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Dans son discours de rentrée le 15 septembre 2016, le président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku a indiqué que le respect de la Constitution prôné par tous signifie aussi le respect des «prérogatives constitutionnelles de chaque institution, stricto et lato sensu, du Gouvernement comme de la Commission électorale nationale indépendante, du Parlement comme du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication, etc.»
«La composante Majorité est désormais d’accord avec nous pour que le gouvernement soit sanctionné.

Nous avons également convenu que tous ceux qui ont gaspillé l’argent au sein de la CENI lors de prétendues opérations de fiabilisation du fichier électoral doivent être sanctionnés, à l’exception du président et de son vice-président qui sont arrivés aux affaires plus tard», a indiqué Vital Kamerhe, co-modérateur de l’Opposition au dialogue dans une interview accordée à Jeune Afrique le 14 septembre 2016.
Réunis mercredi 14 septembre 2016 au Pullman Hôtel autour du facilitateur Edem Kodjo, Alexis Thambwe Mwamba, Léonard She Okitundu, André Kimbuta et Aubin Minaku pour la Majorité présidentielle, d’une part, Vital Kamerhe, Samy Badibanga, José Makila et Jean-Lucien Bussa pour l’Opposition, d’autre part, ont trouvé un accord: l’élection présidentielle, les législatives nationales et provinciales auront lieu le même jour. Elles seront couplées avec les locales si les moyens techniques et financiers le permettent. Pour des raisons évidentes, Emmanuel Ramazani Shadari a été ravalé au rang de figurant.
«Tout le monde est d’accord pour dire que ce sera un nouveau fichier électoral», a fait savoir Alexis Thambwe Mwamba, confirmant du coup l’option de refonte totale du casier électoral.
Trois enseignements majeurs dégagés de cet important accord
Le principal enseignement dégagé de cet accord est que le Président Joseph Kabila reste en place pendant la période de transition dont la durée devrait également faire l’objet d’âpres négociations avant la fin du dialogue. Vital Kamerhe la considère comme «une période définie de façon objective», c’est-à-dire «le temps techniquement nécessaire pour organiser les élections après le 19 décembre 2016», en accord avec les experts, la CENCO et les partenaires internationaux.
L’autre leçon de taille tirée est que l’Opposition, qui a exigé et obtenu que la présidentielle soit organisée en premier lieu, a fait plier la Majorité sur ce point précis. La troisième est que l’accord trouvé est très proche de la proposition de l’Eglise Catholique, favorable au couplage de toutes les élections en vue de satisfaire tout le monde.
Vital Kamerhe a révélé les autres points abordés au cours de ces tractations.

Notamment, la démission du gouvernement Matata, sanctionné pour n’avoir pas su organiser les élections dans les délais constitutionnels et la purge de la Commission électorale nationale indépendante -CENI- pour le gaspillage de l’argent destiné aux opérations de fiabilisation du fichier électoral dont seuls seront épargnés le président Corneille Nangaa et le vice-président Norbert Basengezi Katintima, «arrivés aux affaires plus tard».
Tous ne parlent pas le même langage
Cependant, dans son discours de rentrée le 15 septembre 2016, le président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku a indiqué que le respect de la Constitution prôné par tous signifie aussi le respect des «prérogatives constitutionnelles de chaque institution, stricto et lato sensu, du Gouvernement comme de la Commission électorale nationale indépendante, du Parlement comme du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication, etc.».
De l’avis de Minaku, «aucune des résolutions du dialogue national, quelle qu’elle soit, ne se devra de s’affranchir du corpus constitutionnel perçu dans sa triple dimension sus-décrite». Tous ne parlent donc pas le même langage.
Natine K.
Africanewsrdc.com
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