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*Plus de 72 heures après les révélations du journal belge Le Soir sur des décaissements suspects des fonds destinés à la CENI et logés à la BGFI, le Président de la CENI organise la riposte et apporte des explications. Par ses services interposés, Corneille Nangaa déverse toutes ces accusations dans le lot de mécontentements. Il croit savoir que ZETES, la firme belge, qui avait fourni le matériel électoral à la RDC en 2011, dans le cadre d’un marché de gré à gré, devrait être à la base de cette agitation politico-médiatique qui aurait pour but de discréditer les autorités de la CENI.

D’après les proches du Président de la CENI, le marché perdu de plusieurs millions de dollars que pleure la Belgique a été attribué, cette année, à une entreprise française, GEMALTO, après avis d’appel d’offre conforme à la loi congolaise sur la passation des marchés. On ajoute que la Belgique serait, par ailleurs, mécontente, que le mini-sommet des Chefs d’Etat africains de la CIRGL ait apporté tout son soutien à l’Accord politique qui reporte l’élection présidentielle en avril 2018. La Belgique aimerait que les élections se tiennent en 2017. Or, la CENI, affirme-t-on, est une structure technique et non politique. Son travail, maintenant qu’un Accord politique a été conclu à la Cité de l’Union Africaine, c’est de travailler en respectant la Constitution et la loi organique qui la crée. Sur le fond de l’affaire, Corneille Nangaa atteste que les décaissements opérés n’avaient rien de suspect, car connus de la Questure de la CENI. Pour le Président de la CENI, il appartient désormais à BGFI Bank de réagir pour calmer les esprits et sécuriser les autorités de la Centrale électorale. Corneille Nangaa attend avec empressement les éclaircissements de BGFI Bank parce que la CENI est une cliente de la banque au même titre que d’autres clients. Il est, en tout cas, persuadé que la manière d’agir de la presse belge constitue une campagne d’intoxication tendant à désorienter l’opinion et à renforcer le climat de méfiance et de panique en RDC. En clair, BGFI Bank devrait démontrer que Jean-Jacques Lumumba, l’un des ses anciens cadres, a menti. Selon Corneille Nangaa, en effet, les retraits effectués par des comptables de la CENI sur le compte de la Centrale électorale à BGFI Bank, ont servi à payer en cash, le personnel et les temporaires. On a fini, dit-il, les opérations d’enrôlement dans le Nord-Ubangi. Il nous fallait, ajoute-t-il, payer les agents électoraux. «On vient de lancer les opérations dans l’ex-Katanga, les agents doivent être payés ». Le Président de la CENI dément, donc, les affirmations du journal Le Soir selon lesquelles le Gouvernement congolais a déjà versé à la CENI, depuis janvier 2016, 55 millions de dollars américains pour financer l’achat du matériel électoral. Et que, jusqu’en septembre 2016, la CENI n’avait utilisé que 900.000 dollars. Il restait, à cette date, 54 millions de dollars dans le compte de la CENI. L’article dont Corneille Ngangaa conteste le contenu, affirme que la CENI a un deuxième compte à BGFI, de 25 millions de dollars, où des individus auraient retiré 7,5 millions de dollars entre mai et septembre 2016, en plus du montant alloué à GEMALTO. D’après le Président de la CENI, il n’y a rien de suspect dans tout cela. Le retrait de 350.000 dollars effectué par la comptable Kibango Mujinga Doris n’a rien d’anormal. Pas, non plus, les 700.000 et 1.500.000 dollars décaissés par Lenge Upungu Christelle. Comme quoi, Claire Kisula, qui a retiré 1.065.000 dollars, avait reçu l’autorisation de la Questure de la CENI. Qui dit mieux ?

La Pros.
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