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Par l’entremise de son porte-parole, le Gouvernement de la République démocratique du Congo a répondu, coup sur coup, aux nouvelles sanctions américaines contre deux officiers généraux des FARDC et de la Police Nationale Congolaise. « … A la lumière de ces initiatives cavalières et sans qu’aucune plainte dans l’ordre judiciaire interne n’ait été articulée à l’endroit de l’un ou l’autre de ces officiers, le Gouvernement s’interroge sur la logique et les motivations des autorités américaines. Il apparaît clairement qu’en revisitant l’histoire, ce schéma ressemble à celui qui a conduit au chaos des pays comme la Lybie ou le Sud-Soudan, aujourd’hui menacés de disparition, après avoir été soi-disant « aidés » par ceux qui se sont arrogés le rôle de maître du monde et pour lesquels sont versés maintenant des larmes de crocodile… », a lâché Lambert Mende Omalanga. Sur un autre registre, la complexité du processus électoral laisse présager un avenir incertain et brumeux dans l’arène politique congolaise. Le Vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Norbert Basengezi, vient de déclarer que le scrutin présidentiel ne peut avoir lieu, au plus tôt, que le 25 novembre 2018. Déjà très divisées, les parties prenantes audit processus ne vont-elles pas s’entredéchirer autour de cette date ? Ceci est donc un véritable casse-tête chinois !

Après le Commandant de la Police Ville-Province de Kinshasa, le Général Célestin Kanyama, voici le tour des Généraux John Numbi et Gabriel Amisi Kumba d’être dans le collimateur du Département du Trésor américain pour des prétendues violations des Droits de l’Homme. Encore ces fameuses « sanctions ciblées » qui font penser aux millions de téléspectateurs congolais au célèbre sketch « Même pas peur, même pas honte ! » que diffusait récemment, la chaîne nationale (RTNC). Lambert Mende n’a pas tort de rappeler à l’opinion nationale et internationale les cas du Soudan du Sud et de la Lybie de l’ancien Guide assassiné, Mouammar Kadhafi, deux Etats, à ce jour, balkanisés et détruits par des puissances occidentales, trois pays membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies (France, Grande-Bretagne et Etats-Unis d’Amérique), qui prétendaient y instaurer la démocratie. Seules, les ressources pétrolières de ces pays africains sont la cause de leurs malheurs. Ce fût également le cas en Irak de Saddam Hussein. Les auteurs de ces désastres et crimes aussi bien civils que militaires se baladent tranquillement à travers le monde et ils n’ont jamais été inquiétés ni par la justice de leurs Etats, ni par la justice internationale. Les Etats africains auraient-ils raison de claquer la porte de la Cour Pénale Internationale (CPI) à cause de ces deux poids, deux mesures ? Depuis l’entrée du tout premier Président Afro-américain, Barack Obama, à la Maison Blanche, le nombre de crimes perpétrés par des policiers Blancs sur la population noire américaine ne fait que croître au jour le jour. Est-ce que des ONGs internationales telles que Human Wright Watch montent au créneau pour dénoncer ces violations répétées des Droits de l’Homme au pays de l’Oncle Sam ?

En raison de ses richesses, la République démocratique du Congo est aussi la proie des prédateurs occidentaux. Ceux-ci n’ont jamais pardonné au Président de la République, Joseph Kabila, les fameux contrats chinois pour l’exploitation minière au Congo-Kinshasa. En plus, les relations entre Kinshasa et Washington se trouvent, aujourd’hui, dans une grande zone de turbulence suite à la position clairement affichée par l’Administration américaine exigeant, par le biais de ses envoyés spéciaux dont Tom Perrielo, une « passation civilisée de pouvoir » entre le Président Joseph Kabila, presqu’à terme de son second et dernier mandat, et son successeur, conformément au délai prescrit par la Constitution du 18 février 2006. Le pouvoir de Kinshasa rétorque que la plus haute juridiction judiciaire du pays a, d’ores et déjà, tranché, quant à la continuité à la tête de l’Etat (article 70 alinéa 2) par son arrêt rendu en mai dernier. La famille politique de Joseph Kabila soutient que c’est aussi respecter la Loi Fondamentale de la RDC que de se conformer à l’article 168 qui stipule : « Les arrêts de la Cour constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours et sont immédiatement exécutoires. Ils sont obligatoires et s’imposent aux pouvoirs publics, à toutes les autorités administratives et juridictionnelles, civiles et militaires ainsi qu’aux particuliers». Est-ce qu’aux USA, on peut remettre en cause une si claire disposition constitutionnelle ?, s’interrogent un bon nombre des Congolais. Dans quelques semaines, la probable élection du Républicain Donald Trump va certainement changer la donne dans la diplomatie américaine. Avec l’évacuation d’une partie des ressortissants américains du territoire de la RDC, le Gouvernement congolais soupçonne un agenda du chaos et déplore l’acharnement sur la personne du Chef de l’Etat, Joseph Kabila. Jusqu’où mènera ce bras de fer Kinshasa – Washington ? Wait and see.

Par ailleurs, un groupe de travail restreint est mis sur pied par les participants au forum national à la Cité de l’Union Africaine, à Kinshasa, en vue de finaliser l’Accord politique. Il y a encore des divergences relatives aux dates des élections, au coût du processus électoral, etc. Corneille Nangaa qui pilote la Centrale électorale a indiqué que la refonte totale du fichier électoral, un des acquis du dialogue en cours, s’achèvera au plus tard, le 31 juillet 2017. Le calendrier électoral sera connu après cette période. La CENI va, ensuite, s’investir dans les opérations telles que les appels à candidatures, la publication des listes provisoires, les recours, la publication des listes définitives, la commande, la livraison et le déploiement des kits électoraux sur l’ensemble du territoire national, etc. L’élection présidentielle, les législatives nationales et provinciales en une séquence et en un seul jour, ne vont assurément pas faciliter la tâche si complexe de la CENI. Aux dernières nouvelles, la date qui transparaît, derrière les tractations des coulisses, serait, finalement, fixée au 25 novembre 2018, pour la tenue de la présidentielle couplée aux législatives nationales et provinciales. Et, si les moyens techniques et financiers le permettent, les locales pourraient, elles aussi, être organisées.

Viendront, par la suite, les opérations postélectorales dont les dépouillements, les affichages des résultats provisoires, les ramassages des plis, la compilation des résultats, la publication des résultats définitifs, l’installation effective des Assemblées provinciales, du Parlement (Assemblée nationale et Sénat) et, surtout, du nouveau Président élu, éventuellement au cours de l’année 2019. Quel casse-tête chinois !!!
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