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Le dialogue tend à sa fin, la saison des supputations est ouverte. Au sein de la Majorité comme de l’Opposition.

On parle de plus en plus d’un accord politique dont l’un des points saillants serait la mise en place d’un gouvernement dit de consensus ou d’union nationale dirigé par une personnalité issue de l’Opposition.

Il semble que cela soit solidement ancré dans les us des acteurs politiques RD-congolais qui ne se rencontrent jamais sans terminer par le partage du gâteau.
En sa qualité d’acteur politique et de parlementaire, le député national Henry Thomas Lokondo refuse de souscrire à ce scenario.

Il dit fonder son refus sur les raisons constitutionnelles et politiques.
Lokondo rappelle que la Constitution ne reconnait pas un gouvernement de consensus ou d’union nationale.

L’article 78 de la Constitution stipule: «Le Président de la République nomme le Premier ministre au sein de la Majorité après consultation de celle-ci… Si une telle majorité n’existe pas, le Président de la République confie une mission d’information à une personnalité en vue d’identifier une coalition».
Tout en rappelant ces prescrits, l’ancien conseiller diplomatique de Joseph Kabila déclare: «On ne peut pas mettre en place un gouvernement de transition, ni de consensus, moins encore un gouvernement d’union nationale, sinon on mettra une grosse croix sur la Constitution que tout le monde promet de respecter, y compris la Communauté internationale par la résolution 2277».
Lokondo estime qu’il serait malsain de «mettre en place un gouvernement dont le Premier ministre sortira de l’Opposition qui est d’ailleurs plurielle et dont les autres membres très significatifs sont en dehors du dialogue». Le faire c’est, encore une fois à son avis, «violer gravement la Constitution, mettre en péril la cohésion nationale et consacrer la fin de l’Etat».
Ce serait aussi, constate-t-il, «mettre fin à la qualité de certains opposants qui sont au dialogue qui d’ailleurs avaient dénié aussi à l’Opposition républicaine de Kengo la qualité de membre de l’Opposition au Comité préparatoire et qui -OR- a bénéficié d’un quota spécial»… par magie.
Lokondo appelle les parties à se focaliser sur le plus important, selon lui, notamment «la mise en œuvre de l’accord politique qui doit s’articuler principalement sur le délai de la mise en place du fichier électoral, du chronogramme de l’organisation des élections et de leur financement».

Il insiste sur le pilotage de ce mécanisme par la Communauté internationale pour des raisons de neutralité et de partialité.
Indépendant d’esprit, Lokondo a toujours raffolé d’un débat républicain depuis le Sénat où il a rempli son mandat entre 2006 et 2011 avant d’être élu député national à Mbandaka.

Il ne fait l’ombre d’aucun doute que cette prise de position de Lokondo risque de provoquer des insomnies dans les rangs de ceux qui ne cessent d’échafauder des plans pour se faire gratifier du poste de Premier ministre. Plusieurs noms de candidats virtuels circulent dans les salons huppés de Kinshasa.
Natine K.
africanews
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