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Le gouvernement congolais a donné une semaine à la Mission Onusienne pour faire partir les rebelles Sud-soudannais de son sol, apprend-t-on des sources concordantes.
Le ministre Crispin Atama Tabe, en charge de la Défense et des Anciens combattants en République démocratique du Congo a donné une semaine à la Mission de l’Onu pour la Stabilisation du pays pour faire partir les combattants sud-soudanais arrivés sur son sol avec la fuite de l’ancien vice-président Riek Machar, rapportent des sources proches de la défense congolaise.

Le gouvernement congolais craindrait que ces derniers ne se servent de son territoire comme base arrière pour attaquer le gouvernement reconnu du Sud-soudan. L’ultimatum de Kinshasa a commencé depuis le lundi 03 octobre 2016.

En juillet dernier, après des combats à l’arme lourde qui les avaient opposés aux troupes gouvernementales à Juba, Riek Machar et ses partisans avaient fui de l’autre côté de la frontière, en RDC. Depuis, la Monusco les a pris en charge. La mission onusienne dans le pays les a sortis du parc de Garamba, situé dans la province Orientale, à proximité de la frontière avec le Soudan du Sud, où ils avaient trouvé refuge.


Près de 800 combattants sont désarmés et cantonnés à Dungu, Bunia, Munigi et Goma. Ces « éléments » inquiètent depuis les organisations de la Société civile et plusieurs autorités politiques congolaises.

La décision du gouvernement congolais intervient alors que dans un communiqué transmis à l’AFP dimanche 25 septembre, l’ancien vice-président sud-soudanais exprime son intention de « lancer une résistance populaire armée contre le régime autoritaire et fasciste du président Salva Kiir. »

Cet « appelle à la guerre » inquiète « au plus haut point » les organisations de Société civile et l’opposition congolaise. Soumis eux aussi à un regain d’arrivées de réfugiés sud-soudanais, des représentants d’organisations citoyennes ou de partis politiques du Nord-Kivu, où sont rélocalisés plus de 800 réfugiés Sud-soudannais, ont émis des réserves à l’égard de certains de ces nouveaux venus, et en particulier les miliciens de Riek Machar.

La Monusco répond

Pour Juvénal Munubo, député de Walikale: « Le gouvernement dit qu’ils sont désarmés, mais étant donné que ce sont des gens qui connaissent le maniement des armes, il y a lieu de s’inquiéter. En plus, leur chef Riek Machar, ancien vice-président, vient de faire une déclaration où il appelle à une guerre contre Juba. Pour nous, cela ne peut constituer qu’un sujet d’inquiétude parce qu’à l’est du pays, il y a déjà beaucoup de groupes armés : FDLR, ADF-Nalu, Maï-Maï. ( …) Le gouvernement doit activer le mécanisme diplomatique pour que ces militaires soient rapatriés rapidement chez eux. On a déjà des problèmes avec la présence, chez nous, d’autres troupes étrangères… Il n’en faut pas davantage », déclare-t-il.

Mardi 04 octobre, la Monusco a répondue au gouvernement, affirme qu’une solution « ne pourra pas venir d’elle uniquementt ». Dans une intervention sur Radio France Internationale, le Colonel Felix Basse, Porte-parole de la Monusco, a expliqué que si la Mission onusienne est intervenue pour récupérer ces combattants, les désarmer et les cantonner sur différents sites en attentant d’une solution pérenne, « ce n’est pas pour se substituer aux autorités congolaises, mais c’est à la demande de Kinshasa et pour des raisons humanitaires« . Un bras de fer se profile d’ores et déjà à l’horizon.
politico.cd
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