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L’alternance au pouvoir de plus en plus évitée

Pour faire capoter le meeting du 12 novembre dernier, prévu par le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, l’interdiction de l’autorité urbaine n’avait pas suffi.

Il a fallu en plus occuper le lieu qui devrait servir au rassemblement populaire en y organisant une manifestation d’un autre genre à savoir le football militaire à durée indéterminée du matin jusqu’à la tombée de la nuit et en quadrillant la résidence d’Etienne Tshisekedi par des hommes en uniformes.

Le meeting avorté du samedi 12 novembre et remis au samedi 19 novembre, toujours à l’esplanade du stade des Martyrs, dans la commune de Kasa-Vubu, a encore échoué pour le même motif. A la seule différence que cette fois-ci, les occupants du terrain étaient des femmes (policières bien entendu).

La peur au ventre

L’adresse de l’animateur principal du meeting, qui n’est autre que le président du conseil des sages du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement n’est pas tabou. Le président de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) allait donner sa lecture sur les faits saillants d’actualité.

Et plus encore, ce qui fait bouger les intestins, il n’allait pas manquer d’administrer un dernier carton jaune au président Kabila, fin mandat.

Dans les deux camps : Opposition et pouvoir, tout le monde sait qu’il devrait en être ainsi. C’est cette carte jaune qui fait peur, même si certains semblent minimiser la menace brandie par celui que l’on considère comme le « père de la démocratie en RDC ».

La peur blanche qui a désormais gagné le camp du pouvoir ne devrait pourtant pas avoir droit de cité lorsque les animateurs politiques au pouvoir savent pertinemment bien que l’élégance politique se conjugue en même temps que l’alternance au pouvoir.

Autrement dit, le départ de Kabila du pouvoir à la fin de son mandat ne va en rien provoquer le chaos et encore moins menacer la paix en RDC. Car il en sera ainsi pour tout président de la République qui aura consommé ses deux mandats, sauf changement de la Constitution.

Une garantie : le Sénat à vie

Ce n’est nullement une question de vie ou de mort que de se maintenir au pouvoir. Pour autant qu’après le pouvoir, la vie politique ou la vie tout court continue. C’est donc une aberration que de croire que tout va s’arrêter. Le Sénat, c’est aussi une mangeoire qui nourrit bien son homme, à moins de verser dans la gloutonnerie.

Il n’a pas tort, le législateur qui a prévu la disposition garantissant l’après présidence de la République par une autre fonction non des moindres qu’est celle de Sénateur à vie. Il savait que le Congolais enclin à la manie du pouvoir, une fois arrivé au summum, deviendrait imbu de lui-même jusqu’à être tenté par une présidence à vie. Les dictateurs africains d’hier et d’aujourd’hui n’apporteraient pas un démenti à ce propos.

Trouver d’autres canaux

Faute d’accéder aux médias et de communiquer en face à face par le canal des meetings populaires, l’opposition peut recourir à d’autres moyens tels le bouche à l’oreille, quitte à rester dans la légalité. Une des caractéristiques d’un Etat de droit, la liberté s’arrache.

Elle ne se saurait être offerte sur un plateau d’argent. En attendant, le fait pour le pouvoir d’empêcher l’opposition d’organiser des rassemblements populaires va à l’encontre des libertés publiques et sape même le fondement d’un Etat de droit.

Par G.O
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