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L’accord signé le 18 octobre 2016 à la Cité de l’Union Africaine n’a pas connu l’adhésion de tous les participants. C’est le cas de l’ancien Premier ministre Adolphe Muzito, qui dit y avoir décelé le piège d’un nouveau glissement à partir du mois d’avril 2018.

Alors que le dialogue devait, selon lui, donner des réponses à la triple crise électorale, économique et sociale, Muzito n’a pas la certitude que les engagements pris par les signataires pourront avoir une incidence positive.

Jeudi matin, à la faveur d’un entretien téléphonique avec AfricaNews, l’ancien Premier ministre a remis en cause l’accord pour trois raisons principales.

La première: l’absence d’un plan de décaissement des fonds destinés à l’organisation des scrutins conformément à l’échéancier de la Commission électorale nationale indépendante -CENI.

« Parce que l’accord ne précise pas un plan de décaissement, j’ai des doutes quant au financement et au respect des délais fixés par la CENI », a-t-il expliqué.

« Le pays, qui connaît une sérieuse difficulté de trésorerie et n’est pas en programme avec le FMI et la Banque mondiale, commettrait une nouvelle erreur s’il recourait à la planche à billets pour financer les élections », a-t-il ajouté.

Avec le financement des joutes électorales de 2011 à son actif, Muzito a imputé les ennuis financiers actuels au refus -pourquoi pas à la crainte- du gouvernement Matata de négocier un programme formel avec les institutions de Breton Woods.

« Nous avons pu financer les élections de 2011 grâce, entre autres, au FMI et à la Banque mondiale dont l’appui a été nécessaire pour la balance des paiements et la mise en oeuvre d’un plan de décaissement raisonnable », s’est-il flatté.

Deuxièmement: Muzito estime que l’accord qui a sanctionné le dialogue programme un nouveau glissement à partir du mois d’avril 2018.

Explications: « le groupe de travail restreint a réduit le délai technique fixé par la CENI à un an et demi. Cette réduction me paraît comme un piège sans fin. Si elle se plante, la CENI s’en servirait pour un nouveau glissement dont seul Dieu connaît la durée. Ce qui relancerait la crise politique ».

Troisièmement: Muzito accuse le groupe restreint de travail d’avoir triché avec l’option arrêtée par la plénière du dialogue de coupler les élections présidentielles, les législatives nationales et provinciales ainsi que les locales si les moyens techniques et financiers le permettent.

Déjà que l’option elle-même constitue un pari fou, Muzito a le sentiment que la réduction du délai de préparation de tous ces scrutins à un an et demi sans tirer les conséquences sur la séquence est un risque énorme sinon un malin traquenard.

Auteur des tribunes consacrées aux états des lieux du pays qui font mouche, Muzito croit dur comme fer que faute d’avoir un programme avec le FMI et la Banque mondiale, la RD-Congo, sérieusement éprouvée sur les plans finacier et économique, serait tentée de tourner la planche à billets pour financer ses prochaines élections ou pourrait évoquer ces déboires financiers pour justifier un nouveau report. Ce qui aggraverait la triple crise.




AKM
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