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«Le Premier ministre Matata, qui refuse d’exécuter les recommandations de l’Assemblée nationale et de sanctionner les mandataires publics aux commandes du FPI, prouve que l’impunité se porte bien dans sa gouvernance», a accusé un député en marge de la plénière consacrée à l’adoption de l’ordre du jour de la session budgétaire ouverte le 15 septembre 2016
L’Affaire FPI est un scandale politico-financier mettant en cause le Directeur général du Fonds de promotion de l’industrie Constantin Mbengele et son adjoint Ilunga.

Accusés tous deux de mauvaise gestion, détournement des prêts d’investissement du FPI accordés aux promoteurs des projets, gabegie financière, dissolution de la Commission des recouvrements, gel du Service, non-respect des dispositions pertinentes de la Loi des finances publiques et de la Loi relative aux marchés publics, et prise illégale d’intérêts due à l’achat d’un vieux bâtiment abritant les services additionnels du FPI, ces mandataires publics n’ont jamais été sanctionnés à ce jour en dépit des recommandations de la plénière de l’Assemblée nationale. Retour sur un dossier qui illustre la promotion de l’impunité dans la gouvernance Matata.
Au commencement était une interpellation du Directeur général du FPI Constantin Mbengele à l’initiative du député PPRD Fidèle Likinda. La procédure de contrôle parlementaire engagée a débouché sur la mise en place d’une Commission d’enquête parlementaire en vue de statuer entres autres sur les attributions fictives et complaisantes des crédits à des tiers par les responsables de cette entreprise publique.
Il ressort du rapport de cette Commission débattu à huis clos des griefs qui démontrent les graves défaillances de gestion dans le chef du Directeur général du FPI.

En fait des griefs, le rapport cite le détournement des prêts d’investissement accordés aux promoteurs des projets, la non réalisation des projets d’investissement du FPI dans le chef de bon nombre de promoteurs pourtant bénéficiaires des crédits et la prise illégale d’intérêts due à l’achat d’un vieux bâtiment abritant les services additionnels du FPI.
Sur cette liste s’ajoutent la gabegie financière, la dissolution de la Commission des recouvrements et le gel du Service Etranger devant s’assurer de l’effectivité de l’acquisition des équipements au profit des promoteurs des projets, le non-respect des dispositions pertinentes de la Loi des finances publiques et de la Loi relative aux marchés publics, et le fait que les subventions accordées pour les recherches scientifiques appliquées aux innovations sont exécutées en des montants exorbitants alors que les bénéficiaires n’en touchent effectivement que moins de la moitié du montant agréé et débloqué.

Rébellion
Les griefs à charge du Comité Mbengele n’en finissent pas. Le rapport évoque également la multiplicité d’échéanciers des décaissements des crédits empêchant certains promoteurs de bonne foi à réaliser l’implantation et la mise en œuvre de leurs projets, le déblocage des prêts en plusieurs tranches allant jusqu’à 13 acomptes ainsi que les reports des échéanciers autorisés par le Directeur général Mbengele, l’homme providentiel.
Les investigations et les correspondances disponibles attestent qu’à l’issue du débat en plénière devant clôturer le processus du contrôle parlementaire, les députés nationaux ont formulé des recommandations au FPI et au gouvernement pour mettre fin à cette mauvaise gestion.

La plénière a en effet recommandé de suspendre le Directeur général Constantin Mbengele et le Directeur général adjoint Ilunga, au regard notamment «des incriminations de mauvaise gestion et de légèreté dans l’octroi des financements contenus dans la conclusion de l’enquête parlementaire», explique un élu.
Les députés ont aussi recommandé de saisir la justice en vue des poursuites en règle du Directeur général et de son adjoint pour les faits infractionnels commis à l’occasion de l’octroi des financements par le FPI.
Plus de trois mois après ces recommandations, le gouvernement ne s’est jamais exécuté. Une rébellion. Rien d’autre. A la faveur d’une interview accordée à AfricaNews, le ministre de l’Industrie Germain Kambinga, tutelle du FPI, a dit avoir soumis le problème à sa hiérarchie, donc au Premier ministre, et attend les orientations de sa part.
Le président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku a beau rappeler le gouvernement à l’ordre via un courrier, rien n’y a fait.

«Le Premier ministre Matata, qui refuse d’exécuter les recommandations de l’Assemblée nationale et de sanctionner les mandataires publics aux commandes du FPI, prouve que l’impunité se porte bien dans sa gouvernance même si on apprend que pour un détournement de près de 200.000 dollars, il a chassé certains de ses collaborateurs», a accusé un député en marge de la plénière consacrée à l’adoption de l’ordre du jour de la session budgétaire ouverte le 15 septembre 2016.
D’autres députés ont recommandé au Bureau de saisir directement le Procureur général de la République, conformément à la Constitution et au Règlement intérieur de la chambre basse du Parlement.
YA KAKESA



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