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Le calendrier électoral officieux de la CENI est déjà très controversé car, il prévoit la convocation de l’électorat pour novembre 2017 et la présidentielle en novembre 2018. Échéance présidentielle jugée trop lointaine par Jean-Lucien Bussa, porte-parole de l’Opposition au Dialogue. Pour lui, un gain de 9 à 12 mois est possible sur le calendrier proposé par la Commission Électorale Nationale Indépendante. Ce qui ramènerait la présidentielle en 2017 plutôt qu’en 2018. Mais, à la CENI, on parle des délais «incompressibles et techniques».
Les prévisions de la Centrale électorale se basent sur la finalisation de la refonte totale du fichier électoral en juillet 2016.
Le porte-parole de l’Opposition au Dialogue politique, Jean-Lucien Bussa, n’est pas d’accord avec la CENI. Il l’a fait savoir dimanche 2 octobre au cours d’un entretien téléphonique avec la rédaction de 7/7CD. S’inspirant de récentes et lointaines expériences électorales de la CENI, 2006 et 2011 précisément, Jean-Lucien Bussa estime qu’il est possible de raccourcir aussi bien le délai de l’enrôlement (16 mois à partir de février 2016 selon la CENI) que celui des étapes opérationnelles (504 jours à partir de juillet 2017 selon la CENI). Un gain de 6 mois est possible sur le calendrier de C. Nangaa selon J-L Bussa. Il peut même être porté à 9 mois si on écourte le temps de l’enrôlement. Sur l’enrôlement justement, Bussa estime qu’on peut gagner 3 mois. Pour cela dit-il, il faut faire l’opération d’enrôlement simultanément, au lieu d’aller d’une province à une autre. Toutefois déclare-t-il sous réserve, même en admettant que le nouveau fichier soit prêt en juillet 2017, on peut toujours rogner sur les étapes opérationnelles de la CENI. Ainsi, la convocation de l’électorat peut, d’après lui, intervenir en septembre au lieu de novembre 2017, et le scrutin présidentiel, être convoqué 6 mois après, soutient l’ancien président du groupe parlementaire MLC à l’Assemblée nationale. Sa démonstration est la suivante : la CENI prévoit 50 jours pour l’adoption de la nouvelle loi sur la répartition des sièges, lui prévoit 10 jours maximum car, il y a déjà une loi qui existe dit-il, on va simplement l’adapter. Il n’a pas manqué de faire un rapprochement avec la révision constitutionnelle de janvier 2011, bouclée en 3 jours chrono. Tout est question de volonté politique soutient l’élu de Budjala dans l’ex province de l’Equateur. Sur l’autre étape opérationnelle, la commande du matériel électoral, Bussa n’y trouve presque rien à redire. De 104 jours, il propose 90 jours. Sur le déploiement du matériel électoral, le porte-parole de l’Opposition au Dialogue estime qu’on peut économiser 30 jours sur les 60 prévus par la CENI. Pour lui, il faut augmenter la logistique. L’autre volet du plan opérationnel de la CENI, c’est la formation du personnel (29 jours). Pour Bussa, elle doit se faire simultanément avec les autres opérations notamment pendant la commande du matériel. Cette période doit être mise à profit pour former le personnel selon lui. Pour ce député national, parmi les mieux élus de la RDC, les délais de la CENI sont compressibles car, entre-temps il y a eu amélioration des infrastructures par rapport à 2006 et 2011. Pour contester le calendrier de la CENI, J-L BUSSA ironise en se demandant si la superficie de la RDC a augmenté pour justifier des délais aussi longs. Il a par ailleurs mis en exergue la disponibilité des partenaires extérieurs, notamment la MONUSCO, pour relever le défi logistique.
Jean-Lucien Bussa a tenu aussi à rappeler que l’origine de la crise actuelle découle de la non-tenue de la présidentielle dans le délai constitutionnel. Il ne faut pas que le calendrier électoral proposé par la CENI s’apparente à une prime à la turpitude prévient-t-il. Il souhaite, comme l’église catholique, que le président Kabila déclare qu’il ne va pas briguer la prochaine présidentielle. «Qu’est-ce qui gêne qu’il déclare qu’il ne sera pas candidat ?» s’interroge J-L Bussa.
Quant à la garantie qu’il accorderait à l’application de l’accord politique, le président du CDER compte sur la bonne foi de la Majorité présidentielle car argue-t-il, «nous, nous sommes allés de bonne foi fort de la Résolution 2277 de la communauté internationale». Son accompagnement dans la mise en oeuvre sera utile, croit Jean-Lucien Bussa. Le plus important c’est l’adhésion populaire à l’accord, conclut le porte-parole de l’Opposition au Dialogue.

Entretien avec Israël Mutala pour 7/7CD
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