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Plus d’espaces verts. Pas de conduites d’évacuation d’eau. Pas non plus le moindre vide pour un petit Wenze. Entre les parcelles, les allées sont trop étroites. Sur un sol sablonneux, poussent des constructions d’une architecture moderne. Y compris des maisons à plus de deux étages. Nous voilà donc Mpasa I. Situé immédiatement après l’ex- Centre d’entraînement des troupes aéroportées (CETA), ce quartier de la commune agro-pastorale de la N’sele suscite beaucoup de convoitise. Nombreux sont des Kinois, pour la plupart anciens locataires des communes du centre la capitale, qui sont devenus propriétaires de parcelles dans cette banlieue Est de la ville.

Cependant, le lotissement de ce site pose un sérieux problème d’absence de normes urbanistiques. Chaque nouvel acquéreur construit comme il entend. En tout cas, personne ne semble prendre en compte la gestion de l’environnement. Quiconque y arrive, se croirait dans un gros village. Selon des témoignages que Forum des As a recueillis hier sur place, ce désordre est l’œuvre des fameux chefs coutumiers, vendeurs de terres, entériné par des agents du cadastre foncier.

UN MAUVAIS PRESAGE
Du point de vue du relief, le quartier Mpasa parait encore jusqu’ici à l’abri des érosions. Après la pluie, l’eau est presqu’immédiatement absorbée par le sable. Il s’agit ici d’un avantage comparatif que la plupart des quartiers des anciennes municipalités de la ville n’ont sans doute pas. En l’occurrence certains coins des communes de Mont-Ngafula, Ngaliema, Selembao, Matete et Lemba. La liste est bien loin d’être exhaustive. La question est de savoir, pendant combien d’années le quartier Mpasa I conservera ce privilège.
A priori, de nombreux observateurs pensent que le mal n’est plus loin. Ils fondent ainsi leur argumentaire sur un état des lieux qualifié d’inquiétant. Sur ce tableau s’affiche entre autres, le manque de caniveaux. " Si à ce jour, le quartier Mpasa est épargné des éboulements de terre, c’est à cause du faible taux de sa population. Certes, le site est totalement morcelé. Mais il n’est pas encore totalement habité. La plupart des propriétaires de maisons ici hésitent encore d’y habiter pour des raisons diverses. Certains prétextent l’insécurité. D’autres, attendent l’adduction d’eau potable. D’autres encore estiment qu’ils ne peuvent pas habiter dans un quartier non entièrement électrifié. C’est pour dire qu’une fois, toutes ces conditions remplies, ces détenteurs de livrets parcellaires finiront par occuper leurs domaines. Par conséquent, la population augmentera ", a déclaré à Forum des As, Jérôme Kungasa, ancien locataire à Lemba, devenu bailleur à Mpasa.
Instruit par l’expérience d’autres quartiers des communes de Kinshasa, notre interlocuteur a estimé que le nombre d’habitants d’un quartier impacte sur l’environnement. " Au fur et à mesure que le site est occupé, le sol a tendance à s’affaisser. Et, dans un quartier comme le nôtre, où les canaux d’évacuation d’eau de ruissellement sont quasi inexistants, il y a de quoi craindre une catastrophe foncière à long terme ", regrette Jérôme. Ce qui est décrié à Mpasa I, vaut également pour le quartier voisin de Mpasa II. Sans doute que les mêmes inquiétudes doivent être ressenties par les habitants de certains coins du quartier Bibwa, toujours dans la même commune périurbaine de la N’sélé.
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