ! Le temps ignore les parenthèses : tout événement lui fait ventre.

Quand une société entre dans une période où quelques droits ne sont pas respectés, il est vain de croire qu’elle en sortira tranquillement dès qu’elle aura décrété l’intermède suffisant.

D’abord, qui le décrétera tel ? Les dirigeants ? Il est si facile et si grisant, d’exercer un pouvoir sans contrôle!

Au reste, un problème en appel un autre, qu’on résoudra comme on a fait le précédent en ajournant une fois de plus le retour à la « normale », ainsi sans fin !

La société ne débouche jamais sur un espace étale, assez libre, c’est le mot, de difficultés pour que la parenthèse dictatoriale cesse de paraître nécessaire. Comme si la liberté n’avait cours qu’en l’absence de difficultés !

Comme si, au contraire, l’obstination à tout résoudre dans la liberté n’était pas, par excellence, la pierre de touche de la démocratie !

Pour répondre à notre attente, le conclave de la nouvelle classe politique/opposition nationaliste a créé 3 commissions.

Une commission technique et électorale.
Elle avait pour mission d’éclairer le conclave sur la préparation et l’organisation des élections. Mais aussi sur la possibilité de la passation des élections avant le délai constitutionnel.

Une commission juridique
Elle devait nous donner des solutions juridiques et constitutionnelles face au blocage du processus électoral et nous éclairer sur la situation juridique que connaîtra la RDC après décembre de cette année.

Une commission politique
Circonscrire la crise dans le domaine politique était sa mission. Déterminer les acteurs, les responsabilités et les solutions possibles.



Chaque commission a déposé son rapport et ce qui vous est présenté ici est un résumé de l’ensemble des travaux effectués par les nationalistes pendant les 4 jours du conclave.

Etat de lieux
Il arrive de fois dans l’histoire de l’existence des Etats, des moments importants, des moments de dangers réels.

La RDC se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins. Il est temps de faire des choix, et même des choix difficiles.

Il peut surgir des intérêts opposés et contraires entre la survie, la paix, le bien être du peuple, son avenir et le droit de la classe politique à compétire périodiquement, selon les lois du pays.

Aujourd’hui, c’est effectivement le cas. Il y a crise dans le pays suite au blocage du processus électoral.

Comment en sommes nous arrivés là et comment se présente la situation :

Sur le plan technique
Espérant bien faire, la RDC s’était dotée d’un organe technique indépendant pour s’occuper de l’organisation des élections.

Un organe que tous souhaitaient voir fonctionner sans interférences politiques et donc qui devait préparer et organiser les élections, toutes les élections, et dans les délais prévus par la constitution.

La commission technique et électorale du conclave de la nouvelle classe politique/opposition nationaliste nous a éclairés sur ce sujet. La CENI devait avoir organisé 2 cycles électoraux complets et être dans la dernière étape du 3e cycle.

En effet, chaque cycle électoral comprend en principe 3 périodes : une période préélectorale, une période électorale et une dernière qui est la période postélectorale.

Et pour le 3e cycle électoral, celui qui devait atteindre son apogée à la fin 2016, rien n’a encore était fait.

Le timing accordé à ce dernier cycle arrive à son terme dans environs 8 mois.

La commission technique et électorale à démontré, chiffres à l’appui que quelque soit notre bonne volonté, il n’est plus possible de vider le déficit électoral et organiser un cycle électoral complet et digne de ce nom. Même la seule élection présidentielle ne peut plus être organisée dans le délai constitutionnel.

Sur le plan juridique
Un certain nombre de nos institutions et assemblées sont aujourd’hui dans l’illégitimité et posent des problèmes sur le plan juridique.

Dans d’autres pays où la sensibilité en ce domaine est d’une acuité élevée, il y aura eu chaque jour des procès en contestation d’un nombre important d’actes posés par ces organes ! Mais ici chez nous, le danger politique et juridique que représentent ces organes illégitimes est ignoré. On supporte, ce qui est inacceptable, encore la violation de ce droit des congolais d’avoir des élus à chaque niveau des institutions tel que prévu par la constitution.

La commission juridique du conclave de la nouvelle classe politique/ opposition nationaliste nous a mis en garde contre le fait autrement plus dangereux sur le plan juridique relatif au dépassement du délai constitutionnel du mandat du Président de la république.

Ayant déjà fait ses deux mandats constitutionnels, ne se trouvant donc pas dans le cas d’empêchement prévu par la constitution, la présence de l’actuel Chef de l’Etat à la tête du pays au-delà du 19 décembre 2016, est une crise juridique majeure dont la solution ne peut aisément provenir de nos textes de lois en vigueur.

Il y a un désaccord total dans la classe politique sur l’entendement de l’article 70 de la constitution. Après le 19 décembre 2016, toutes les institutions de la République Démocratique du Congo deviendront illégitimes.

Sur le plan politique
L’analyse froide de la situation politique de notre pays nous fait voir qu’il y a quelques acteurs qui font partie de l’imbroglio, de l’état explosif dans lequel patauge la République Démocratique du Congo aujourd’hui.

A. La majorité au pouvoir

Cette majorité qui nous dirige, relativement à son noyau le plus stable, est là depuis 1997 et vient de la rébellion. Dans ses gènes, nous trouvons la prise des armes comme moyen d’accéder au pouvoir.

Elle a organisé les 1ères élections en 2006. Un cycle électoral incomplet, truffé d’incohérences à l’issue duquel il y a eu guerre à Kinshasa avec la milice du MLC.

Pour garder la territoriale dans son giron, il a été crée des fraudes électorales et de la violence dans toutes les provinces, surtout dans celles qui n’étaient pas acquises à sa cause : Kinshasa, l’ex Bas-Congo et l’ex Equateur.

En 2011, elle n’a permis que l’organisation des élections législatives et présidentielles, accompagnées des violences, des troubles et des morts ! Ces élections ont fait que les deux candidats principaux se proclament vainqueurs !

Cette majorité a maintenu en violant la constitution, sa territoriale en place, ses gouverneurs, ses assemblées provinciales, un Sénat dont le mandat étaient finis. Et le comble de tout, elle a nommé en dehors de toute légalité et de toute légitimité, les commissaires spéciaux pour des provinces nouvellement créées !

Elle a intentionnellement amené la nation à cette impasse ! Et ne peut aujourd’hui en 2016, nous donner un cycle électoral digne de ce nom ! Alors que toutes les institutions de la République n’auront plus de légitimité à la fin de cette année !

Sa frange la plus radicale mobilise ses communicateurs pour déformer le sens de l’article 70 de la constitution. Elle mobilise ses gros bras, avec un Ble Goudé version congolaise à la tête, pour un affrontement dans la cité à l’ivoirienne, sanglant, avec tout celui qui va s’opposer au prolongement de leur pouvoir au-delà du délai constitutionnel.

Elle fait le tour des chaines de télévision avec des slogans aussi enfantins, aussi banals que vulgaires : ¨Otie totie¨ ! Ou encore avec des slogans menaçant la liberté et l’intégrité physique de ceux qui s’opposent au dialogue, alors que c’est leur droit le plus fondamental : ¨oboyi dialogue fimbo¨.

L’intrusion de cette vulgarité en politique et pendant ces moments graves pour notre pays est inacceptable ! La responsabilité de la presse est engagée. Elle doit censurer ces inepties qui mettent en danger la paix au Congo. L’argent ne doit pas tout justifier !

L’opposition politique
L’opposition nationaliste est pour le dialogue et la paix ! La figure emblématique de l’opposition congolaise tient aussi au dialogue. Mais la lutte sans merci de leadership dans l’opposition fait que l’on ne soit jamais d’accord sur rien, et que l’on devienne plus radical que jamais !

La nouvelle opposition radicale de circonstances est totalement tournée vers l’extérieur. Elle a accepté d’être prise en charge par les étrangers !

Ces opposants, leaders politiques d’un pays indépendant, ont accepté des billets d’avion pour arriver au Sénégal, être logés, nourris et payés par des personnes qui n’ont rien à avoir avec la République Démocratique du Congo, sinon le projet de le balkaniser et d’exploiter gratuitement ses richesses. Ils ont été formés et entrainés par les étrangers pour devenir le balai citoyen congolais.

Il n’y a rien pour rien ! Ces étrangers qui font tant de dépenses ne le font pas pour les beaux yeux des congolais.

Comment ces opposants peuvent encore se dire congolais et fiers de l’être, après qu’ils aient traité des problèmes sérieux du pays avec des étrangers, et qu’ils aient reçu la mission de venir mettre le pays à feu et à sang en utilisant notre peuple comme appât, surfer sur la vague des morts pour accéder au pouvoir.

La nouvelle frange radicale de l’opposition qui critique l’opposition responsable, rationnelle, qui tient à la paix, accueille à bras ouverts et sans discernement tous les dissidents de la majorité, qui acquièrent une virginité politique, nous ne savons par quelle baguette magique, au lendemain de leur divorce avec le pouvoir.

Ces dissidents de la majorité au pouvoir, en quête de l’identité d’opposants, montent les enchères, mus par la haine et le besoin de revanche, ils veulent entrainer tout le pays vers le chaos pour assouvir leur soif. Ils tiennent à régler des comptes à leur famille politique d’origine sur le dos des congolais !

Cette nouvelle opposition radicale fait appel à l’article 64 de la constitution et ignore allègrement l’article 16 de la loi portant statut de l’opposition politique, qui impose le dialogue et la concertation dans la recherche des solutions aux différends politiques !

La société civile
La société civile congolaise n’a de société civile que de nom ! Elle est simplement le relais des politiques de l’impérialisme international.

Elle ne vit que grâce aux financements extérieurs. Les salaires mensuels, les équipements, tout vient de l’occident. Et pour payer sa dette, elle ne fait que ce qui lui est dicté par l’extérieur.

Elle ne fait pas le travail qui est le sien normalement, c’est-à-dire, la prise en charge des intérêts de la population dans divers domaines. Chez nous, chaque famille politique a sa société civile.

Autres institutions
La cour constitutionnelle, la CENI, les institutions d’appui à la démocratie, n’ont d’indépendance que de nom.

La communauté internationale
Le saint père et le secrétaire général de l’ONU, l’UA ont déjà donné leur appui au Dialogue et soutiennent la paix en RDC. C’est ici l’occasion pour nous de saluer la désignation de monsieur Eden Kodjo par l’Union Africaine pour faciliter la tenue du Dialogue politique. Nous souhaitons la bienvenue à monsieur Eden Kodjo qui est dans nos murs depuis hier soir et nous demandons à toute la classe politique de lui faciliter la tache.

La discorde atavique dans la classe politique
Dès l’accession de notre pays à l’indépendance, un désaccord s’est posé au niveau des élections en RDC. En 1960, les élections organisées étaient crédibles et acceptées par tous. Le héro national Patrice Emery LUMUMBA avait la majorité au parlement et Joseph KASA-VUBU était mis à la tête du pays. Leur discorde et leurs révocations mutuelles en dehors des lois de la République ont crée des plaies qui n’ont jamais été pansées.

La suite s’est également faite en dehors des lois de la république : La prise du pouvoir par MOBUTU qui restera à la tête du pays pendant 32 ans en installant une des dictatures les plus féroces d’Afrique, la rébellion de l’AFDL en 1997 et les différentes mascarades d’élections qui ont suivi, n’ont pu mettre l’harmonie entre les politiciens congolais. Depuis la confiscation du pouvoir que le peuple avait donné aux nationalistes après 1960, la crise de légitimité nous colle à la peau. Elle est à la base de l’instabilité politique dans notre pays dans. Pour y remédier, nous devons marquer un arrêt. Tout mettre en ordre et redémarrer une vie politique normale. Aujourd’hui pointe à l’horizon la fin de toute légitimité et aucune famille politique n’aura plus le droit de gérer seule la RDC !

Dans ce décor extrêmement inflammable, explosif, des élections mal organisées est un détonateur qui va tout chambouler.

Il est irresponsable de se promener avec des flammes de feu dans l’ambiance qui prévaut actuellement en RDC. C’est pourquoi il y a des appels de partout pour apaiser la tension : Le Saint Père, BAN KI-MOON, la CENCO, etc.

PISTES DE SORTIE DE CRISE
Face à cette crise qui s’aggrave au jour le jour à l’approche des dates fatidiques, plusieurs solutions peuvent être envisagées.

Une rébellion (toute action armée)
Nous sommes de ceux qui pensent que le départ de MOBUTU ne valait pas 6 millions de congolais morts, le Congo en agonie, dépiécé et partagé entre factions armées.

Pour nous, la lutte qui a aboutit à la tenue de la CNS était plus féconde pour le peuple congolais qui avait atteint un niveau de maturité très élevée. La « naïveté » de ce combat était plus révolutionnaire que la « révolution pardon », plus libératrice que les mouvements de libération du Congo des années 1997 à 2006 de l’AFDL et compagnie. On ne serait pas là à nous poser des questions si la gestion des libérateurs était efficace et différente de celle de MOBUTU ! Plus jamais ça dans notre pays.

L’insurrection populaire (toute action non armée)
Après 6 millions de morts. Après que la RDC soit devenue la capitale mondiale de viol. Après que nos médecins soient devenus des experts de renommée internationale dans la réparation des organes génitaux de nos mamans, il est inadmissible que l’on exige encore du peuple congolais, un autre sacrifice au bénéfice de certains politiciens impatients, qui veulent, même au prix du sang, à remplacer l’actuelle majorité au pourvoir. Ils savent très bien, ces politiciens, qu’à l’issue des troubles, il faut toujours un dialogue et une transition pour retrouver l’état normal des choses ! Citons l’exemple du Burundi, de la République Centre-Africaine, du Burkina-Faso et même de la RDC de 2003.

Face au blocage du processus électoral, pourquoi ne pas éviter le sang, la casse et en personnes intelligentes et avisées, aller directement au Dialogue et à la transition ? A croire que les radicaux de la majorité et ceux de l’opposition sont avide de sang congolais.

Le Dialogue suivi d’une transition
C’est la voie royale ! Celle de la paix et de la concorde nationale ! Il suffit que l’on ait un tant soit peu d’amour pour la RDC et pour son peuple.

Notre choix
Nous, la nouvelle classe politique/ opposition nationaliste, avons un rêve. Le rêve de voir notre Pays devenir comme les autres pays démocratiques du monde ; Un pays normal. Un pays où l’exception est effectivement exceptionnelle et la norme est le respect des lois !

La République Démocratique du Congo doit devenir un pays où la constitution et les lois de la République sont respectées par tous. Nous rêvons que notre pays connaisse une succession permanente des cycles électoraux complets. Avoir des dirigeants légaux et légitimes à tous les niveaux. Au niveau local, municipal, urbain, provinciale et au niveau national.

Assister enfin, au milieu d’une foule en liesse, où les chants et les cris de joie soit accompagnés de quelques larmes. Larmes de joie pour ceux qui ont gagné et de dépit pour ceux qui ont perdu ! Assister donc à une passation de pouvoir normale et apaisée entre un président de la république élu et un autre sortant. Tous les deux vivants ! Le sortant saluant avec joie le nouveau et lui souhaitant bonne chance !

Assister à la remise par l’ancien président de la clé du bureau présidentiel et celle de résidence officielle du chef de l’Etat ! Assister à son retour chez lui à la maison en toute sécurité et sous les acclamations et la reconnaissance de tous pour avoir rendu à la nation les services dont il était capable de donner.

Nous choisissons le dialogue suivi de la transition comme la piste de sortie de crise la mieux indiquée pour la réalisation de ce rêve !

Cette transition se calque totalement sur le calendrier électoral et ne prendra que le temps qui dépasse le délai constitutionnel dans ce calendrier.

Recommandations
A l’issue du Conclave, la nouvelle classe politique/ opposition nationaliste recommande ce qui suit :

Le Dialogue national et Inclusif doit être un moment d’arrêt où nous devons nous mettre d’accord pour corriger toutes nos erreurs une fois pour toutes, et faire de la RDC un pays démocratique comme les autres, respectant les standards démocratiques internationaux !
A l’issue du Dialogue nous proposons une transition dont la durée est déterminée par le temps minimal nécessaire pour préparer et organiser un cycle électoral complet ! Des élections de la base au sommet !
Nous aimerions que ce Dialogue soit tenu pendant cette période ou les deux institutions ayant un mandant du peuple sont encore dans leur légitimité ! A savoir l’Assemblée nationale et le président de la république. Cela pour endosser les accords politiques issus du Dialogue.
Partant de la divergence de l’article 70 de notre constitution, une convention constitutionnelle doit être négociée pour éviter de toucher à la constitution et de l’énerver. Cela permettra une entente commune sur l’entendement de cet article. Sur cette base, la transition sera négociée et aura pour mission principale de parachever un processus électoral qui devra déjà être en cours.
La révisitation du bureau de la CENI, la restructuration de la territoriale, des Assemblées et institutions hors mandats, la mise en place d’un gouvernement de transition dirigé par l’opposition, doivent faire partie des accords politiques du Dialogue.
Le gouvernement de transition aura pour missions:
Préparer et organiser un cycle électoral complet et digne de ce nom, allant de la base au sommet
Procéder au recensement pour doter chaque congolais d’une carte d’identité ou qu’il soit, au pays comme à l’étranger
Mettre en place un programme social minimal pour alléger tant soit peu la misère dans laquelle croupit notre peuple.
Réaliser la remise et reprise et remettre le pouvoir et les rênes du pays au nouveau président élu dans la paix et la concorde nationale.
7. Les animateurs des institutions exécutives de transition ne seront pas candidats aux élections dont le processus sera en cours.

8. A l’issue du Dialogue, la cérémonie de réconciliation nationale et de pardon mutuel, qui a raté après la CNS, doit être réalisée cette fois après le DNI. (Dialogue National et inclusif). Que les fautes, les erreurs, les péchés connus et non connus des uns vis-à-vis des autres, soient finalement enterrés au monument de la concorde nationale pour la paix de cœurs, la paix dans le pays et le bonheur de notre peuple. Ce monument érigé en face du palais du peuple devrait être inauguré à l’issue de la CNS. Tous les conférenciers devaient laver les mains en signe de pardon et de réconciliation. La cérémonie n’avait jamais eu lieu parce que la NCS avait atterri en catastrophe ! Nous insistons pour que cette cérémonie ait impérativement lieu à l’issue du Dialogue.

9. L’opposition nationaliste en conclave, mettent la nation en garde, contre toute tentative de mettre sous éteignoir une seule liberté, en ouvrant un intermède sans cette liberté, sous prétexte des difficultés que connaît le pays !

10. Une loi organique portant statut d’ancien chef d’Etat congolais soit votée.

Telles sont, en résumé, les conclusions des travaux du conclave de la nouvelle classe politique/ opposition nationaliste.

Fait à Kinshasa, le 11 janvier 2016

Honorable Steve MBIKAYI

Président du Conclave,

Porte-parole de l’Opposition Nationaliste,

Leader de la Nouvelle Classe Politique et Sociale
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