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NED, NDI, USAID, « Rassemblement », Mouvements citoyens, etc. Autant de « mercenaires » que les USA ont lâchés sur la RDC pour perpétré sa prédation, mais sans succès. Cette fois-ci, à coup de sanction, Washington sort du bois et avance à visage découvert pour son estocade final. Mais c’est sans compter avec les Congolais plus que jamais éveillés et jaloux de ce qui leur appartient en commun : le Congo.




« Aujourd’hui, le Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du département du Trésor des Etats-Unis a sanctionné deux individus, Gabriel Amisi Kumba et John Numbi, en application du décret 13413, tel que modifié par le décret 13671, à la suite de signes croissants selon lesquels le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) continue de réprimer l’opposition politique dans le pays, souvent par des moyens violents. », voilà en substance ce qu’il sied de retenir du communiqué du Trésor américain rendu public le 28 septembre 2016. Avec cette sanction de la trésorerie américaine, les avoirs éventuels aux Etats-unies seront gelés et il est interdit à tout ressortissant américain de réaliser des transactions avec eux.




Il sied de rappeler que l’administration américaine n’est pas à sa première sanction contre un officiel congolais. Déjà en juin dernier, Washington avait frappé le Général Célestin Kanyama, le Chef de la police de Kinshasa.




L’action de l’administration américaine n’a pas laissé indifférent le Gouvernement congolais qui, par son porte-parole, Lambert Mende, a réagi à travers un communiqué rendu public le 29 septembre 2016. A en croire nos sources, le Gouvernement, qui a taxé ces sanctions d’ « initiatives cavalières », les a décrites comme des « sanctions ubuesques en violation de toutes les règles de procédure et même du droit international ». Pour le porte-parole du Gouvernement congolais qui s’interroge « sur la logique et les motivations des autorités américaines »,« Il apparaît clairement qu’en revisitant l’histoire, ce schéma correspond à celui qui a conduit au chaos des pays comme la Lybie et le Sud-Soudan aujourd’hui menacés de disparition après avoir été soi-disant ‘’aidés’’ ».




Dans la ligne droite de « révolutions de couleur »




Les Américains et autres Occidentaux sont à l’origine de la création des mouvements présentés comme citoyens à travers l’Afrique. Ces mouvements sont à l’origine de la chute de Blaise Compaoré au Burkina Faso au dernier trimestre de l’année 2014. Ayant réussi au Burkina-Faso, les Occidentaux ont voulu rééditer l’exploit burkinabè en RD Congo où avec les mouvements citoyens locaux, ils ont initié les manifestations du 19 au 21 janvier 2015 dans les villes où ces mouvements sont établis. Les mouvements dits citoyens de l’Afrique sont principalement « ‘Y’ en a marre », au Sénégal et le « Balai citoyen », au Burkina-Faso. En RD Congo, il y a notamment la Lutte pour le changement, Lucha, ainsi que Filimbi, « sifflet, en swahili ».




Pour le géopoliticien belge, Luc Michel, le « Balais citoyen » et ses clones partout en Afrique sont des mercenaires au service des Américains et de la recolonisation de l'Afrique ! ». Selon le même analyste, « Depuis les élections au Sénégal où l'ex-président Abdoulaye Wade a voulu se maintenir au pouvoir, un mouvement citoyen appelé « 'Y' en a marre » est né. Le même modèle sera reproduit au Burkina Faso sous l'appellation « Le balai citoyen. ». Puis deux mouvements similaires ont également vu le jour en RD Congo, le « Lucha » et le « Filimbi. ».




Au sujet de la genèse des mouvements dits citoyens, il sied de noter que tout est parti du sommet officiel « USA-AFRICAN LEADERS » organisé par un organisme d’Etat US du 4 au 6 août 2014. Durant le sommet, se mettait en place une vague des changements de régimes en Afrique sur décision du Président américain, Barack Obama. L’organisme d’Etat US dont question ici, dévoile Luc Michel, a été créé par l’ex-président américain Ronald Reagan dans les années 1980 et est financé sur le budget américain, la NED, que certains analystes qualifient de vitrine légale de la CIA. En collaboration avec une de ses filiales, dévoile encore l’analyste belge, la NDI (lui aussi un organisme d’Etat US, financé sur le budget américain), l’USAID, l’Open Society de George Soros et un ensemble d’ONG et médias que l’on retrouve depuis 15 ans dans les « révolutions de couleur » en Eurasie et le « printemps arabe ». D’après l’analyste, des centaines d’activistes, de syndicalistes, de journalistes africains surtout y sont pris en main.




A propos de « révolutions de couleur », il sied de retenir, avec Tony Busselen, que « les gouvernements occidentaux ont développé des stratégies pour « gérer » la colère de peuples et en même temps « accompagner la relève de leur personnel politique ». Les dirigeants peuvent changer, mais leur politique pro-occidentale doit continuer. Nous avons ainsi vu comment les Etats-Unis et l’Europe ont essayé « d’accompagner » le printemps arabe en Egypte, en Lybie et en Syrie…».




Toute cette planification allait dans la droite ligne de la déclaration de la Secrétaire d’Etat américaine aux Affaires africaines, Linda-Thomas Greenfield qui avait déjà déclaré que « Si des Présidents africains ne respectent pas leurs Constitutions, les USA aideront les peuples des pays dont les chefs d’Etats sont fin mandat à se prendre en charge. ». Il y a lieu, en effet, de se demander comment les USA aident les peuples des pays à se prendre en charge. C’est, comme vu ci-haut, à travers l’organisation des révolutions de couleur, stratégies développées pour gérer la colère de peuples et en même temps « accompagner la relève de leur personnel politique ».




Dans la panoplie des stratégies déployées, outre la création de Lucha et Filimbi, les USA sont à l’origine, à travers Georges Soros, de la rencontre de Gorée en décembre 2015 où les durs opposants congolais ont été invités pour réfléchir sur les meilleurs moyens de créer un soulèvement populaire en RDC, la constitution d’un front anti-dialogue et l’obtention des moyens financiers aux fins d’actions de déstabilisation.


Depuis la rencontre de Gorée, le Front citoyen 2016 a été créé comme front contre la tenue du dialogue et comme structure de programmation d’actions de déstabilisation et de planification du soulèvement populaire. Face aux résultats mitigés du Front citoyen 2016 et pour racoler l’UDPS qui était encore distante du Front citoyen 2016 et du G7, le conclave de Genval a été convoqué et a accouché de la création du Rassemblement des forces sociales et politiques acquises au changement où est déterminante la contribution de l’UDPS dans la conception et la planification d’actions de provocation, de déstabilisation du pouvoir et dans l’appel au soulèvement populaire. Etienne Tshisekedi remplit sa part de contrat depuis son retour à Kinshasa. Il a appelé, en des termes à peine voilés, le peuple à se soulever selon le préavis donné le jour de son meeting du 31 juillet 2016 sur la place Triomphale.

Dans son article publié le 23 août courant et intitulé « Cette ONG américaine qui roule pour Katumbi », Jeune Afrique fournit de précieuses révélations qui permettent de comprendre l’attitude américaine vis-à-vis du régime congolais. En effet, à en croire l’article : « Derrière son nom consensuel à vocation panafricaine, l’ONG américaine United for Africa’s Democratic Future (« unis pour l’avenir démocratique de l’Afrique ») se concentre en réalité sur la RD Congo et préconise le départ du président Joseph Kabila à la fin de son dernier mandat constitutionnel, en décembre. D’après cet article, « Au conseil consultatif de cette ONG, on trouve notamment Johnnie Carson, l’ex-secrétaire d’État adjoint chargé des Affaires africaines et actuel « M. Afrique » de Hillary Clinton ; Cécile Kyenge, ancienne ministre italienne d’origine congolaise, aujourd’hui députée européenne ; le général James Jones, ex-conseiller à la sécurité nationale de Barack Obama. C’est à la société de ce dernier, Jones International Group, que Katumbi avait fait appel pour embaucher le conseiller en sécurité Darryl Lewis, arrêté en avril à Lubumbashi et accusé de mercenariat avant d’être expulsé. Quelques jours plus tôt, Carson et Jones avaient cosigné une tribune dans le Washington Times intitulée « Kabila doit partir à la fin de son mandat ».


La rue doit produire l’effet désiré


Depuis le début de 2016, plusieurs manifestations ont été organisées par l’aile dure de l’opposition qui est en réalité la frange instrumentalisée par les Occidentaux des opposants congolais. La première manifestation réalisée en commémoration du premier anniversaire des émeutes du 19 au 21 janvier 2015, n’a rien produit de consistant. Idem pour la deuxième action de la ville morte du 16 février 2016. C’est le soir de ce jour-là, vu le résultat en-dessous des attentes que l’OIF, L’UE, l’UA et les Nations unies ont appelé les politiques congolais au dialogue pour la première fois. La marche du 26 mai, la troisième activité de cette opposition, a accouché, elle aussi, d’une souris. L’Occident a fini par comprendre le rôle déterminant que jouait l’homme orchestre de la police, le Général Célestin Kanyama, qui arrivait à contenir toutes les manifestations publiques de l’opposition instrumentalisée à Kinshasa. Les USA ont alors cru qu’en l’intimidant en juin dernier avec une sanction, il prendrait peur et laisserait faire les manifestants de l’opposition coachée. La police a magistralement fait son travail les 27 et 31 juillet lors du retour au bercail d’Etienne Tshisekedi et de son meeting sur la place Triomphale. Il semble que des troubles fussent prévus lors de ces deux événements, mais que la police kinoise les avait fait avorter malgré les provocations des militants de l’UDPS et du Rassemblement. Alors qu’il fallait le trouble pour semer le chaos afin de tenter la confiscation du pouvoir ou, faute de mieux, faire faire des fautes au pouvoir pour l’accuser de viols des droits de l’homme. Aux témoignages concordants, c’est le Général Gabriel Amisi dit Tango Fourqui a réussi à calmer les manifestants au niveau du boulevard Triomphal et à les convaincre de rebrousser chemin, mettant ainsi fin à la tentative insurrectionnelle. Etant donné l’ampleur qu’avait déjà cette marche, Dieu seul sait ce qu’elle produit si les manifestants n’avaient pas été persuadés de faire marche arrière le lundi 19 septembre 2016.


De toute évidence, cela ne pouvait pas arranger les affaires des USA dont la finalité est de déchoir Joseph Kabila du pouvoir à la faveur d’un soulèvement populaire. Les nouvelles sanctions rendues publiques contre les deux généraux congolais visent à leur faire peur pour qu’ils se désengagent de leur mission de barrer la route d’une façon ou d’une autre aux manifestants qui doivent mettre le pays en ébullition pour ravir le pouvoir à Joseph Kabila. Les USA veulent que les manifestants du Rassemblement aillent jusqu’aux sièges des institutions, les investissent et réclament la déchéance de leurs animateurs afin d’engager le pays dans la voie d’une nouvelle transition qui, si elle devient effective au cas où le plan réussissait, sera dirigé par Etienne Tshisekedi. Ce serait la récompense à celui-ci pour sa collaboration afin d’obtenir l’évincement du régime actuel. L’épouvantail des poursuites judiciaires suite aux viols des droits de l’homme de même que ces sanctions contre les généraux congolais ne visent qu’à bloquer sur place les autorités de la défense et civiles du Congo afin qu’elles laissent libre le passage que les manifestants du Rassemblement doivent emprunter pour ravir le pouvoir au régime actuel. C’est l’inefficacité des Congolais instrumentalisés qui pousse les USA à leur voler ainsi au secours. Ce sont là la logique et les motivations des autorités américaines.

Samy BOSONGO/CONGO VIRTUEL
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