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*Cependant, la croisade en cours des évêques et celle à venir du Conseil de sécurité pour plus d’inclusivité pourrait retarder l’échéance.

Semaine décisive ? Nous y sommes. 18 octobre-7 novembre, vingt jours se sont écoulés depuis la signature du compromis ayant sanctionné la fin du Dialogue politique national inclusif à la cité de l’Union africaine à Kinshasa. A court terme, ledit Accord prévoit la formation d’un nouveau gouvernement d’union nationale, vingt et un jours après sa signature. Arithmétiquement, nous sommes à J-1. S’il faut s’en tenir à l’esprit et à la lettre de cet Accord, c’est en principe demain mardi 8 novembre que le nouvel Exécutif piloté par un Premier ministre issu de l’Opposition, devrait être mis en place.

Cependant, à un jour séparant les Congolais de cette échéance, tout indique que cet engagement pris par les participants aux travaux de la cité de l’Union africaine ne sera pas respecté. Déjà, dans les rues de Kinshasa, ce rendez-vous manqué suscite des commentaires en sens divers. Le Rassemblement, qui dès le départ, s’était montré pessimiste quant à la matérialisation même de cet Accord, se donne raison. Leurs partisans y compris.

L’INCLUSION N’A PAS DE PRIX
Outre la mise en place d’un nouveau gouvernement, l’Accord prévoit également un comité de suivi composé de délégués de la Majorité présidentielle (7), de l’’Opposition (7), de la Société civile (4). Jusqu’hier, l’opinion ignorait encore tout des personnes déléguées par chacune des composantes. Le moins que l’on puisse reconnaître, c’est que l’un et l’autre camp se disaient déjà prêts. A entendre les différentes réactions sur cette question via les médias, plus d’un Congolais avait vite cru que la semaine dernière n’allait pas s’achever sans que les membres du Comité de suivi ne soient rendus publics. Hélas. Des espoirs déçus qui se sont révélé un leurre !
Dès lors que l’application de l’Accord est perçue comme un processus, les partisans de la systémique conviennent que chaque étape est considérée comme un maillon important de la chaîne. Si bien que le dysfonctionnement d’un élément pourrait entrainer celui de tout l’ensemble. Pour le coup, le retard dans la mise en place du Comité de suivi, ne pouvait logiquement que se répercuter sur le processus de désignation du Premier ministre.
Quoique l’on dise, on ne devrait pas éluder un autre aspect important de l’évolution de la situation actuelle. L’opinion se rappelle qu’après le tout récent sommet conjoint CIRGL-SADC à Luanda en Angola, les Chefs d’Etats présents à cette rencontre avaient souscrit à l’Accord de la cité de l’UA. Cependant, tout en approuvant ledit consensus, les participants à la rencontre de la capitale angolaise avaient demandé aux Congolais de chercher une plus grande représentativité. C’est aussi ça, le sens à donner à la croisade actuelle de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO). Les évêques congolais qui avaient suspendu leur participation au Dialogue de la cité de l’UA, mènent depuis quelques jours, des contacts aussi bien dans le camp de la Majorité présidentielle, de la faction de l’Opposition ayant pris part aux travaux de la cité de l’Union africaine que dans celui du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement. Objectif, amener tout le monde à regarder dans la même direction.

RECHERCHE D’UNE BASE PLUS LARGE
Autant reconnaître tout de suite que cette recherche de l’inclusion n’a pas de prix. Faut-il encore rappeler ici une Mission du Conseil de sécurité des Nations-Unies, annoncée en RD Congo pour la même cause ? C’est-à-dire amener les différends protagonistes à la crise actuelle à aplanir leurs divergences en vue d’un parvenir à un Accord politique plus large. A bien des égards, cette démarche essentiellement basée sur la recherche de l’inclusion, pourrait expliquer le retard dans la désignation du Premier ministre. Peut-être aussi dans la mise en place du Comité de suivi. Car on devrait éviter d’agir à la va-vite pour tout remettre en cause par la suite et tout recommencer. A quelques similitudes près, on serait peut-être pas très loin de la séquence du Dialogue de Sun city en 2002, après la signature de l’Accord de l’Hôtel Cascade, désignant Jean-Pierre Bemba comme Premier ministre. Alors que les participants au Dialogue signaient ledit Accord, un groupe de travail s’était retiré pendant 35 jours à Matadi pour rédiger la mouture de la Constitution de la transition. On connait la suite. L’avènement d’un Accord global et inclusif avait fini par bouleverser les données. Sans conteste que le contexte politique n’est plus le même. Mais toujours est-il que la donne actuelle ne serait pas très loin de celle des années 2000, si l’enjeu est la recherche de la légitimité des institutions du pays et, par ricochet, celle de leurs animateurs. Alors, Hâtons-nous lentement. Pas un simple oxymore.
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