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*Très attendue, la publication du nouveau gouvernement de transition a été fixée et annoncée, si aucun grain de sable n’arrivait à grésiller la machine, pour lundi 14 novembre 2016, jour de l’expiration du délai de 21 jours, conformément à l’Accord Politique, s’il faut, évidemment, compter à dater de sa présentation officielle au Chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, par une délégation conduite par Kodjo, le Facilitateur du dialogue de la Cité de l’Union Africaine.

Normalement, n’eût été les consultations menées par les Evêques, dans une démarche de bons offices tendant, forcément, à rapprocher les vues entre les participants au dialogue et le Rassemblement des Forces Politiques et Sociales Acquises au changement pour une transition consensuelle et des élections apaisées, les choses auraient déjà pris une autre allure en RD. Congo.

Depuis le 18 octobre jusqu’au 14 novembre, il ne restera que quelque quatre jours, pour que ces tractations aux avancées en dents de scie, franchissent la barre d’un mois de titillements. Entretemps, le gouvernement Matata, réputé démissionnaire, ne peut plus engager l’Etat sur le long terme, ni poser des actes de disposition. Si ce n’est, pour lui, de se limiter à expédier les affaires courantes, tout en préparant, en même temps, la remise-reprise.

L’Etat, dans un tel contexte ponctué de réchauffement dû à la dépréciation du Franc Congolais face au roi dollar, à la flambée des prix et à l’érosion du pouvoir d’achat, tourne, lui, au ralenti. D’où, des menaces de grève qui se multiplient et s’amplifient dans différents secteurs de la vie nationale. Et, pour prévenir la descalade, Vital Kamerhe, joignant sa voix à celle de Jean-Bussa, deux principaux ténors de l’Opposition pro-dialogue, craignant l’enlisement, invite les Evêques à en finir avec les consultations.

Aux dernières nouvelles, les Evêques s’y feront, dès ce dimanche 13 novembre, au plus tard. Ainsi, les derniers réglages seront-ils engagés, comme annoncé, lors d’une conférence conjointe, tenue mardi dernier au Grand Hôtel Kinshasa, pour mettre, finalement, le gouvernement d’union nationale au travail.

A l’impossible, dit-on, nul n’est tenu. Jusqu’ici, les positions demeurent encore tranchées. Le Rassemblement conduit par Tshisekedi wa Mulumba campe sur ses préalables. Il maintient le meeting du 19 novembre. Même s’il accepte aujourd’hui qu’il devient pratiquement impossible d’organiser les élections dans les délais constitutionnels, il n’abdique pas, cependant, ses préalables. Aux affaires de la libération des prisonniers politiques et des médias proches de l’Opposition, il ajoute, de façon catégorique, sa revendication sur le départ de Joseph Kabila, le 19 décembre 2016 à 23H59’. D’ailleurs, sur ce point précis, le Rassemblement, faisant fi de l’Accord politique, de l’Arrêt de la Cour constitutionnelle et de l’article 70 alinéa 2 de la Constitution, parle, à sa manière, d’un carton rouge à décerner à l’actuel Chef de l’Etat. Alors qu’à la Cité de l’Union Africaine, l’Accord conclu, le 18 octobre, autorise Kabila à demeurer en fonction jusqu’à l’installation effective de son successeur élu. L’on retiendra également que cet Accord, dans ses grandes lignes, fixe la fin de la refonte du fichier électoral au 31 juillet 2017, la convocation du corps électoral au 30 octobre 2017 et, enfin, la tenue de la présidentielle couplée aux législatives nationales et provinciales, au plus tard, le 29 avril 2018. Pendant la transition, cet Accord ouvre la voie à une gestion concertée de l’Etat, en attribuant la Primature à l’Opposition. Réunis à Luanda, le 26 octobre dernier, les Chefs d’Etat et de gouvernement des pays et organisations signataires de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, l’ont aussi avalisé. Que reste-t-il encore ? Les Evêques ont-il mal fait de rechercher un large consensus ? Le Rassemblement a-t-il tort de poser des préalables ? L’Opposition pro-dialogue a-t-elle peur de l’entrée du Rassemblement dans l’escarcelle des signataires de l’Accord ? Voilà autant de questions absconses qui poussent les laborantins politiques de tous bords, à se triturer les méninges. Puisque les jours passent vite, voire très vite, et ne se ressemblent pas, Joseph Kabila doit trancher. Et, le plus tôt, serait le mieux.
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