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*Transition, élection le 29 avril 2018, Gouvernement d’Union nationale, maintien du Président Kabila aux affaires avec un Premier ministre de l’Opposition ; les Chefs d’Etat de la CIRGL et de la SADC approuvent totalement le travail abattu par Edem Kodjo. Ils laissent une marge très étroite à l’Opposition anti-Dialogue dont les membres devraient adhérer à l’Accord du 18 octobre ou se casser. Mais, le Rassemblement, qui prévoit déjà un meeting le 5 novembre prochain, risque de faire mentir Luanda.

Le sort de la RDC se discutait hier, mercredi 26 octobre 2016, à Luanda, en Angola. Les Chefs d’Etat africains, qui se sont réunis à l’invitation de l’Angolais Edouardo Dos santos, ont félicité le Président Joseph Kabila d’avoir convoqué le Dialogue national. Ils ont remercié les parties prenantes et se sont félicités de la signature, le 18 octobre 2016, de l’Accord politique relatif à l’organisation d’élections apaisées, crédibles et transparentes en RDC. Ils ont pris note avec satisfaction des mesures prises jusqu’à présent par le Gouvernement pour renforcer la confiance et ont engagé ce dernier, ainsi que les autres parties prenantes, à prendre de nouvelles mesures en ce sens. Pour en savoir un peu plus, il faut lire le discours d’ouverture prononcé par Edouardo Dos Santos. Discours dans lequel le Président angolais apporte tout son soutien à l’Accord politique conclu à Kinshasa, sous la facilitation de l’Union Africaine, par la Majorité Présidentielle, certains partis de l’Opposition et certaines organisations de la Société civile. José Edouardo Dos Santos s’est montré plus explicite sur la question du maintien du Président Kabila aux affaires jusqu’aux prochaines élections. Ce serait, a-t-il dit, la meilleure façon de respecter la Constitution congolaise. Il y a, toutefois, des habitudes sur lesquelles l’Union Africaine ne transige pas. Notamment, le strict respect de l’ordre constitutionnel établi. Pour le Président angolais, il s’agit-là d’un meilleur critère de la vérité pour résoudre les antagonismes qui semblent apparemment inconciliables. En d’autres termes, le club des Chefs d’Etat africains est fermé. «Nous avons toujours fait appel au renforcement et à un rigoureux respect du principe de non-reconnaissance par l’Union Africaine des pouvoirs établis par l’intermédiaire illégal et par des méthodes anticonstitutionnelles». Aux familles politiques de l’Opposition qui n’ont pas pris part au Dialogue, le Président angolais, par ailleurs, principal allié du régime en place à Kinshasa depuis le milieu des années 90, conseille la patience. Il leur demande d’attendre quelques mois encore. Dans l’entretemps, Edouardo Dos Santos espère ‘‘que la création en RDC d’un Gouvernement d’union nationale et de transition permettra de mettre fin au climat de contestation et de déstabilisation qui a régné ces derniers temps, et de préserver la paix et la stabilité, qui sont des conditions essentielles pour le fonctionnement normal du pays et de ses institutions, permettant la participation active et consensuelle de nouveaux acteurs politiques’’. A tout dire, le Président angolais laisse une marge très étroite au Rassemblement et à toutes les forces politiques congolaises opposées aux conclusions du Dialogue. S’ils n’adhèrent pas à l’Accord signé, le 18 octobre dernier, ils n’ont qu’à se casser. Mais, la dynamique interne, en RDC, risque de contredire les affirmations du Président angolais qui prend son pays pour un modèle de démocratie en Afrique au même titre que l’Afrique du Sud. Le 5 novembre prochain, Etienne Tshisekedi, le Président du Rassemblement des Forces politiques et sociales acquises au Changement, promet de tenir un meeting de vérité en face du Boulevard Triomphal. Un meeting au cours duquel il compte éventrer le boa. Seulement, l’activité politique de Tshisekedi pourrait ne pas avoir lieu. Parce que les autorités du pays ont interdit toutes les manifestations publiques jusqu’en janvier 2017. Plusieurs cadres de l’Opposition tshisekediste ne s’avouent pas vaincus et dénoncent le recul de la démocratie. Côté pouvoirs publics, on met en avant l’impératif de maintien de l’ordre. Dans ces conditions, des heurts seront au rendez-vous. La RDC entrera, alors, dans un cycle infernal de manifestation et répression. Surtout que le mois de novembre s’annonce riche en événements. Le 19 novembre, l’opposant Joseph Olenghankoy, cadre du Rassemblement, a prévu d’organiser une grande manifestation afin d’exiger le départ du Président de la République à la fin de son second et dernier mandat constitutionnel. Le 20 novembre, l’Eglise catholique convie les Congolais à une prière pour la paix dans toutes les paroisses. Sans oublier le rendez-vous non encore repoussé du 19 décembre 2016. En tout état de cause, le mini-sommet de Luanda donne l’impression d’avoir renforcé dans leur triomphalisme les signataires de l’Accord du 18 octobre et vilipendé les partis n’ayant pas pris part au Dialogue, désormais, assimilés à des partisans de la violence.
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