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Depuis quelque temps, 7 sur 7 rappelle à ses nombreux lecteurs, par devoir de mémoire, et par reconnaissance envers son combat pour l’Etat de droit démocratique dans notre pays, certains actes posés par le Prof André Mbata qui avait été le premier universitaire à s’opposer à toute révision constitutionnelle tendant à accorder un troisième mandat ou une présidence à vie à Mr Joseph Kabila.
Lancée lors de la conférence qu’il avait tenue à la Faculté de Droit de l’Université de Kinshasa en juin 2013, l’artillerie exceptionnellement lourde et meurtrière déployée contre le livre intitulé Entre la révision constitutionnelle et l’inanition de la nation rédigé par le Prof Evariste Boshab, alors
secrétaire général du PPRD, est entrée dans l’histoire intellectuelle de notre pays comme l’une des corrections les plus sévères administrées par un professeur d’université à l’un de ses collègues qui aura dépassé les bornes du servilisme ou de la trahison intellectuelle au nom de la politique du ventre. Le professeur des universités fustigeait les « thèses soporifiques » de « la politologie » faussement habillée en droit constitutionnel alors que tout le monde ou presque se taisait ou s’acoquiner avec le Léviathan pour ne pas subir les foudres de celui-ci. A l’époque, il n’y avait ni Dynamique de l’Opposition, ni G7, ni Front Citoyen, ni Rassemblement pour défendre la Constitution, et la métaphore de « troisième pénalty » était encore loin d’être trouvée.
L’histoire lui aura donné raison. Il n’y a pas eu tout comme il n’y aura pas de révision ni de référendum en vue d’un troisième mandat présidentiel en RD Congo. Il n’y aura pas non plus d’«inanition de la nation », mais plutôt l’inanition ou la mort politique des « tambourinaires », des « thuriféraires » du pouvoir, et d’autres protagonistes de la dictature comme les chantres de «wumela » et de « Kabila Désir ».
Dernièrement, 7 sur 7 puisait dans ses archives la lettre que le Prof André Mbata avait adressée au Président américain Barack Obama. Dans cette lettre datant d’août 2014, l’auteur de deux ouvrages sur Barack Obama lui demandait de peser de tout son poids pour contraindre les Satrapes africains de respecter les constitutions de leurs pays et de ne pas se cramponner au pouvoir à la fin de leurs mandats. Message capté 7 sur 7 par l’Administration américaine particulièrement en ce qui concerne la RDC comme le témoignent plusieurs messages de Barack Obama, son Secrétaire d’Etat John Kerry, son envoyé spécial Tom Perriello et le Sénateur Russ Feingold qui l’avait précédé.
Au début de la semaine qui s’achève, le 13 septembre 2016, 7 sur 7 exhumait aussi la lettre ouverte que le Prof André Mbata avait écrite au Président à Joseph Kabila le 13 septembre 2013. Dans cette lettre veille de trois ans mais toujours d’actualité, l’universitaire engagé à la cause de son peuple demandait à Joseph Kabila de pas céder aux tintamarres des sirènes et aux dia lelo (chants de louanges) de ses flatteurs de la Majorité présidentielle, mais plutôt de respecter la Constitution qu’il avait solennellement juré d’observer et de défendre, devant Dieu et la nation, en se retirant du pouvoir le lundi 19 décembre 2016.
Au moment où nous nous apprêtions à publier ces lignes, votre journal qui suit de très près ses activités apprenait que le Prof André Mbata était invité de l’Université Lincoln de Philadelphia aux Etats-Unis d’Amérique où Joseph Kabila devait aussi arriver pour les travaux de l’Assemblée générale de l’ONU à New York après une escale au Vatican pour demander conseils et probablement… se confesser auprès du Pape François. Prof André Mbata considère que ce voyage de Joseph Kabila sera sans doute le dernier qu’il effectue aux Etats-Unis et à l’ONU comme Président et chef de l’Etat de la RDC étant donné que son mandat constitutionnel expire le 19 décembre 2016. En ce qui le concerne, le Prof André Mbata fera un passage éclair à Washington DC pour s’entretenir avec des collègues et certains responsables américains avant de participer à la 4eme Conférence internationale sur Kwame Nkrumah pour parler de l’Union africaine et des changements inconstitutionnels de gouvernements en Afrique.
Joint pendant son escale à Frankfort en Allemagne, le Prof André Mbata nous a brièvement parlé de l’ancien président Abraham Lincoln qui avait aboli l’esclavage aux Etats-Unis ainsi que de son exceptionnelle contribution à la démocratie généralement définie comme étant le « gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple » suivant les mots utilisés lors du discours historique qu’il avait prononcé au cimetière de la ville de Gettysburg le 19 novembre 1863. L’universitaire congolais a promis un résumé de l’exposé qu’il fera à l’Université Lincoln.
En attendant, à quelques heures de la convocation par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) du scrutin pour l’élection présidentielle devant intervenir le lundi 19 septembre 2016, 90 jours avant l’expiration du mandat du Président en exercice, suivant l’article 73 de la Constitution, Prof André Mbata invite le Président Joseph Kabila, les leaders politiques congolais au pouvoir ou dans l’Opposition, les intellectuels, et l’ensemble du peuple congolais à se donner quelques minutes pour réfléchir sur les 10 pensées suivantes attribuées à celui dont l’Université porte le prestigieux nom avec quelques commentaires qui nous ont été communiqués par l’Assistante Muana Nyime Rosalie qui l’accompagne dans ce voyage :

La démocratie, c’est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple.
(Prof Mbata : La démocratie n’est donc pas le gouvernement par un homme ni pour un homme et son groupe de profiteurs).
Un bulletin de vote est plus fort qu’une balle de fusil.
(Prof Mbata : Le peuple aux urnes est plus fort qu’une armée, une police, et des services de sécurité au profit d’un seul homme à condition qu’il sache de servir de son vote. S’il vend son vote contre un calicot, un morceau de pain, ou quelques pièces d’argent, il aura hypothéqué son droit de maître et de souverain).
On ne peut pas changer de cheval au milieu d’une rivière.
(Prof Mbata : On ne change pas les règles de jeu alors que le match ou la compétition a déjà commencé).
De même que je ne veux pas être un esclave, je ne voudrais pas être un maître. Telle est ma conception de la démocratie.
(Prof Mbata : La conception de la démocratie du dictateur et de ses partisans est d’inverser les choses en mettant le peuple au service des gouvernants).
En donnant la liberté aux esclaves, nous assurons celle des hommes libres.
(Prof Mbata : Nous ne sommes vraiment libres que si nous respectons et défendons la liberté des autres).
Que l’on me donne six heures pour couper un arbre, j’en passerai quatre à préparer ma hache.
(Prof Mbata : L’alternance démocratique ne se décrète pas, elle se prépare et ceux qui la recherchent gagneraient à la préparer. La dictature est semblable à un baobab qui repousse si la tête n’est pas coupée et il faut bien préparer la hache pour éviter qu’il repousse et qu’un dirigeant plus ou aussi autoritaire ne remplace un autre).
Presque tous les hommes peuvent faire face à l’adversité ; mais si vous voulez tester le caractère de quelqu’un, donnez-lui le pouvoir.
(Prof Mbata : Ce n’est pas dans l’opposition ou pendant la campagne électorale, mais c’est quand ils sont au pouvoir que les hommes (et les femmes) politiques montrent leurs véritables faces).
Vous pouvez tromper quelques personnes tout le temps. Vous pouvez tromper tout le monde un certain temps. Mais vous ne pouvez pas tromper tout le monde tout le temps.
(Prof Mbata : Personne n’est capable de tromper le peuple pour toujours).
Le silence devient un péché lorsqu’il prend la place qui revient à la protestation ; et d’un homme, il fait alors un lâche.
(Prof Mbata : Un intellectuel ou une institution neutre n’existe pas. Se taire devant la dictature, la corruption, la prostitution, ou lorsque son peuple est brimé au nom d’un vilain apolitisme qui n’existe du reste pas constitue un acte de haute trahison et pas seulement de lâcheté vis-à-vis de son peuple).
Gardez toujours à l’esprit que votre décision de réussir plus importante que n’importe quoi d’autre.
(Prof Mbata : La décision du peuple congolais de remporter la victoire sur ceux qui l’ont assujetti et se servent de lui en prétendant le servir devrait rester inébranlable).
7sur7.cd
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