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Soucieux du sort du peuple congolais, cette formation politique est montée au créneau hier, lundi 5 septembre 2016, pour montrer aux acteurs politiques congolais et à tous les congolais éparpillés au monde entier la voie à suivre pour éviter au pays une effusion du sang, à l’instar de la situation présente au Gabon. D’où, l’impératif du dialogue en RD Congo. De l’objet du dialogue ? Congo Fort encourage la définition d’un cycle électoral complet à mettre prochainement en œuvre et, assorti d’un calendrier réaliste. Quant au format du dialogue, il souhaite un élargissement du nombre de participants jusqu’à un effectif de 750. Sous la direction de M. Frederick Mwenze Runiga, Secrétaire Général, une déclaration a été lue par le Professeur Michel Nsungu, Secrétaire Général Adjoint et rapporteur du parti. C’était au prestigieux cadre du restaurant Nzolantima, situé à la commune de Kasa-Vubu. Lisez, ci-dessous, la déclaration du Parti Politique Congo Fort.



POSITION DE «CONGO FORT» SUR LE DIALOGUE NATIONAL EN RD CONGO,

A LA LUMIERE DE RECENTS EVENEMENTS GABONAIS.-

Réunis en atelier ce dimanche, 4 septembre 2016, et, à l’occasion, ayant évalué la situation politique du pays, à la lumière notamment des évènements récemment survenus en République Gabonaise sœur, les dirigeants et cadres de « Congo Fort » ont résolu de faire la déclaration publique, ci-après reprise.

A. DE LA PATRIE

Comparaison n’est peut-être pas raison ;mais, Congo Fort, considérant la crise post-électorale au Gabon, estime que celle-ci est, à la fois, un douloureux rappel et un sévère avertissement pour les Congolais, concernant leur propre destin politique.
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, comment ne pas signaler et appréhender le fait qu’appartenant à un pays qui, plus que Gabon, fait l’objet de convoitises étrangères, de la part des puissances impérialistes et celles d’argent, la classe politique congolaise est toujours exposée aux risques d’aliénation et de manipulation ?
A voir les ambitions présidentialistes et la hargne martiale particulièrement affichées par certains opposants au régime Kabila, aujourd’hui, que ne risque pas notre pays, en termes de feu et de sang, en cas d’une élection présidentielle organisée dans les conditions politiques actuelles ?
Sous le fallacieux prétexte du respect de la Constitution, des personnages ayant, pour la plupart, adopté des nationalités étrangères, au mépris de l’article 10 de notre Constitution, abusent de la bonne foi du peuple, à coup d’argent et d’illusions, en visant de le mobiliser et de l’impliquer dans les entreprises de sa propre destruction.
Face au fléau menaçant, considérant donc que la patrie est éminemment en danger, « Congo Fort » s’attelle à l’œuvre de la conscientisation patriotique de notre peuple et convie toutes les forces patriotiques du pays à s’y déployer aussi ou davantage, en nous attaquant particulièrement et systématiquement à la propagande anti-patrie, si généreusement et pernicieusement entretenue par les médias prétendument internationaux ou démocratiques.
A cet égard, « Congo Fort » exige, du Gouvernement de la République, la mise sur pied d’un programme national d’information, comportant un volet utile de riposte en face des radios étrangères franchement installée pour notre intoxication.
B. DE L’OPPORTUNITE DU DIALOGUE NATIONAL

Congo Fort relève, avec un réel intérêt, s’agissant du Gabon, que de nombreuses voix s’élèvent, aujourd’hui, à travers ce qui se qualifie pompeusement de Communauté internationale, pour recommander aux Gabonais de « dialoguer », afin d’éviter le chaos au pays et de sortir celui-ci de la crise postélectorale actuelle.
Congo Fort s’en félicite et en profite pour réaffirmer, particulièrement à l’intention de notre peuple, à tous les congolais qu’en toutes situations politiques critiques, à travers l’humanité, les gens s’en sortent par le dialogue en négociant, comme alternative à une confrontation brutale. En cas de tension donc, c’est –à- dire de rupture du consensus social ou politique, par essence, la démocratie ne pourrait s’accommoder que du dialogue et de la négociation , à l’aune de l’intérêt général ou du salut national.
Congo Fort rappelle qu’avant l’initiative présidentielle d’appeler les congolais à dialoguer, initiative à laquelle toutes les forces vives avaient adhéré , c’est le noyau radical de l’opposition qui réclamait ce « Dialogue ». Mais, d’où sont provenues les réticences, les conditionnalités et même les obstructions qui ont fait que, convoqué depuis fin novembre 2015, le Dialogue National a tant peiné à démarrer, demeurant mort-né neuf mois durant ? La réponse se trouve, sans aucun doute, dans l’inféodation de ces compatriotes à des forces néocolonialistes qui ont toujours cherché à nous imposer une démocratie sans souveraineté. D’où les échecs et mêmes les affres que nous déplorons à travers toute l’Afrique particulièrement francophone.
Au regard des nuages qui s’amoncellent à l’horizon congolais, que vivement se déroule et aboutisse le « Dialogue Politique National Inclusif » !
C. DE L’OPERATIONNALITE DU DIALOGUE NATIONAL

Congo Fort salue le lancement du forum, tel qu’entrepris le jeudi 1er septembre courant. Néanmoins, considérant les résultats du Comité Préparatoire et les orientations adoptées pour ces assises, espérant qu’il est encore possible de rectifier le tir pour parvenir à l’organisation d’un « dialogue » performant, « Congo Fort », s’inspirant de l’Histoire et de la Raison et prenant la Nation à témoin, préconise ce qui suit :
Que l’objectif du « Dialogue National » soit davantage précisé, en le focalisant sur la définition d’un cycle électoral complet à mettre prochainement en œuvre et assorti d’un calendrier réaliste et, le cas échéant, dérogatoire des délais constitutionnels actuels ;
Qu’en outre le principe d’une révision constitutionnelle, consécutivement au point précédent, fasse l’objet d’un accord politique ad hoc, comportant les matières spécialement concernées, par motif de cohérence ;
Que notamment cette révision constitutionnelle à promouvoir porte aussi sur la possibilité d’instaurer, dans la Loi fondamentale, le principe et les modalités d’une gouvernance de « salut public », destinée à gérer les périodes exceptionnelles de la vie nationale, de manière à ne point parler incommodément de transition politique ;
Que le format du dialogue soit relevé, en portant l’effectif à 750 participants, car il ne convient pas de perdre de vue que « les dialogueurs » sont à choisir plutôt pour leur représentativité qu’à cause de leur expertise et qu’une large représentation nationale dans ce forum en augmenterait la légitimité ;
Que, pour éviter de tomber dans le piège de la mauvaise foi des véreux et autres maîtres-chanteurs, l’accent soit mis sur la notion des forces vives de la Nation, plutôt que sur celle de partis politiques, même en termes de Majorité/Opposition ;
Que le « per diem », vu la conjoncture économique et la portée civique du forum, corresponde au strict nécessaire et se définisse comme une facilité de travail et non point une rémunération spéciale ;
Que les conclusions des travaux du forum soient adressés au Parlement National pour endossement, en la prochaine session de Septembre, au regard des dispositions pertinentes de la Constitution actuelle.
D. DE LA PARTICIPATION DES LUMUMBISTES

Le lancement et le déroulement des travaux du dialogue national interviennent au mois de septembre. Peu de Congolais s’en souviennent encore, malheureusement ; mais, septembre, précisément le 5 septembre, c’est le triste anniversaire de la tout première crise constitutionnelle congolaise, laquelle avait consisté à la révocation arbitraire du premier Chef du Gouvernement de la République, sous une injonction néocoloniale.
A la faveur de cette coïncidence, « Congo Fort », émotionné en plus du fait que l’anthologique discours de circonstance du Facilitateur s’était ce jour-là ouvert par une longue citation du légendaire Testament du Héros National Congolais, prédit, avec aisance, à tous que Patrice Emery Lumumba, n’en déplaise aux pourfendeurs, hantera et inspirera, pour le bonheur du Congo, les assises de notre Dialogue National. Incrédules, référez-vous à l’éclipse inattendue de ce jour !
En tout cas, les forces réellement patriotiques, au nombre desquelles Congo Fort se compte en première ligne, n’auront de cesse de barouder, par tous les moyens utiles, pour que la passion du Congo et le souci de la Souveraineté Nationale, c’est-à-dire de notre Auto-prise en charge, motivent, inspirent et déterminent les résolutions salvatrices que le Peuple est en droit d’attendre du Forum de la Cité de l’Union Africaine.
De ce fait, à qui de droit, «Congo Fort» exige qu’en vertu du principe de l’inclusivité et surtout pour cause de qualification patriotique spéciale, un quota significatif soit accordé aux lumumbistes pour leur participation au Dialogue National en cours.


Fait à Kinshasa, le 5 septembre 2016.-

POUR CONGO FORT,

Le Président National,

Polycarpe ELOHO OMIONGA
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