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*Le débat sur le processus électoral était très houleux à la Cité de l’Union Africaine. Les délégués de l’opposition et de la majorité se sont affrontés avec des arguments techniques et politiques. A l’issue de ces échanges, il faut avouer que les divergences persistent. D’un côté, l’on soutient l’hypothèse selon laquelle il est impossible d’organiser les élections dans le délai. De l’autre côté, l’on s’en tient au respect de la Constitution et aux principes de l’alternance démocratique au sommet de l’Etat. L’on a, également, noté la volonté des uns et des autres d’aboutir à un accord politique qui permettrait d’élaborer un calendrier électoral consensuel. Alexis Thambwe Mwamba, Vital Kamerhe, José Makila, Jérôme Bonso, Mfumu Ntoto, … tous ont exprimé le vœu de sortir de ce dialogue avec un accord consensuel. Co-modérateur de la Majorité présidentielle au dialogue, le Ministre de la Justice, Droits humains et Gardes des sceaux, Alexis Thambwe, a révélé, sans mâcher les mots, qu’il était totalement impossible d’organiser les élections dans le délai constitutionnel. Aussi, sur les trois options présentées par la CENI, le Co-modérateur pour le compte de la majorité présidentielle, lui, choisit la troisième. Appuyant sa position, ce membre de la majorité pense qu’il ne fallait pas se voiler la face. Car, il n’y aura pas assez de temps pour les élections.

«Les débats, tels qu’ils ont été présentés et ma conviction personnelle, ce que le délai constitutionnel entendu comme élection présidentielle devant se dérouler au cours de cette année, ça c’est mon entendement et aussi l’entendement de beaucoup de personnes qui sont intervenues dans cette salle, est totalement impossible. Mais, d’autres parmi les délégués estiment qu’il est encore possible », a déclaré Thambwe Mwamba. Pour lui, aller aux élections sans renouveler le fichier électoral « signifie qu’on laisserait de côté à peu près dix-sept millions d’électeurs qui ne seraient pas pris en compte ». Le Co-modérateur de la MP a dit sa ferme volonté de pouvoir arriver à un accord. D’où, la raison de la poursuite des débats sur les exposés techniques qui ont été faits notamment, par des personnes extrêmement compétentes. Exposés qui ont démontré, noir sur blanc, l’incapacité d’organiser, dans le délai constitutionnel, les élections en RD. Congo.

L’opposition aussi veut un accord politique

Vital Kamerhe n’est pas allé par le dos de la cuillère, pour faire savoir la volonté de l’opposition sur ce forum qui décide de l’avenir de la nation. Déjà, lors de la présentation, par la CENI, de la situation électorale, le Co-modérateur de l’opposition avait dit, devant la presse, que l’heure n’était pas au jugement, plutôt à la recherche des solutions. Mercredi dernier encore, Vital Kamerhe a indiqué que sa composante s’en tient toujours au respect de la Constitution. Par ailleurs, il estime nécessaire de trouver un accord politique pour sortir de l’impasse électorale. «Ce que nous recherchons, ici, c’est un consensus qui doit se constater par un accord politique», a-t-il indiqué. A l’en croire, cet accord devra mettre fin aux divergences sur le fichier électoral.

«Pour aller aux élections avec un fichier que la majorité qualifie de corrompu, l’opposition dit qu’il est infecté par un virus et la société civile estime qu’il est inapproprié, il faut un accord politique », a conclu M. Kamerhe.

José Makila pour un calendrier électoral acceptable

Gouverneur de la Province du Sud-Ubangi et Président national de l’ATD, l’opposant José Makila Sumanda a estimé qu’un calendrier électoral « acceptable par tous » devrait être proposé à la fin de ce forum convoqué par le Chef de l’Etat, pour permettre la tenue d’élections «crédibles » et « apaisées ». Profitant de cette même occasion, il a plaidé pour un compromis politique qui permettra d’organiser des élections selon les attentes de l’ensemble de la population congolaise. Pour lui, il est très important de sortir de ce forum avec un calendrier consensuel acceptable par tous. C'est-à-dire, participants au dialogue et l’ensemble du peuple Congolais.

She Okitundu pour la troisième option de la CENI

Parmi les délégués de la majorité présidentielle, il y a lieu de souligner que le Sénateur She Okitundu est parmi ceux qui participent activement aux travaux de ce dialogue, avec des interventions et propositions pratiques. Il a, sans désemparer, soutenu le troisième schéma proposé par la CENI. «Nous sommes pour la troisième option : la révision du fichier électoral totalement avant d’élaborer le calendrier électoral », a-t-il fait savoir.

Jean-Lucien Bussa pour le respect de la Constitution

Coordonnateur et Porte-parole du Front des Démocrates, le Député National Jean-Lucien Bussa ne jure que par le respect de la Constitution et des lois de la République, quant au processus électoral. Aussi, l’élu de Budjala, dans l’ex-province de l’Equateur, a-t-il reconnu que le débat était houleux.

«Le débat était assez difficile parce que l’opposition a tenu au principe d’alternance démocratique, conformément à la constitution », a-t-il indiqué.

Mfumutoto, la troisième voix, se veut réaliste

Représenté aux travaux du dialogue national inclusif par Mfumutoto, la troisième voix, se veut, plutôt, réaliste. Elle estime que le plan de la CENI atteste qu’il ne faut pas prendre en compte l’hypothèse d’organiser les élections dans le délai constitutionnel.

Jérôme Bonso contre l’organisation des élections bâclées

Expert en questions électorales et Président de la Ligue Nationale pour les Elections Libres et Transparentes, LINELIT en sigle, Jérôme Bonso a eu des mots justes pour dire sa volonté de voir le pays organiser les élections dignes et démocratiques. D’où, pense-t-il, il faut éviter l’organisation des élections dans la précipitation. Ceci permettrait d’éviter, comme en 2006 et 2011, des crises postélectorales inutiles.
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