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*Comme prévu, les travaux de la 7ème réunion de haut niveau sur le mécanisme régional de supervision de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération en République Démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs ont été ouverts hier, mercredi 26 octobre 2016 à Luanda, capitale de la République d’Angola, par le Président José Eduardo Dos Santos. Devant ses pairs, Edouardo Dos Santos a dit toute sa satisfaction après la signature d’un accord entre le gouvernement de la RDC, certains partis de l’opposition et les forces de la société civile dans le sens que les élections présidentielles prévues pour la fin de cette année, n’auront lieu que le 29 avril 2018. Sans mâcher les mots, Dos Santos, au cours de son allocution, soutient l’hypothèse selon laquelle le Président Joseph Kabila, en dépit d’avoir déjà accompli deux mandats légaux, demeurera Chef de l’Etat, comme le prévoit la Constitution, jusqu’à la prochaine élection. Aussi, souligne-t-il que l’opposition devra indiquer, pour cette période appelée la transition, un Premier Ministre à la tête d’un gouvernement qui comprendra les différentes sensibilités politiques. A en croire ses propos, les négociations pendant le dialogue ont culminé avec succès et dans l’intérêt des parties en cause, et ont été promues par l’Union Africaine, l’Agence Politique, la Défense et la Sécurité de la SADC et les Etats Membres de la Conférence Internationale pour la Région des Grands Lacs, sous la médiation directe de l’Ancien premier Ministre du Togo, Edem Kodjo.

Le Président de la République de l’Angola a ouvert hier, le mini-sommet de Luanda axé sur la crise politique en République Démocratique du Congo. José Eduardo Dos Santos, parce que c’est de lui qu’il s’agit a, dans un premier temps, salué la signature de l’accord entre le Gouvernement de la RDC et les partis politiques de l’opposition ainsi que ceux de la société civile. Il reste par ailleurs convaincu que la création en RDC d’un gouvernement d’unité nationale et de transition permettra de mettre fin au climat de contestation et de déstabilisation qui a régné ces derniers temps, et de préserver la paix et la stabilité, qui sont des conditions essentielles pour le fonctionnement normal du pays et de ses institutions, permettant la participation active et consensuelle de nouveaux acteurs politiques. Un message a été également lancé à ceux-là qui prônent la violence pour changer l’ordre institutionnel. A cette catégorie de personnes, Dos Santos soutient que c’est seulement dans un climat de paix et de stabilité qu’il est possible de réaliser un processus électoral sérieux, honnête et crédible, tant pour les personnes qui vont voter comme pour la communauté internationale qui en sera témoin. «Pour ceux qui veulent accéder au pouvoir, il est important de savoir qu’ils peuvent le faire démocratiquement, en respectant la loi et la volonté souveraine des électeurs, et qu’il vaudra mieux la peine d’attendre quelques mois de plus pour le faire en toute sécurité et tranquillité, que de suivre les voies incertaines de la violence, où l’on sait toujours comment et pourquoi elles commencent, mais jamais quand elles finiront », a-t-il lancé un appel pressant. Par ailleurs, les participants à cette 7ème réunion de haut niveau soutiennent qu’il est toujours préférable et plus facile de tout faire dans un climat de paix et d’ordre, que de prendre le pouvoir dans les conditions d’un pays dévasté. Par la même occasion, un message à l’unité des forces a été lancé à l’endroit de tous les congolais pour lutter contre les forces négatives et l’expansion du terrorisme.

Le Président de l’Angola a, par la même occasion, souligné la nécessité du dialogue dans les pays africains. Pour lui, le dialogue reste le seul moyen valable de régler les contradictions et de surmonter les crises et conflits afin de garantir la paix des esprits et la stabilité de vue politique et sociale, bien entendu, en conformité avec les lois applicables. « Nous sommes toujours en faveur du dialogue. Pas du dialogue pour le dialogue, mais de celui qui préserve et suscite la sagesse et qui conduit à des positions raisonnables et de consensus », a-t-il argué.

La Pros.





DISCOURS DE SON EXCELLENCE JOSE EDUARDO DOS SANTOS, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE D’ANGOLA, A L’OCCASION DE LA 7ème REUNION DE HAUT NIVEAU SUR LE MECANISME REGIONAL DE SUPERVISION DE L’ACCORD-CADRE POUR LA PAIX, LA SECURITE ET LA COOPERATION EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO ET DANS LA REGION DES GRANDS LACS

Luanda, 26 octobre 2016



EXCELLENCES, CHEFS D’ETAT ET DE GOUVERNEMENT,

EXCELLENCES, MEMBRES DES DELEGATIONS PRESIDENTIELLES ET D’ORGANISATIONS INTERNATIONALES,

DISTINGUES INVITES,

MESDAMES ET MESSIEURS,

Je vous remercie d’avoir accédé à l’invitation pour participer à cette septième Réunion de Haut Niveau du Mécanisme Régional de Supervision de l’Accord-Cadre pour la Paix, la Sécurité et la Coopération en République Démocratique du Congo et dans la Région des Grands Lacs.

La réunion que nous sommes heureux d’accueillir est organisée conjointement par l’Organisation des Nations Unies et l’Union Africaine et se consacre à l’analyse de la situation qui prévaut en RDC et dans d’autres pays de la région, à la suite des réunions qui ont eu lieu à Addis-Abeba et à New York au cours des années précédentes.

Je suis ravi, et je crois que c’est aussi une cause de célébration pour tous, que notre rencontre a lieu tout juste une semaine après l’accord signé entre le gouvernement de la RDC, certains partis d’opposition et les forces de la société civile, dans le sens que les élections présidentielles prévues pour la fin de cette année, n’auront lieu que le 29 Avril 2018.

L’accord reste ouvert pour les futures adhésions de ceux qui ne l’ont pas encore signé et entrevoit que le Président Joseph Kabila, en dépit d’avoir déjà accompli deux mandats légaux, demeurera Chef de l’Etat, comme le prévoit la Constitution, jusqu’à la prochaine élection ; l’opposition devra indiquer, pour cette période appelée la transition, un Premier Ministre à la tête d’un gouvernement qui comprendra les différentes sensibilités politiques.

Les négociations ont culminé avec succès et dans l’intérêt des parties en cause, et ont été promues par l’Union Africaine, l’Agence Politique, la Défense et la Sécurité de la SADC et les Etats Membres de la Conférence Internationale pour la Région des Grands Lacs, sous la médiation directe de l’Ancien premier Ministre du Togo, Son Excellence Edem Kodjo.

La création en RDC d’un gouvernement d’unité nationale et de transition permettra de mettre fin au climat de contestation et de déstabilisation qui a régné ces derniers temps, et de préserver la paix et la stabilité, qui sont des conditions essentielles pour le fonctionnement normal du pays et de ses institutions, permettant la participation active et consensuelle de nouveaux acteurs politiques.

Pour ceux qui prônent la violence, il est important de savoir que c’est seulement dans un climat de paix et de stabilité qu’il est possible de réaliser un processus électoral sérieux, honnête et crédible, tant pour les personnes qui vont voter comme pour la communauté internationale qui en sera témoin.

Pour ceux qui veulent accéder au pouvoir, il est important de savoir qu’ils peuvent le faire démocratiquement, en respectant la loi et la volonté souveraine des électeurs, et qu’il vaudra mieux la peine d’attendre quelques mois de plus pour le faire en toute sécurité et tranquillité, que de suivre les voies incertaines de la violence, où l’on sait toujours comment et pourquoi elles commencent, mais jamais quand elles finiront.

Pour ceux qui aspirent à gouverner, il est important de savoir qu’il est toujours préférable et plus facile de le faire dans un climat de paix et d’ordre, que de prendre le pouvoir dans les conditions d’un pays dévasté.

En République Démocratique du Congo, le gouvernement, l’opposition et la société civile ne peuvent pas perdre de vue le fait que tout le monde doit unir leurs forces dans la lutte contre les forces négatives et l’expansion du terrorisme.

Les exemples que nous voyons maintenant dans le monde, en particulier au Moyen-Orient et de l’Afrique, sont plus instructifs pour quelconque politicien conscient et honnête que toute rhétorique à cet égard.

C’est également pour cette raison que nous avons toujours fait appel au renforcement et à un rigoureux respect du principe de non-reconnaissance par l’Union Africaine des pouvoirs établis par l’intermédiaire illégal et par des méthodes anti-constitutionnelles.

Le respect de la loi et le strict respect de l’ordre constitutionnel établi sont donc les meilleurs critères de la vérité pour résoudre les antagonismes qui semblent apparemment inconciliables.

Nous sommes toujours en faveur du dialogue. Pas du dialogue pour le dialogue, mais de celui qui préserve et suscite la sagesse et qui conduit à des positions raisonnables et de consensus.

L’accord intervenu récemment prouve encore une fois que le dialogue reste le seul moyen valable de régler les contradictions et de surmonter les crises et les conflits, afin de garantir la paix des esprits et la stabilité du point de vue politique et social, en conformité avec les lois applicables.

Les pays de notre Continent doivent assumer pleinement nos options pour les Etats Démocratiques et de Droits, en consolidant nos institutions et dans le respect de la volonté de la population librement exprimée, parce que cela permettra aux nouvelles générations de commencer à s’affirmer comme les légitimes héritières des politiques qui visent le développement de nos pays, le progrès et le bien-être de nos peuples.

Nous devons donc compléter et consolider le processus de paix initié en République Centrafricaine. Résoudre nos problèmes politiques en passant par le Tribunal International n’est pas toujours la meilleure façon de procéder.

Malgré les situations dramatiques qui ont été vécues en Afrique du Sud et en Angola, ces deux n’ont pas suivi cette voie pour parvenir à la réconciliation nationale. Nous devons maintenir ouverts les chemins du dialogue constructif.

La République d’Angola continuera d’engager ses meilleurs efforts pour contribuer au maintien de la paix et de la stabilité en Afrique Centrale et dans la Région des Grands Lacs et d’assurer un renforcement du climat de bon voisinage et de coopération entre tous les pays entre tous les pays intégrés dans ces sous-régions.

Nous nous félicitons que beaucoup de ceux qui sont engagés dans l’accord de paix en RDC ont exprimé leur désir d’être ici parmi nous aujourd’hui, ainsi que d’autres personnes engagées dans le processus de négociation de conflits dans d’autres parties de notre Continent, comme au Burundi, au Soudan du Sud ou en République Centrafricaine.

Ceci est une preuve évidente qu’il existe un intérêt commun à voir résolus les problèmes de l’Afrique et que c’est seulement avec la participation et l’engagement de tous que nous serons en mesure d’atteindre ce noble objectif.

Je termine ici en souhaitant la bienvenue à tous les Chefs d’Etat et de Gouvernement ainsi qu’aux autres participants, dans l’espoir que votre séjour soit le plus agréable possible et que notre sommet puisse atteindre les résultats voulus.

Je vous remercie.
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