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Quelle que soit la durée de la nuit, dit un adage, le soleil apparaîtra. Enfin, le jour se lève à la cité de l’Union Africaine où, depuis presqu’une quarantaine de jours, les dialogueurs cogitent à trouver une solution consensuelle pour résorber la crise politico-électorale qui couve en RDC. Le week-end passé, un consensus a été trouvé sur le projet d’Accord. Ce lundi 17 octobre 2016, ce dernier va être présenté à l’assemblée plénière du dialogue pour son examen et adoption. La séance ne serait que protocolaire pour plusieurs analystes. Demain, mardi 18 octobre, sauf imprévu, la clôture devrait intervenir avec la signature officielle par toutes les parties prenantes. Les dispositions de cet accord projettent les joutes électorales à fin avril 2018. Kabila demeurera président après le 19 décembre. L’Opposition dirigera le Gouvernement de transition et va, indique-t-on, devoir changer ses délégués à la CENI. Si la bataille pour dénicher un accord touche à sa afin, celles de son acceptabilité et, évidement, de son applicabilité posent, sérieusement, problème.

En effet, la méga plateforme politique que dirige Etienne Tshisekedi wa Mulumba et bon nombre des forces sociales de la société civile n’ont pas adhéré aux travaux de ces pourparlers. Ainsi, la problématique de l’inclusivité et donc de l’opposabilité desdites résolutions restent pendante.

Que dit l’Accord ?

Quoiqu’officiellement, rien n’ait filtré, les spéculations vont bon train dans la ville haute. En effet, c’est dans la nuit du vendredi 14 au samedi 15 octobre 2016, a-t-on appris, que la fumée blanche a été aperçue. La nouvelle a été confirmée par Alexis Thambwe et Vital Kamerhe, les Co-modérateurs, à l’issue d’une mini-plénière convoquée par Edem Kodjo.

Selon le chronogramme repris dans cet accord, le 31 juillet 2017, ce sera la fin de la refonte totale du fichier électoral. Le 30 octobre 2017, dépôt des candidatures à tous les niveaux des élections. A savoir : les législatives provinciales et nationales et, en définitive, la présidentielle. Dès le début de cette opération, Corneille Nangaa et ses compères de la CENI auront une période fixe de 6 mois pour appeler les congolais aux urnes. Tout calcul fait, le jour du scrutin tombe au mois d’avril 2018. Certains délégués, en aparté, ont avancé la date du 25. Par ailleurs, si Nangaa sauve, de justesse, sa tête, il n’en est pas le cas pour d’autres responsables de la CENI. Car, une disposition de l’accord prévoit une restructuration partielle de cette institution d’appui à la démocratie. En clair, tous les délégués de l’Opposition au sein de cette organisation vont devoir être remplacés.

Zone d’ombre

Des questions restent en suspend. Même si, l’heure de la fin a sonné. Jusqu’ici, de manière clair quel membre de l’Opposition sera couronné premier ministre et qui, dans chaque composante aura quoi. Ce sont des détails, disent une brochette de personnes. Mais, c’est justement dans les détails que loge le diable.

Ainsi, des analystes se demandent quelles garanties l’Opposition ayant pris part au dialogue a-t-elle eues du pouvoir qu’aucune manœuvre ne sera faite pour empêcher tout manœuvre de la mouvance à modifier la constitution ou user de quelconques subterfuges pour garder Joseph Kabila sur son prestigieux siège de président. Puisque le pari de le faire dans la période après le 19 décembre semble, être gagné. Ceux qui ont contourné la loi des lois, ne vont-ils pas refaire cet exploit avec un compromis politique ? C’est là, la lancinante question qui préoccupe bien des congolais.

La fronde contre le dialogue

Certes un accord est trouvé. Mais, ce nouveau-né venu après des douleurs énormes d’accouchement n’a pas la bénédiction du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement. Déjà, aux termes du conclave organisé à Limete, les résolutions du dialogue de la cité de l’Union Africaine ont été satanées. Aux yeux de Tshisekedi et sa suite, il faut un autre dialogue. Qui, à les en croire, serait le vrai. Dans ce énième forum, pas trop de calcul à faire, les dialogueurs de l’UA formeront un camp face à cette plateforme de l’Opposition. Si sa demande n’est pas exaucée, le Rassemblement continue de brandir la menace du préavis accordé au président Kabila. Ce 19 octobre, une ville morte est décrétée pour lui signifier le carton jaune. Le 19 décembre, Tshisekedi prépare pire.

La troisième voie

Une disposition de l’accord politique du dialogue présidé par Edem Kodjo, le facilitateur nommé par l’Union Africaine prévoit une quête d’un large consensus. Dans ce cadre, même si les rideaux tombent à ces assises, la recherche de l’inclusivité continuera par des discussions et réunions de tout genre. Il ressort des bribes d’infos glanées que même dans la formation du gouvernement à venir, des postes seraient même réservées aux membres du Rassemblement. Vont-ils céder ? Wait and see !
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