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*Un article paru dans les colonnes du tabloïd belge Le Soir continue à susciter des passions en RDC. Ce dernier place la Commission Electorale Nationale Indépendante au centre d’une grande controverse liée notamment, à une affaire de détournement présumé des fonds. Cette institution d’appui à la démocratie a donné sa version des faits dans plusieurs quotidiens de Kinshasa. La BGFI, placée au centre de ce dossier, a, elle aussi, livré sa lecture des choses. Hier, mercredi 2 novembre 2016, intervenant du haut de la tribune de l’Assemblée Nationale, Henri Thomas Lokondo a estimé qu’une telle affaire ne devrait pas être traitée simplement dans les rues ou par voie de presse interposée. Les Députés ont la charge du contrôle du gouvernement, y compris de la CENI, rappelle-t-il. D’où, a-t-il proposé à la plénière de convoquer les responsables de la CENI pour qu’ils éclairent la lanterne de l’opinion, de manière officielle et définitive. Aubin Minaku, le Speaker de la chambre basse, s’est montré favorable à cette démarche. Il a, par ailleurs, rassuré que cela sera chose faite.

Les caisses de la Commission Electorale Congolaise siphonnées en douceur ! Voilà, le titre de l’article griffonné par Colette Braeckman dans le journal Le Soir, depuis la Belgique. La magie de l’Internet aidant, le soir même du 29 octobre, date de la publication, les révélations de ce dernier ont enflammé la toile à Kinshasa et ailleurs.

Tout part, en effet, de la fronde de Jean-Jacques Lumumba, cadre à la BGFI Bank, qui dit y avoir noté des transactions louches autour de l’argent destiné à la CENI pour l’organisation des élections. Les échos de ladite banque n’ont pas tardé. Hier, à ce sujet, la BGFI Bank a organisé une conférence de presse pour tordre le cou aux diverses accusations dont elle fait face. A l’issue de cette sortie médiatique, un communiqué de cette institution rejette, en bloc, la série de méfaits qui lui sont reprochés. Et, par ailleurs, elle rassure ses clients ainsi que l’opinion sur la rigueur et le sérieux de son travail. La Commission Electorale Nationale Indépendante, dès le lundi 31 octobre dernier, avait déjà donné sa réaction. Pour des proches de Nangaa et ses compères, il s’agit ni plus, ni moins que d’une campagne de diabolisation ourdie en cette période où des enjeux économiques et politiques sont de taille.

Dans cette version des faits, l’entreprise ZETES, une firme belge, qui avait fourni le matériel électoral à la RDC en 2011, serait à la base de cette agitation politico-médiatique qui aurait pour but de discréditer les autorités de la CENI et par la suite, ternir l’image de la République Démocratique du Congo. En lieu et place de cette entreprise, depuis 2016, c’est le groupe Gemalto qui détient le marché de la livraison des kits électoraux pour des élections à venir au Congo-Kinshasa.

Lokondo tonne

Henri Thomas Lokondo, Président de l’Union Congolaise pour la Liberté –UCL- juge très préoccupant cette affaire. Jusque-là, les versions et contre-versions ne s’affrontent que dans la rue et par voie des médias. Assez ! Crie-t-il. Il a, pour ce faire, plaidé auprès de l’Assemblée plénière que les responsables de la CENI, en l’occurrence, Nangaa et son staff, puissent venir expliquer à la représentation nationale, les contours de cette affaire rocambolesque. Non que la CENI soit nécessairement coupable. Mais, à ses yeux, le suivi de ce dossier s’impose par son caractère sensible. Il y va de la responsabilité de chaque élu. En posant ce problème, il dit s’être acquitté de ce devoir. Le président de la chambre basse du Parlement congolais a pris acte de cette proposition qui, du reste, a été saluée par la plupart des Députés.
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