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La circulation des taxi-motos sur les différentes artères de la ville de Kinshasa est limitée à 20 heures (heures de Kinshasa), excepté dans les coins reculés. Le Gouverneur de Kinshasa André Kimbuta a également appelé les concernés à s’identifier auprès du ministère provincial des Transport afin d’y obtenir un numéro d’immatriculation. Le port des casques sera désormais obligatoirement. Les conducteurs des motos ont jusqu’au 1er février de l’année prochaine pour se conformer à cette règle. C’est ce qui ressort de la réunion tripartite entre le Gouverneur de Kinshasa André Kimbuta, le commissaire provincial de la police et les responsables de l’association des conducteurs de motos, tenue le lundi 28 novembre, à l’hôtel de ville de Kinshasa.

A cette mesure s’ajoute une panoplie de précautions que les autorités présentes à cette réunion ont arrêtée pour assurer la sécurité de la population en cette fin d’année. Il s’agit notamment de l’enregistrement de toutes les motos (privées ou de transport) auprès du ministère provincial des Transports. Cette identification permettra aux autorités de doter chaque taximen d’un numéro d’immatriculation afin qu’il opère en toute quiétude et sans tracasserie. André Kimbuta a aussi spécifié que la mesure sur la limitation de l’heure ne s’applique pas aux taximen qui œuvrent dans les coins reculés de Kinshasa.
Le premier citoyen de Kinshasa a aussi expliqué que le port du casque est devenu obligatoire tant pour le conducteur lui-même que pour le client. Il a également étendu ces mesures sécuritaires aux vendeurs de ces engins à deux roues. Ces derniers sont désormais obligés de vendre les motos en l’accompagnant d’un casque.
Dans son speech, le numéro un de la ville de Kinshasa a indiqué que les conducteurs des motos bénéficieront d’une période allant jusqu’au 1er février prochain pour se mettre en règle avec ces nouvelles mesures. Kimbuta en a profité pour mettre en garde tous ceux qui ne le seront pas avant la date butoir. " A partir du 1er février prochain, tous les conducteurs de taxi-motos doivent se faire identifier auprès du ministère provincial des Transports. Ne circuleront sur une moto que, les kinoises et kinois qui porteront un casque. Toutes les motos seront désormais vendues avec un casque. Les autorités de la ville accordent une date de 60 jours pour que tous les concernés se mettent en règle. Ceux qui ne le seront pas, s’exposeront à la rigueur de la loi car le contrôle démarrera le premier jour du mois de février ", a-t-il insisté.

KIMBUTA ALLEGE LA MESURE DE KANYAMA
Il y a une semaine, le commissaire provincial avait fixé l’heure de la fin de ce type de transport à 18 heures. Selon le numéro 1 de la sécurité de Kinshasa, ce moyen de transport est depuis son avènement, à l’origine de plusieurs cas d’insécurité. Notamment braquages, viols, enlèvements et vols. " Pour couper court à toutes ces pratiques nocives à la vie sociale des Kinois, nous avions jugé bon qu’il faille fixer la fin de cette activité à 18 heures. Au-delà de ces heures-là, les malfrats échappent généralement à la vigilance des forces de l’ordre."
Pourtant censée protéger la population, ladite mesure avait par contre indigné plus d’un dans la capitale congolaise. Dans cette dernière où ce moyen de transport est devenu un des plus empruntés par les Kinois.
On s’en souviendra du carnaval des conducteurs de ces taxi-motos après la prononciation de cette interdiction par le Général Kanyama. Ces motocyclistes s’étaient rendus à l’hôtel de ville en guise de protestation contre la décision du commissaire provincial de Kinshasa, qu’ils ont jugée impopulaire et injuste à leur égard. Selon eux, c’est à partir de ces heures-là que les Kinois rentrent chez eux et que leur activité devient plus rentable.
La population avait même pris le parti les taxis ne s’arrêtent que sur les grandes artères où celles bitumées. "Pour atteindre les habitations très éloignées, il faut nécessairement une moto. Ils nous déposent juste devant nos portes. Leur interdire de ne pas circuler après 18 heures, c’est aussi nous exposer aux braquages des " Kuluna ", fait savoir Borel Kabeya, habitant de Mpassa.
Après observation de la réaction qui s’en est suivie, le gouverneur de Kinshasa avait mis en suspend la décision du Commissaire général de la police. Et ce, en attendant une rencontre qui réunirait toutes les parties concernées afin de trouver d’un commun accord, un terrain d’entente entre le gouvernorat, la police et l’association les conducteurs de taxi-motos.
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