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*Au regard de la paralysie observée hier, mercredi 19 octobre 2016, on peut en déduire que la ville de Kinshasa et plusieurs autres grandes agglomérations de la RDC ont mal accueilli l’Accord politique né du Dialogue de la Cité de l’Union Africaine pour gérer l’après 2016. D’autres villes comme Lubumbashi et Bukavu, fiefs des signataires de l’Accord, ont brillé par une certaine indifférence. Mais, tous ces mouvements d’humeur n’ont entamé en rien la détermination des dialoguistes de la Cité de l’Union Africaine, préoccupés et déterminés à mettre en œuvre les conclusions du Dialogue. La mesure phare, la plus attendue, est la mise sur pied d’un Gouvernement d’Union nationale, en principe, dans les 20 prochains jours.

Selon plusieurs sources concordantes, les différentes parties ayant pris part aux travaux du Dialogue sont déjà en pleine discussion de partage des postes ministériels au sein du futur exécutif national. Même si on ne connaît pas encore le nom de celui ou celle qui va conduire l’action du Gouvernement de transition, on sait, néanmoins, les missions lui dévolues. Il sera question, entre décembre 2016 et avril 2018, de mobiliser les ressources nécessaires pour les budgets des élections, tout en respectant, scrupuleusement, le Plan de décaissement convenu avec la CENI, conformément au Plan de mise en œuvre opérationnel. Le prochain Gouvernement va aussi constituer une provision trimestrielle au profit de la CENI pour financer l’ensemble du processus électoral en ce compris, la sécurisation du processus. Les dialoguistes ont décidé que le Gouvernement fournisse la totalité des ressources financières nécessaires à l’organisation des élections. Pour réduire le coût des élections, le futur Gouvernement sera chargé d’explorer les voies et moyens de rationalisation du système électoral. Quant au Parlement, sa mission sera d’exercer trimestriellement le contrôle sur l’utilisation des ressources budgétaires mises à la disposition de la CENI.

En revanche, pour ce qui este du respect du calendrier global, les dialoguistes ont voulu que la CENI s’en réfère au Comité de suivi.

Ainsi, en cas de difficultés techniques, ne permettant pas à la CENI de produire le fichier électoral à la date du 31 juillet 2017, de convoquer les scrutins le 30 octobre 2017 ou d’organiser la présidentielle, les législatives nationales et provinciales dans les six mois, le Comité de suivi devra en tirer toutes les conséquences pour parachever le processus électoral. Un délai supplémentaire de trois mois renouvelable une fois est d’ailleurs prévu dans l’Accord politique. Comme on peut le constater, les défis à relever par le prochain Gouvernement sont énormes. Surtout si l’on tient encore à organiser des élections dans un climat apaisé. Comment gouverner en se mettant à dos les forces politiques et sociales acquises au changement réunies sous le label du Rassemblement ? Comment ne pas prendre en compte la position du MLC ? Comment, enfin, réussir une transition électorale, dès lors que l’environnement politique n’est pas détendu ? Ce sont-là des défis auxquels le futur exécutif devra faire face.
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