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La République Démocratique du Congo est à l’ère des consultations. Le chaos est si proche au pays que le malade Congo est bon pour tous les examens. Et, le mot du moment c’est, certainement, consultation. Kabila, Kodjo ont eu à consulter. Maintenant, c’est Samy Badibanga, le nouveau Premier ministre, la CENCO, une fois de plus et, enfin, Louis Michel, à présent, qui consultent. Malheureusement, les violons sont loin de s’accorder.

En effet, les indications qui ressortent de la scène politique dont état de larges divergences, contradictions et même unanimités entre les parties au conflit en RDC. De qui s’agit-il précisément. La réponse n’est pas aisée. Mais, un simple coup d’œil sur la vie politique du Congo-Kinshasa révèle quelques faits indéniables aptent à lever tout équivoque. Tout part du processus électoral qui se trouve bloqué. La Commission Electorale Nationale Indépendante, l’institution qualifiée pour organiser les joutes électorales en RDC, évoque plusieurs raisons. Certains sont d’ordre financier, d’autres relèvent des couacs techniques et consorts. Nonobstant, la perspective de la non-organisation des élections, surtout de la présidentielle, a depuis fait monter la tension. Malgré les divergences des vues, une convergence s’observe désormais. Il s’agit du fait qu’il est à présent impossible de tenir des élections en 2016. Que faire alors ? C’est ici que les romains s’empoignent. Les acteurs majeurs au Congo-Kinshasa ne tombent pas d’accord sur un modus vivendi pour résorber d’une part l’impasse électorale et, d’autre part, pour trouver comment gérer du pays durant la période s’étalant au-delà du 19 décembre de l’année en cours. Une frange de l’Opposition et de la Société Civile s’est réunie du 1er septembre au 18 octobre 2016 avec la Majorité Présidentielle pour conclure un compromis politique. L’Accord signé projette avec une certaine précision, l’avenir du pays après le 19 décembre. Primo, Kabila reste en place jusqu’aux élections prévues pour avril 2016. Secundo, la gestion du pays à travers le Gouvernement devra se faire de manière commune entre la Majorité, l’Opposition signataire puis la Société Civile. Un chronogramme a été fixé pour décrire le schéma critique des élections jusqu’au vote. Et, pour veiller au respect de l’Accord, un comité de suivi a été annoncé. C’est dans cet esprit que Samy Badibanga a été nommé le jeudi 17 novembre 2016. Mais, seulement, ce compromis aura été conclu par une frange et non la totalité des forces de l’Opposition ainsi que de la Société Civile. D’où, bien de forces politico-sociales dont le Rassemblement, le Front pour le Respect de la Constitution, la Lucha, Filimbi et autres continuent, avec brio, sur un tout autre schéma. Lequel ? Il s’agit de réclamer, entre autre, le départ du Président Kabila, au plus tard le 19 décembre à 23 heures 59’. Les appels à une solution consensuelle et pacifique sont loin de faire école pour le moment. La Conférence Episcopale Nationale du Congo qui a entamé des consultations pour trouver un consensus large sur les préoccupations du moment est loin de récolter un franc succès. Dans une correspondance à la CENCO restée officieuse, Tshisekedi et ses compères tordent le cou à tout espoir de voir le Rassemblement prendre part au Gouvernement Badibanga. Et, la visite hier, vendredi 25 novembre, de Louis Michel risque de ne point changer cette prise de position. Deux camps se dessinent à présent sur la scène. Il ‘agit d’une part, de ceux qui adhèrent à l’Accord politique du dialogue et, d’autre part, ceux qui le rejettent. D’ici le 19 décembre, les deux camps semblent engager un bras de fer qui assombrit l’horizon. Les protagonistes sont exhortés à se surpasser pour ne point livrer le pays au chaos et à la régression.
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