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Dans un article publié le 25 juillet dernier, « Congo Indépendant » rapportait qu’un groupe chinois était candidat repreneur de la Banque internationale pour l’Afrique au Congo (BIAC). Et que derrière ce consortium se dissimule une des « sœurs de … » en la personne de Ruwet Mtwale «Kabila». Ceux qui ne le savent pas, « Mtwale » semble être le véritable patronyme de Joseph, Jaynet, et Zoé. Le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC) vient de donner un «avis favorable» à la demande d’agrément introduite par ce Groupe. Dans une lettre datée du 1er octobre 2016, le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), Déogratias Mutombo Mwana Nyembo, donne à la « China Taihe Bank of Congo » l’avis favorable à sa demande d’agrément en qualité de banque opérant au Congo-Kinshasa.



Après avoir relevé que les différentes personnes impliquées (sans préciser les noms) « dans le projet soit en qualité d’apporteur de capitaux, soit au titre de dirigeants, exposent un profil acceptable (…) », le gouverneur de la BCC fait à peine allusion à la BIAC. « (…) l’ambition manifestée par les promoteurs de la résolution de la crise qui prévaut à la BIAC constitue une motivation de plus qui plaide pour la réalisation du projet », lit-on vers la fin de la lettre.



Le numéro un de la BCC d’inviter les «investisseurs chinois» à fournir «certains documents » qui manquent et à payer les frais d’agrément estimées 116.000 USD TVA comprise auprès de la direction de la Surveillance des intermédiaires financiers.





Troisième banque commerciale au Congo-Kinshasa avec pas moins de 500.000 comptes, la BIAC a vu ses « difficultés de trésorerie » prendre l’allure d’une descente aux enfers à partir du mois de mars de l’année en cours. Des experts ont vite parlé de « faillite ».



A tort ou à raison, des doigts accusateurs ont été pointés sur le Premier ministre Augustin Matata Ponyo. Il a été reproché à ce dernier d’avoir ordonné à la BIAC de rembourser, sans délai, un prêt d’une quarantaine de milliards de francs congolais contracté auprès de l’Institut d’émission.



Après avoir placé la BIAC sous tutelle de la BCC, fin mai, le gouverneur Mutombo déposa plainte auprès du procureur général de la République contre les administrateurs et dirigeants de cet établissement (Charles Sanlaville, président du conseil d’administration; Elwyn Blattner, administrateur représentant de l’actionnaire majoritaire Sofia SA; Michel Losembe, DG et président du comité de direction; Melotte Robert, directeur; Michael Blattner, administrateur; Blaise Mbatshi, administrateur et Edouard Mambu Makhenzu, administrateur). La plainte a été classée sans suite.


Prête-nom
La démarche du « Gouv’ » a été perçue comme un faux-fuyantt. Et ce pour la simple raison que la BIAC était, de l’avis des observateurs, « malade » depuis 2010. Les services de contrôle et de régulation de la BCC ne pouvaient l’ignorer.

Coup de théâtre. La « Troïka stratégique » chère au « Premier » Matata tient une « réunion extraordinaire » un dimanche. C’était le dimanche 17 juillet. Pourquoi un dimanche? Y a-t-il un péril ? La réponse sera donnée par la qualité des participants. Outre les ministres du secteur économique et financier, on note la présence du gouverneur de la BCC.



Dans un communiqué publié le même jour par le service de presse de la Primature, on apprend que ladite rencontre a eu lieu « sur instruction du chef de l’Etat ». Et que l’ordre du jour ne comportait qu’un seul point : l’évolution du solde débiteur de la BIAC en les livres de la BCC. En clair, les intérêts du "raïs" et de sa famille ne peuvent attendre. ils ont préséance sur l’intérêt général.

En fait, plusieurs repreneurs étaient en lice pour relancer la BIAC. «Joseph Kabila avait instruit le gouverneur de la Banque centrale du Congo de privilégier le groupe chinois, commente un banquier. Ce groupe n’est en fait qu’un prête-nom derrière lequel se dissimule la famille Kabila en la personne de la dame Ruwet Mtwale ». Le nom de ce groupe est désormais connu : China Taihe Bank of Congo.

Le tout-Kinshasa-politico-financier laisse entendre que la fratrie « Kabila » détiendrait un véritable matelas de devises étrangères. Le renforcement de la réglementation bancaire l’empêche de placer cette fortune dans des banques étrangères. Aussi, est-elle contrainte d’investir abondamment dans l’immobilier. Selon les mêmes milieux kinois, tout candidat repreneur de la banque chère à Elwyn Blattner devrait débourser pas moins de 400 millions USD pour relancer la « machine ».

Les intérêts de la fratrie « Kabila » sont signalés dans plusieurs banques commerciales à Kinshasa. Elle détiendrait 40% des parts dans la banque BGFI. On y trouverait les familles Bongo et Sassou N’Guesso. Zoé « Kabila » serait parmi les plus importants actionnaires de la banque nigériane « Fibank » dont le siège se trouve à Banjul, en Gambie. Selon des observateurs, la « famille » serait en pourparlers via un cabinet d’avocats français afin de racheter les 60% des parts détenus par la famille Forrest dans l’ex-Banque commerciale zaïroise (BCDC). L’appétit vient en mangeant. Selon des sources, le dossier relatif à la reprise de la BIAC par la China Taihe Bank of Congo serait géré au niveau de la Présidence de la République par Moïse Ekanga. Ex-bras droit de feu Augustin Katumba Mwanke, ce dernier a en charge les « contrats chinois »…

Baudouin Amba Wetshi  Congoindépendant

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