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*Où en est-on avec le dialogue à la Cité de l’Union Africaine ? Quelles sont les options levées et les avancées engrangées ? Qu’est-ce qui divise, réellement, les délégués à ces assises ? Que devient le projet d’Accord politique, depuis que le Facilitateur l’avait distribué aux participants, comme du petit pain? Dans un gros plan, La Prospérité restitue à l’opinion, l’essentiel de ce qui se dit jusqu’ici, dans les coulisses. En clair, même si les travaux du dialogue sont momentanément bloqués, les discussions au sein du groupe restreint, achoppent, elles aussi, sur plusieurs points. D’où, la machine du dialogue est tellement grippée qu’elle exige de la Majorité, de l’Opposition et de la société civile, des vraies concessions, pour apaiser les esprits et sauver, en même temps, la patrie. Agir autrement, c’est hypothéquer inutilement, le sort des millions des congolais sur l’autel des intérêts égoïstes et partisans. Pourtant, il n’est jamais trop tard, pour mieux faire.

Lancés le 1er septembre 2016, les travaux du dialogue totalisent aujourd’hui, plus d’un mois et neuf jours. La moisson n’y a pas été abondante. Rares, très rares, d’ailleurs, sont des avancées obtenues, lors de ces assises de la Cité de l’Union Africaine, à Mont-Ngaliema, sous les auspices de Kodjo, le Facilitateur d’origine togolaise, désigné par l’UA et soutenu, dans cette délicatesse mission, par l’Onu. A ce jour, les travaux du dialogue sont tétanisés, du moins, pour les plénières. Alors que le groupe restreint qui avait été institué, continue à travailler sous silence. Si tout va bien, il était prévu qu’une fois, les divergences vidées sur l’Accord Politique, que Kodjo entonne le chant de victoire, pour sceller la fin de son pèlerinage dans les eaux bouillantes de la politique congolaise, sur une note positive. Mais, contre toute attente, les choses vont de mal en pis. Tenez ! Plusieurs points divisent encore les participants à ce groupe restreint. Si ce qui a été donné d’apprendre à La Prospérité, se confirmait, il y a lieu d’indiquer que la Majorité et l’Opposition s’entredéchirent, comme dans un duel aux couteaux. Le venin, dit-on, est dans la queue du serpent. Apparemment, les revendications des uns semblent avoir secoué la queue. Tandis que les résistances des autres, semblent avoir provoqué le venin. Comme pour dire que l’objet du dialogue, avec des agendas cachés derrière des concepts, n’est plus focalisé sur le processus électoral, ni de la feuille de route, mais bien loin de là, sur des matières qui fâchent.

Gestion de l’après 19 décembre 2016 ?

Deux positions s’affichent. La Majorité tranche, net. C’est la continuité de l’Etat. L’article 70, alinéa 2, de la Constitution et l’Arrêt de la Cour constitutionnelle vont s’appliquer, sans coup férir. L’Opposition rétorque, en disant que seul le consensus peut régler cette question. D’où, à son avis, il faut instaurer un contrôle croisé. Ainsi, comme garantie de mise en œuvre de l’Accord politique, l’Opposition prendrait la Primature. Lorsqu’on évoque l’article 78 qui dit que le Président nomme le Premier Ministre au sein de la majorité parlementaire, les Opposants, eux, alignent une série d’articles de la Constitution qui, en principe, ne devraient pas été violés, s’il faut maintenir l’actuel Chef de l’Etat aux commandes du pays. Comment va-t-il nommer au-delà du 19 décembre, alors que les articles 69, 70 alinéa 1 et 220 limite strictement ses pouvoirs ? Questionne-t-on, à l’Opposition.

Transition ?

Au gré de vagues, le dialogue est et demeure la seule voie pacifique, pour conjurer la crise politique née de la non-organisation des élections dans les délais constitutionnels en RD. Congo. Puisque l’impasse est là, que faire ? Combien de temps durera-t-elle ?

C’est là où les romains s’empoignèrent. L’Opposition exige qu’une disposition de l’Accord mentionne, noir sur blanc, qu’aucune révision constitutionnelle, qu’aucun référendum ne pourraient être organisés pendant la période intérimaire. La Majorité parle, elle, non pas d’une transition, mais d’une continuité de l’Etat. D’autres opposants restés en marge du dialogue évoquent, depuis le dernier conclave de Limete autour de Tshisekedi, l’idée d’un régime spécial. Puis, les Opposants pro-dialogue exigent qu’il y ait une disposition dans l’Accord que l’actuel Président de la République, ne se représenterait plus. Chose que rejette, en bloc, la Majorité.

Dates des élections

Au dialogue, plus les jours passent, plus les points de désaccord se multiplient. L’Accord politique dont le draft avait été distribué aux délégués, demeure encore jusqu’ici, loin de rencontrer l’assentiment de toutes les parties prenantes. Deux dates sont connues. Deux autres sont encore inconnues. Le 31 juillet 2017, ce sera la fin de la refonte totale du fichier électoral. Le 25 novembre 2017, il est prévu la convocation du corps électoral, pour des élections qui se tiendraient en 2018, si aucun grain de sable ne grésille la machine. La date des scrutins et celle de la remise-reprise constituent encore un mystère. La CENI avait promis de faire quelque chose, dans les quinze jours, après la signature de l’accord politique. Non, dit l’Opposition qui s’en tient, mordicus, aux élections dont le processus ne saurait pas dépasser le 31 décembre 2017. Donc, à l’en croire, un glissement d’une année serait encore tolérable. La CENCO, dans une interview de l’Abbé Nshole à Rfi, proposait douze mois. A ce stade, la Majorité approuve et s’aligne totalement, derrière les propositions techniques de la CENI.

Suivi de l’Accord politique

Si, après tout, l’on s’entendait sur les divergences, que ferait-on pour le suivi et la mise en œuvre de l’Accord politique ? Deux positions aux antipodes. L’Opposition parle d’un comité de suivi constitué des acteurs nationaux et internationaux. La Majorité ne veut nullement voir le nez d’un étranger fourré dans cette affaire qui, du reste, relève, plutôt, de la cuisine interne des congolais, eux-mêmes.

Où allons-nous ?

Toutes choses restant égales par ailleurs, le dialogue pose un sérieux problème. Kodjo aurait rencontré, vendredi dernier, le Chef de l’Etat. Le 26 octobre, il est prévu un mini sommet sur la crise politique et sécuritaire en RD. Congo à Luanda. Outre le Président Kabila, il est fort probable que Kodjo y soit invité à faire le point de la situation à ses organisations mandantes que sont l’UA et l’Onu, en présence de la CIRGL et de la SADC. Kodjo s’y pointera-t-il, les mains bredouilles ? Ou bien, il y a amènera des convergences et des divergences dont l’essentiel des revendications porte sur les pouvoirs du Président Kabila, après le 19 décembre 2016 ?
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