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C’est le bout du tunnel. Hier, lundi 17 octobre 2016, la Majorité Présidentielle, l’Opposition et la Société Civile aux assises de la cité de l’Union Africaine ont trouvé un accord pour décanter la crise politico-électorale en RDC. Quid des options levées ? Il n’y aura pas d’élections en 2016. Après le 19 décembre, le Président Kabila demeurera en fonction. Et, cette période sera gérée par un Gouvernement dirigé par un Premier Ministre issu de l’Opposition. D’après des indiscrétions, l’ossature de cet Exécutif pourrait être connue dans les 21 à 22 jours à venir. Qui aura quoi ? La question n’a pas des réponses claires dans l’accord version officielle. La CENI devra poursuivre sa préparation des élections jusqu’au vote et à la passation des pouvoirs entre les nouveaux élus et les anciens. A en croire l’accord accommodé aux pourparlers de Kodjo, c’est vers fin avril, après toute une série d’opérations pré-électorales et électorales, que le peuple congolais pourra voter. Pour Vital Kamerhe, cela aura lieu le 29 avril 2018. Toutefois, il sied de signaler que l’application de cet accord dépend encore de plusieurs facteurs décisifs.

Au nombre de ces derniers, il y a trois facteurs décisifs. Primo, l’accueil de la population. Secundo, le rapport de force des tenants du dialogue présidé par Edem Kodjo d’avec le schéma que se sont tracés Etienne Tshisekedi et le Rassemblement, la plateforme qu’il draine. En définitive, il y a, l’implication et l’accompagnement des grands partenaires de la République Démocratique du Congo.

Les dispositions de l’accord

Le 31 juillet 2017, c’est la fin de la refonte du fichier électoral que la Commission Electorale Nationale Indépendante a débuté le 31 juillet 2016. Le 30 octobre 2017, il y aura la convocation du corps électoral. Et, le 29 ou 30 avril 2018, il devrait y avoir élections. Le chef du Gouvernement ne peut sortir que de l’opposition signataire de l’accord. Cela revient à dire que même si un large consensus est recherché, le siège du Premier Ministre restera à la frange ayant posée les paraphes sur ce document. Ce dernier, à en croire les dialogueurs, entre en vigueur dès sa signature demain même si les politiques et acteurs de la société civile remettent en cause l’opposabilité de ces résolutions.

Le Comité de suivi

Le comité de suivi de l’application de l’accord politique du dialogue devrait être composé de 7 délégués de l’Opposition, 7 de la Majorité et 6 de la Société Civile. Cette équipe dont les membres sont encore à déterminer pourra tenir sa première rencontre les 30 jours après la signature de l’accord. Aucunement, cette entente ne doit concourir à violer la constitution, assurait Vital Kamerhe.

La clôture

La plénière du dialogue d’hier, lundi 17 octobre s’est terminée par la validation de l’accord politique trouvé le week-end dernier par le groupe restreint. Qui, durant presque plus d’une semaine, a œuvré aux cotés du facilitateur pour aplanir les désaccords engendrés par le projet d’accord jadis distribué par la facilitation. Ce mardi 18 octobre, aux environs de 13 heures, heure de Kinshasa, le somptueux chapiteau de la cité de l’Union Africaine va accueillir, pour une ultime séance, les délégués de la Société Civile, de l’Opposition et de la Majorité Présidentielle. La rencontre ne portera que sur la signature puis la clôture du dialogue. Pourtant, tout ne s’arrête pas là. Car, après la bataille de la signature de l’accord, bien des défis et enjeux demeurèrent. Notamment, la constitution du Gouvernement, etc.
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