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Dans un document publié hier, les Evêques de la République Démocratique du Congo ont relevé les points de divergence et de convergence entre les deux camps polarisés, au travers de leur accord politique, pour ceux de la cité de l’Union africaine, et du Rapport final des travaux, pour le Conclave du Rassemblement tenu à Limete/Kinshasa. La majorité présidentielle, avec Joseph Kabila en tête, et l’autre, le Rassemblement, conduit par Etienne Tshisekedi. Ainsi, il se dégage qu’à la faveur du dialogue tenu à la cité de l’Union africaine, et de l’accord politique qui en est sorti, le jeu semble véritablement se dessiner sur la scène politique congolaise. D’une part, ceux qui, tout en revendiquant l’application stricte et intégrale de la constitution, s’en détournent, en s’offrant deux bonnes années pour l’organisation des élections en 2018. D’autre part, ceux qui s’en tiennent au respect de la constitution et considèrent que c’est le moment, avant le 19 décembre prochain, de pouvoir se mettre autour d’une table pour dialoguer. Quels sont ces points relevés par la Commission Episcopale Nationale du Congo (Cenco) ? Primo. Tous les deux camps sont conscients de la crise au pays, et que si celle-ci persiste, ils savent qu’elle va entraîner la dégradation de la situation. Les événements de janvier 2015 et du 19 et 20 septembre 2016, ainsi que la journée « ville morte » du 19 octobre dernier, en sont des illustrations éloquentes. Secundo. Les deux camps militent pour le respect absolu de la constitution. Chacun y allant à sa manière, en interprétant la constitution à sa guise. La majorité parle du respect de la constitution, en se cachant derrière l’accord politique, pour marcher sur certaines de ses dispositions. Tel est le cas du Premier ministre qui viendrait de l’opposition. Tertio. Tous sont convaincus de l’impossibilité d’organiser les élections dans le temps imparti, largement dépassé d’ailleurs. D’où vient logiquement une période de transition (MP) ou un régime spécial (Rassemblement). Des divergences, elles tiennent sur la durée de cette transition, de la gestion de celle-ci et de l’option ou séquence des élections. Pourquoi le couplage des élections, alors que le Gouvernement crie tout haut ne pas disposer des moyens ? N’est-ce pas ce qui a expliqué le glissement ? Face à ce qui précède, il y a urgence que les deux camps dialoguent sur base de leur canevas, pour une sortie de crise. C’est le vrai dialogue attendu. Mais, parce qu’il y a des étincelles dans l’air, les Evêques n’entendent pas croiser les bras. Ils annoncent une journée de prière, le 20 novembre 2016, soit à un mois de la fin du mandat du Chef de l’Etat. Y sont conviés, les fidèles catholiques, tous les religieux laïcs, ainsi que toutes les bonnes volontés, afin d’intercéder pour que la paix règne au Congo-Kinshasa. Il est même demandé aux acteurs politiques à ne point endurcir leurs cœurs, mais qu’ils s’empressent à dialoguer, pour que fin soit mise à la crise qui prend des proportions de plus en plus inquiétantes. Il suffit de se référer à la position exprimée devant le Conseil de sécurité par le patron de la Monusco. Ce dernier craint une violence à grande échelle au Congo, parce que les deux parties ne cachent leurs intentions belliqueuses.
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