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«Je demande aux clients de la BIAC et FIBANK de se tranquilliser, car leurs dépôts ne seront pas perdus. Aujourd’hui, on continue à travailler avec le plafonnement du retrait de paiement de transfert, mais d’ici la fin de l’année, nous allons aboutir avec les processus de reprise de ces deux banques». Ce sont là les propos tenus hier, mardi 8 novembre 2016, par M. Déogratias Mutombo, Gouverneur de la Banque Centrale du Congo (BCC), en vue d’apaiser les esprits des déposants de ces deux banques qui se trouvent sous gestion administrative de la Banque des banques. Cela, d’autant plus que les négociations avec ces deux institutions bancaires vont bon train. Et, sauf anomalie de dernier réglage, ces deux banques seront reprises d’ici la fin de l’année.

Ces déclarations ont été faites devant la presse, en marge de la dixième réunion ordinaire du Comité de Politique Monétaire dont il assure la présidence. Concernant le marché bancaire, a-t-il indiqué, l’épargne du public sera rendu plus solide, d’autant plus que les banques ont été instruites de travailler pour accroître leurs Fonds Propres (FP). De sorte que d’ici le 30 septembre 2017, le capital social passe de 10 à 30 millions de FC. A l’en croire, il s’agit d’un renforcement de l’exigence de la recommandation prudentielle. Au-delà de cela, elles doivent également se préparer à une révision de la formule juridique en matière d’actionnariat. Ce qui veut dire, plus d’actionnariat unifamilial. Il faut dorénavant diversifier avec l’introduction de la notion actionnaire de référence. Il faut souligner que la BCC est en train de procéder à la vulgarisation de la supervision basée sur le risque, en vue de l’aboutissement d’un projet de mise en œuvre des fonds de garanties de dépôt.

Judith Asina

Communiqué

Le Comité de Politique Monétaire (CPM) a tenu, le mardi 08 novembre 2016, sous la présidence de Monsieur Déogratias Mutombo Mwana Nyembo, Gouverneur de la Banque Centrale du Congo, sa deuxième réunion ordinaire.

Le Comité de Politique Monétaire a examiné la situation économique aux plans extérieur et intérieur ainsi que les facteurs de risque y associés pesant sur la conjoncture intérieure à court terme préalablement à la prise d’une décision de politique monétaire conséquente.

Au plan extérieur :

Les perspectives économiques mondiales du FMI publiées au mois d’octobre courant indiquent la persistance de la faiblesse de la croissance économique mondiale, laquelle devrait se situer à 3,1 % en 2016, soit une contraction de 0,1 point de pourcentage par rapport au niveau de 2015.

Dans les économies avancées, la croissance devrait s’établir à 1,6 % en 2016 après 2,1 % en faveur du Brexit au Royaume-Uni. Pour ce qui est des économies émergentes et en développement, elles devraient connaître une reprise, attestée par un niveau de croissance projetée de 4,2 % contre 4,0 %. S’agissant de l’Afrique subsaharienne, le rythme de la croissance économique de 1,4 % soit un niveau en deçà de taux réalisés aux vingt dernières années. Ce ralentissement résulte de la détérioration de la conjoncture extérieure sur fond de la persistance de niveaux bas des cours de matières premières ainsi que du durcissement de conditions financières.

A cet effet, il est recommandé la coordination et la concertation de la mise en œuvre des politiques macroéconomiques en vue de soutenir la croissance. Quant aux grandes banques centrales, elles devraient maintenir une politique monétaire accommodante pour soutenir l’activité.

S’agissant des cours de matières intéressant l’économie nationale, il y a lieu de souligner que les cours du Cuivre et du Pétrole se sont globalement maintenus par rapport au mois précédent, quoiqu’en légère baisse, s’établissant respectivement à 4 USD la Tonne métrique et USD le baril.

Au plan intérieur :

La croissance économique, sur la base des données de production à fin 2016, est estimée à 4,3 % en 2016 contre 6,9 en 2015. Ce rythme baissier de la croissance devrait encore s’accentuer eu égard aux premiers éléments d’activité enregistrés au niveau du secteur extractif. C’est dans cet ordre que le solde d’opinions négatif semble s’inscrire dans la durée enregistrant une moyenne de -3,3 % aux dix premiers mois de l’année en cours.

Sur le marché des biens et services, les anticipations liées à la dépréciation monétaire ont eu des répercussions néfastes sur le rythme de formation des prix intérieurs, lequel s’est accéléré au mois d’octobre courant. En effet, le taux d’inflation au mois sous analyse a atteint 1,474 % soit le niveau le plus élevé de l’année, portant le taux cumulé annuel à 4,853 % et celui en glissement annuel à 5,081 % contre un objectif de 4,2 %.

En ce qui concerne les finances publiques, au mois d’octobre 2016, l’exécution du plan de trésorerie du secteur public, intégrant l’amortissement de la dette, se clôturerait par un déficit de 102,3 milliards de CDF. En cumul annuel, la situation financière de l’Etat afficherait un déficit de 412,2 milliards de CDF.

Sur le marché des changes, il a été noté une stabilité relative par rapport au mois dernier. En effet, à la suite des décisions de politique monétaire et de change d’envergure prises au courant du mois d’octobre 2016, essentiellement le relèvement du coefficient de la réserve obligatoire ainsi que la vente de devises, il a été noté une appréciation du taux parallèle de 0,3 % entre septembre et octobre courant contre une dépréciation de 10,7 % enregistrée entre les mois d’août et septembre. Quant au taux indicatif, sa dépréciation mensuelle de 5,3 % tient de l’ajustement de cette variable aux forces du marché. S’agissant des réserves de change, elles se sont situées à 929,79 millions de USD, correspondant à 4,11 semaines d’importations de biens et services sur ressources propres.

S’agissant du secteur monétaire, la base monétaire a atteint 1.495,32 milliards de CDF, soit une progression de 227,62 milliards par rapport à fin décembre 2015. Cette progression de l’offre de la monnaie centrale est expliquée par une croissance des avoirs intérieurs nets de 598,86 milliards de CDF, impulsés essentiellement par le Crédit Net à l’Etat alors que les Avoirs extérieurs nets ont baissé de 371,24 milliards.

L’encours global du Bon BCC est passé de 25,0 à 30,0 milliards CDF, soit une ponction de liquidité bancaire de 5,0 milliards.

Par ailleurs, le CPM a examiné l’évolution des dépôts collectés par les banques à fin octobre 2016, lesquels, comme les mois antérieurs, ont enregistré une hausse de 1,0 % comparativement au mois de décembre 2015. Tout en notant avec satisfaction cette situation, le CPM encourage le public à continuer à faire confiance au système bancaire national pour lequel une vigilance accrue est de mise à l’effet d’assurer de meilleurs services financiers à la population.

Au demeurant, le CPM a décidé de maintenir inchangé le dispositif actuel pour observer encore les effets des dernières mesures de politique monétaire et de change prises. A cet effet, le taux directeur reste fixé 7,0 %. Quant aux coefficients de la réserve obligatoire, ils sont maintenus à 13 % et 12 % pour les dépôts en devises respectivement à vue et à terme ainsi qu’à 2 % et 0 % pour les dépôts en monnaie nationale à vue et à terme. Quant à la régulation de la liquidité, elle va se poursuivre via l’adjudication du Bon BCC.

Fait à Kinshasa, le 08 novembre 2016

Déogratias Mutombo Mwana Nyembo

Président
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