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C’est à l’Immeuble du Gouvernement que le Ministre Tryphon Kin-kiey Mulumba a choisi, vendredi 2 septembre courant, de réunir en atelier les experts et points focaux du Ministère des Relations avec le Parlement qui doivent produire un rapport sur le niveau d’exécution des recommandations du Parlement adressées au Gouvernement. Actualité politique oblige, Kin-kiey, qui a salué au passage le début des travaux du Dialogue politique devant permettre aux Congolais de résoudre leurs différends, a fait observer que la démocratie ne représenterait rien si l’Exécutif, sur qui incombe la gestion quotidienne de la chose publique et le Législatif, faiseur des Lois qui fondent l’Etat de droit et font avancer la Société, ne s’accommodaient pas dans l’accomplissement de cette mission de redevabilité, appelée gouvernance démocratique. Le Ministre va très bientôt se présenter devant le Parlement, dès que les experts et points focaux auront fini leur travail, pour préserver le contrat social qui régit les rapports entre électeurs et élus. Selon que Kin-kiey le dit, lui-même, il n’est pas possible, en démocratie, que les recommandations issues du Parlement, adressées à l’Exécutif, qui traduisent les préoccupations vitales de nos populations, puissent souffrir de non-exécution. Autrement dit, si l’Etat a institué un Parlement, formé de deux Chambres, s’il organise des scrutins fort coûteux, s’il fait élire Députés et Sénateurs, s’il fait valider leurs mandats, s’il verse émoluments et indemnités en milliards de Francs, ce serait un non-sens que les élus initient des questions orales et interpellations à l’adresse des Ministres et autres mandataires publics sans que les recommandations issues de ce processus dénommé contrôle parlementaire, et adressées à l’Exécutif pour une vie meilleure de chacun des Citoyens et de la Cité, s’évanouissent dans les placards encombrés, en clair, restent lettre morte. Kin-kiey s’est aussi interrogé sur ce qu’il adviendrait de la cohésion nationale, si un fossé existait entre gouvernants et gouvernés. ‘‘Comment le pays saurait cheminer vers cet objectif recherché, qu’est l’émergence du Congo à l’horizon 2030, Vision partagée de Joseph Kabila Kabange?’’, lance-t-il. Ci-après, son allocution à l’occasion de l’ouverture de l’atelier d’évaluation du niveau d’exécution des recommandations du parlement adressées au Gouvernement de 2014 à 2016.

ALLOCUTION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE MINISTRE DES RELATIONS AVEC LE PARLEMENT A L’OCCASION DE L’OUVERTURE DE L’ATELIER D’EVALUATION DU NIVEAU D’EXECUTION DES RECOMMANDATIONS DU PARLEMENT ADRESSEES AU GOUVERNEMENT DE 2014 A 2016

Kinshasa, Immeuble du Gouvernement, le 2 septembre 2016

Honorable Président de l’Assemblée Nationale,

Honorable Président du Sénat,

Excellence Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

Honorables Présidents des Commissions Politique, Administrative et Juridique de l’Assemblée Nationale et du Sénat,

Honorables Députés et Sénateurs,

Mesdames et Messieurs les Membres du Gouvernement,

Monsieur le Secrétaire Général du Gouvernement,

Monsieur le Secrétaire Général aux Relations avec le Parlement,

Mesdames et Messieurs Chefs d’Entreprises du Portefeuille, des Services et Etablissements Publics,

Mesdames et Messieurs,

Distingués invités,

D’entrée de jeu, laissez-moi dire tous mes remerciements au Premier Ministre, Chef du Gouvernement, S.E Monsieur Augustin Matata Ponyo Mapon pour le patronage et la présidence de cette cérémonie par la présence du Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Son Excellence Evariste Boshab Mabudj, que je tiens à saluer.

En ce moment historique fort au plan politique pour notre pays, où filles et fils de notre Congo entreprennent de mettre un terme à leurs incompréhensions en décidant de se parler, je voudrais, à l’occasion de la tenue de cet Atelier d’évaluation du niveau d’exécution des recommandations du Parlement adressées au Gouvernement, partager avec vous, Experts et Points focaux du Ministère des Relations avec le Parlement, des réflexions résumées en quatre questions que voici:

A quoi sert que l’Etat institue un Parlement, formé de deux Chambres, qu’il organise des scrutins fort coûteux, qu’il fasse élire Députés et Sénateurs, qu’il fasse valider leurs mandats, qu’il verse émoluments et indemnités en milliards de Francs, que les élus initient questions orales et interpellations à l’adresse des Ministres et autres mandataires publics si les recommandations issues de ce processus dénommé contrôle parlementaire, et adressées à l’Exécutif pour une vie meilleure de chacun des Citoyens et de la Cité, s’évanouissent dans nos placards encombrés, en clair, restent lettre morte?
Comment préserverions-nous le contrat social qui régit les rapports entre électeurs et élus lorsque les recommandations issues du Parlement, adressées à l’Exécutif, qui traduisent les préoccupations vitales de nos populations, souffrent de non-exécution?
Que représenterait la démocratie si l’Exécutif, sur qui incombe la gestion quotidienne de la chose publique et le Législatif, faiseur des Lois qui fondent l’Etat de droit et font avancer la Société, ne s’accommodent pas dans l’accomplissement de cette mission de redevabilité, appelée gouvernance démocratique ?
Et quelle valeur donnerions-nous à la cohésion nationale, si un fossé existe entre gouvernants et gouvernés, et comment le pays saurait cheminer vers cet objectif recherché, qu’est l’émergence du Congo à l’horizon 2030, Vision partagée de Joseph Kabila Kabange?
Mesdames et Messieurs, la réponse me paraît claire: ce serait le gâchis!

De là le devoir qui incombe aux Ministres et autres mandataires publics, d’exécuter sans tergiverser les recommandations issues des Chambres - Assemblée Nationale et Sénat - qui participent à l’avancement des conditions de vie de nos populations, tâche dont se charge en l’espèce mon Ministère qui doit dresser un rapport à déposer au bureau de chacune des deux Chambres.

C’est le but de cet Atelier qui, pendant cinq jours, va évaluer, secteur par secteur, le niveau d’exécution des Recommandations du Parlement.

Le rapport renseignera pour chaque Ministère le niveau d’exécution de chaque recommandation, les difficultés ou contraintes éventuelles rencontrées comme les pistes de solutions envisagées.

C’est le devoir de redevabilité qui incombe à l’Exécutif face au Législatif.



Mesdames et Messieurs, en vos titres et qualités, tout protocole respecté ;

Entre autres missions exigeantes que le Ministère des Relations avec le Parlement a reçues de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, aux termes de l’Ordonnance n°15 /015 du 21 mars 2015, qui fixe les attributions des Ministères, il y a en effet celles d’ «assurer le suivi des procédures de contrôle exercées par l’Assemblée Nationale et le Sénat sur le Gouvernement, les Entreprises du Portefeuille, les Services et Etablissements publics» dans le but d’harmoniser et de dédramatiser les relations entre le Législatif et l’Exécutif.

L’équilibre entre ces deux Institutions, piliers du système politique de notre pays, conditionne la stabilité institutionnelle, indispensable à la recherche du mieux-être et à l’entretien d’un climat permanent de paix.

Le processus d’évaluation du niveau d’exécution des Recommandations adressées au Gouvernement permet à l’Exécutif de mettre à la disposition des deux Chambres les résultats obtenus par son action, qui se retrouve ainsi consolidée à la base, matérialisée par l’adhésion permanente de la majorité du peuple congolais.

A partir des observations formulées face aux recommandations non exécutées ou en cours d’exécution, le Gouvernement identifie les pesanteurs à leur mise en œuvre et arrête des stratégies pour les juguler.

C’est le lieu de remercier les Membres du Gouvernement ainsi que les Mandataires des Entreprises et Services publics de l’Etat pour avoir mis à la disposition de mon Ministère toutes les informations sur le niveau d’exécution des recommandations se rapportant à leurs secteurs respectifs.

L’importance des objectifs poursuivis par cet atelier n’échappe à personne.

En réitérant mes remerciements au Premier Ministre, Chef du Gouvernement pour le patronage et la présidence de cette cérémonie par la présence du Vice-Premier Ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Son Excellence Evariste Boshab Mabudj, son représentant personnel, j’appelle chacun et tous à plus d’assiduité au cours de ces travaux en vue de produire dans le délai le rapport attendu par le Gouvernement en vue de sa présentation à la Représentation nationale.

Mesdames et Messieurs,

Je vous remercie.

Prof. Tryphon KIN-KIEY MULUMBA


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