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La nation en danger! Les dernières cartes de Joseph Kabila : Scène II
Comme nous l’avons annoncé dans notre dernière édition, Julien Paluku serait en train de vivre ses derniers jours comme Gouverneur de la Province du Nord-Kivu.


Aux Origines de l’apogée de Julien Paluku

Pour rappel, c’est le 27 janvier 2007 qu’il avait élu à la tête de cette province sur le compte du RCD-KML de Mbusa Nyamwisi. Quelques années plus tard, suite à ses ambitions politiques, il divorce avec son Mentor Mbusa Nyamwisi, Julien Paluku rejoint le camp de Joseph Kabila, peu avant les élections de 2011. Le divorce est consommé entre Mbusa et Paluku. Après les élections de 2011, Julien devient l’homme de confiance de Joseph Kabila. A la demande de Joseph, Julien abandonne son fauteuil au sein du parlement national et rentre à Goma pour continuer à présider aux destinées du Nord-Kivu. En 2012, il fonde son propre parti, le Burec, qui va devenir dans les mois qui suivent le fer de lance des idéaux de Joseph Kabila dans le Nord-Kivu. L’appartenance à ce parti devient même le critère pour être engagé dans les services de l’Etat. Mais ce mariage de contre-nature n’est pas apprécié par ses électeurs et petit à petit Paluku voit sa popularité baisser au sein de la population du Grand-Nord.

Le déclin inattendu de Julien Paluku


D’une manière inattendue, Julien Paluku s’est retiré dans un silence absolu. On n’attend plus sa voix sur la place publique. A sa place, ce sont ses supporteurs qui postent des messages pour rassurer le public. Benilubero s’en est inquiété et a voulu savoir ce que devient le porte-parole des gouverneurs de la RD Congo. Les investigations menées révèlent que le divorce est consommé entre Julien et Joseph et qu’avec ce divorce le déclin de l’homme fort de Goma a commencé.


Tout commence le 04/08/2016 lors de la rencontre entre le président de la RDC et celui de l’Ouganda. Joseph Kabila est reparti fou de colère car certainement il en repart à vrai dire mains vides, dans le sens où il était allé signer des accords sur l’envoi des militaires ougandais en RD Congo. Ce qui ne fut pas le cas. La colère est tellement incontrôlée que Joseph va décider de rentrer à Beni la nuit, sur une route que personne ne s’hasarde à parcourir après le coucher du soleil.


Le lendemain, il reprend la route de Kasindi pour se rendre compte de la dégradation du pont la rivière Semuliki en vue de son éventuelle réparation. A deux Kms de la rivière, il demande à sa délégation de le laisser partir seul. Après trente minutes, il téléphone à sa délégation de le rejoindre sur le pont. Cette attitude n’est pas sans bien sûr susciter des questions, vu que nous sommes en pleine forêt, considérée comme une zone rouge, où passent les présumés ADF. A son retour à Beni, il s’enferme dans sa résidence et supprime toutes les audiences. Pour raison de repos, pourrait-on penser.


Rien ne sert à raconter tout le programme de la suite de la visite du Chef de l’Etat ; elle est encore fraîche dans la mémoire des lecteurs de benilubero.com : accueil de différentes couches sociales à Beni ; départ de Joseph au Tchad ; séjour de Joseph à Butembo avec comme point d’orgue l’inauguration de l’Avenue présidentielle pendant laquelle il va suivre les discours élogieux de la ville et du gouverneur du Nord-Kivu d’une part et, d’autre part, suivis de sa promesse la fin de la guerre ; visite de Joseph à Kigali etc. Jusqu’à ce moment, tout semble au beau fixe entre Joseph et Julien.


Attardons-nous à la date du 13/08/2016, une date qui est devenue emblématique dans le génocide du peuple Yira. Rwangoma baigne dans le sang ! Plus de 127 personnes tuées et égorgées, sans compter des enfants que l’on ne verra jamais et qui auraient été jetés dans la rivière Semuliki, à en croire certains témoins. Ce carnage intervient quatre jours après que Joseph ait dit à Butembo : « Il y a des gens qui affirment que j’apporte la guerre. Il n’en est pas ainsi. Lorsque vous me voyez vous devez voir la paix. Eh bien je vous dis que la paix est arrivée ». Julien n’en revient pas. Il subit ce carnage comme une humiliation car il intervient dans une ville qu’il maîtrise bien et surtout après avoir fait l’éloge de son maître. Le coup est dur et il en ressort avec une santé affaiblie. Mais comme si cela ne suffisait pas, Joseph lui confie une mission suicide qui n’est pas facile : faire arrêter les proches de Mbusa Nyamwisi, notamment ceux qui vivraient Kampala, pour qu’ils soient traduits en justice et accusés de recruteurs des ADF. L’objectif au final est bien sûr de présenter Nyamwisi comme le sponsor financier de ces présumés ADF. Evidemment, rien de tout cela ne fut accompli.



Le régime se réfugie alors derrière la thèse du terrorisme international mais sans succès ! Car aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur, en témoigne la dernière déclaration du nonce, le problème sera présenté comme interne et partant les responsabilités du gouvernement affirmées. Evariste Boshav, Matata Ponyo, Nyonyi etc. seront tous hués par la population qui aura finalement compris que le régime est complice. On connaît la suite : tous vont repartir la queue entre les pattes !

La santé de Julien Paluku ne s’améliore pas. Et comme si cela ne suffisait pas, certains proches de Julien sont arrêtés, comme Mr Roger Kahe, Jeff Katulamo. Des militaires rapprochés de sa garde rapprochée sont renvoyés dans leurs unités. C’est le cas de Raul Vuyuri, pour ne citer que ce cas. Joseph rentre à Kinshasa et demande à Julien de le rejoindre d’urgence. Arrivé sur place, Julien sollicite la permission de se rendre à l’étranger pour se faire soigner. Joseph la lui refuse mais demande qu’il soit soigné sur place ; quitte à faire venir son médecin de l’étranger. Nos sources renseignent que Julien est bel et bien à Kinshasa où il vit en résidence surveillée avec sa famille qui l’a rejoint d’urgence de Nairobi sur ordre de Joseph.

Voilà comment les massacres de Rwangoma ont déclenché le déclin de l’homme fort de Goma. Toujours selon nos sources, Julien pourra être traduit en justice dans les jours à venir pour implication directe dans les massacres de Beni et pour enrichissement illicite ! Son Hôtel Okapi figurerait déjà parmi les biens mal acquis à être saisis par la justice.

Qui est le remplaçant de Julien Paluku ?


Il s’appelle Bertin Kirivita, un extrémiste Hutu très proche des services du renseignement rwandais, de Serufuli et de Seninga. Avec ces derniers, il figure parmi les hommes forts de la milice Nyantura de Serufuli. Bertin Kirivita est accusé dans les massacres des Nande à Binza. Il est surtout connu comme celui qui aurait créé le concept du Hutu-Nande et joué un grand rôle de coordonateur dans le dossier du déplacement des immigrants inconnus vers Ituri, Boga Chabi. Ce trio Kirivita-Serufuli-Seninga constitue non seulement un danger pour le Nord-Kivu mais aussi pour la communauté hutu qu’ils ont déjà prise en otage et dont ils ont sali la réputation, à cause de leurs idéologies extrémistes. Comme le gouverneur est élu par le parlement provincial, Kabila a profité de son séjour à Goma pour être sûr que la majorité absolue des parlementaires respectera la consigne, le moment venu.

Quel est l’avenir du Nord-Kivu avec ce criminel a sa tête.


Le règne de Serefuli est encore frais dans la mémoire la population du Nord-Kivu. Et combien la situation socio-sécuritaire était chaotique pendant son règne. Pour ne citer qu’un exemple, en 2003. Des groupes armés furent créées par le gouverneur lui-même. Une ONG terroriste, TPD, vit le jour pour financer la milice d’autodéfense hutu, aujourd’hui cachée sous le tenu de la milice Nyantura. Plusieurs opérateurs économiques avaient fui Goma. Avec Bertin Kirivita à la tête de la province, c’est le règne de Serufuli qui est de retour ! Le vieux démon de diviser la province en deux parties, le Grand Nord et le petit sud risque de ressurgir. Le mouvement des immigrants inconnus vers le Nord et la province orientale va s’empirer, avec au passage la continuation du génocide du peuple Nande. Et petit à petit, la balkanisation de la RD Congo pourra prendre forme et devenir une réalité.


Ainsi benilubero online en appelle à tous les hommes politiques de la RDC, qu’ils soient de l’Est ou de l’Ouest ; du Nord ou du Sud, de se réveiller de leur torpeur et de faire de la situation sécuritaire au Nord-Kivu une priorité ! Car sans le Nord-Kivu et l’Ituri, la RD Congo n’existera plus. Sous le même angle d’idées, le dialogue qui ne vise les élections mais sans avoir au menu le Kivu et Ituri, la problématique du génocide de Beni et de ces immigrants inconnus dans le Grand Nord et en Ituri au menu ne sera qu’une montagne qui accouchera d’une souris.


Kabila à Goma ! Bertin Kirivita à Rutshuru ! Fall Sikabwe à Butembo-Beni ! Mundos à Eringenti et en Ituri ! Une vraie Tsunami aux conséquences tragiques qui plane déjà dans le ciel à l’est de la République démocratique du Congo !



« On comprend ainsi le grave danger de toute rallonge au pouvoir de Joseph Kabila. Les congolais dignes de ce nom doivent refuser toute forme de transition. En effet, au vu de ce qui se passe au Kivu-Ituri, toute transition au-delà de décembre 2016, donnerait du temps et des moyens au gouvernement congolais qui est, de toute évidence, complice de l’occupation rwandaise du Kivu-Ituri en cours » (Père Vincent MACHOZI, le 19 mars 2016, parole qui a valu son assassinat le jour suivant).


©Beni-Lubero Online.




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