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*N’étant pas eux-mêmes signataires du compromis politique de la cité de l’UA, les évêques catholiques butent aux exigences irréalistes et irréalisables de l’Opposition Genvaliste.
" Refaire coûte que coûte le dialogue… Organiser les élections en 2017…Refondre le bureau actuel de la Commission électorale nationale indépendante… Vivement un régime spécial en RD Congo à la fin du mandat du Président Joseph Kabila le 19 décembre prochain…" Voilà qui résume quelque peu les revendications du Rassemblement des forces politiques e sociales acquises au changement.

A dix-neuf jours de la fin constitutionnelle du mandat actuel du Chef de l’Etat congolais, le 19 décembre prochain, ces prises de position du Rassemblement suscitent bien des interrogations dans l’opinion. La plus fondamentale et même existentielle, est celle qui porte sur la démarche actuelle de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), entreprise voici déjà plusieurs jours.
Le moins que le Congolais moyen puisse savoir, est que le Président Joseph Kabila avait demandé à la Cenco de mener une mission de bons offices en direction du Rassemblement, jusqu’à ce jour non signataire de l’Accord issu du Dialogue de la Cité africaine.
Dès l’instant où le Rassemblement ignore manifestement le Dialogue politique national inclusif tenu du 1er septembre au 18 octobre derniers à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa, à partir du moment que cette même plateforme de l’Opposition déclare ne pas être concernée par l’Accord politique issu dudit Dialogue, le bon sens admet que l’on s’interrogeât sur le reste. Pour le cas d’espèce, la problématique s’articule autour de la finalité de bons offices des princes de l’Eglise catholique romaine en Rd Congo. Plus simplement, il est question de se demander à quoi pourrait aboutir cette mission des évêques.
A priori, nombreux sont des Congolais qui ne cachent plus leur pessimisme. Non sans raison. Quand le Rassemblement déclare à haute et intelligible voix que le pouvoir du Président Joseph Kabila doit s’achever le 19 décembre prochain à minuit et qu’il y aura un régime spécial après cette date, au regard aussi du fait que pour le Rassemblement, les élections doivent se tenir en 2017, sachant pertinemment bien que sur le plan technique, la Ceni a démontré qu’il n’était pas possible d’organiser les scrutins l’année prochaine… ceci explique donc cela.

HARO SUR LA REFONTE DU BUREAU DE LA CENI
Que dire de toutes ces manœuvres visant la refonte totale du bureau de la Ceni, en vertu d’une jurisprudence qui veut que la présidence de la centrale électorale soi pilotée par le délégué d’une confession religieuse ? Aux yeux de plusieurs observateurs, envisager une telle éventualité est une manière de vouloir repousser l’organisation des élections au-delà de 2018. Voire 2020. Ils le démontrent. " La restructuration du bureau de la centrale électorale est un long processus. Cela suppose que les différentes parties prenantes, à savoir la Majorité présidentielle, l’Opposition politique et la très plurielle Société civile devront se concerter au préalable avant de désigner leurs représentants. Dans un pays au consensus difficile comme la RD Congo, rien n’indique que ces conciliabules se feraient en un temps record. Bien au contraire. Ces pourparlers en interne pourraient s’étaler sur plusieurs semaines. L’organisation des élections étant un processus, il est bien évident que le retard orchestré sur une étape impacte négativement sur tout l’ensemble. " Tous ces éléments mis ensemble montrent que manifestement, la mission de bons offices confiée à la Cenco peut difficilement aboutir.

L’ACCORD DU 18 OCTOBRE : PAS UNE AFFAIRE DES SEULS CONGOLAIS
C’est un Rassemblement très nihiliste qui flanque tout par-dessus bord. Comme nous l’avons souligné précédemment, cette plateforme méconnait le Dialogue de la cité de l’ex-OUA. Et, subséquemment, le consensus qui en est résulté. Ici encore, cette posture de l’Opposition tshisekediste pousse à un recadrage. Il s’agit, plus fondamentalement, de rappeler que l’Accord politique issu du Dialogue de la cité de l’Union africaine, signé en date du 18 octobre dernier, est bien loin d’être une affaire de seuls Congolais.
S’il est vrai que les assises de la cité de l’Union africaine ont été une occasion pour les Congolais de se parler entre eux, il ne reste pas moins vrai que l’Accord issu de ce Forum avait été adoubé par l’extérieur. Utilement on citerait l’Union africaine avec son président en exercice Idris Deby Itno qui, aux premières heures de la signature dudit compromis, n’avait pas attendu longtemps pour exprimer son soutien. Pas seulement. Le sommet conjoint SADC-CIRGL, tenu fin octobre à Luanda en Angola, en présence de plusieurs émissaires de la Communauté internationale, avait fait de même. Fort de ces soutiens des organisations sous-régionales, régionales et internationales, le consensus politique issu du Dialogue de Kinshasa constituait et l’est désormais, une base de référence.
Qui nous prendra au sérieux si demain, le même Accord politique salué par la Communauté internationale venait à être sacrifié sur l’autel d’un autre dialogue ? Si rencontre il y aurait, en tout cas personne n’y trouverait le moindre inconvénient. Quoi de plus régulier qu’un groupe d’acteurs politiques ou sociaux puisse rencontrer le Président de la République pour échanger utilement sur des sujets d’intérêt national ? Quoi de plus naturel que le Chef de l’Etat rencontre Etienne Tshisekedi ou, inversement, pour échanger dans la mesure où l’Accord reste encore ouvert et par conséquent perfectible.

QUID DE L’UTILITE DE BONS OFFICES DE LA CENCO ?
Pour qu’une mission soit réalisable, elle doit dès le départ être réaliste. Or, à en juger la posture actuelle de l’Opposition tshisekediste, on est bien loin de percevoir sa volonté de faire des concessions, elle qui s’arcboute sur ses positions qui ne semblent offrir aucune chance de réussite à la mission de bons offices des évêques catholiques. Bien au contraire. Tout porte plutôt à croire que la plate forme de l’Opposition post-Genval n’est pas soluble dans une logique de rapprochement sur la base de l’Accord politique.
Que le Rassemblement tienne mordicus à l’organisation d’un nouveau dialogue, il se pose là un vrai problème. Et puis, pour la Cenco-même, certaines voix estiment qu’elle doit sortir de son ambigüité. Quand bien même qu’ils avaient suspendu leur participation, l’histoire retiendra que les évêques de l’Eglise catholique romaine locale avaient pris une part active aux travaux du Forum politique de la cité de l’Union africaine. Malheureusement. La même Cenco qui a figuré sur la liste des participants, se retrouve paradoxalement à ce jour, dans le camp de ceux qui n’ont pas encore signé l’Accord issu de cette importante messe. Tout bien considéré, les prises de position figées du Rassemblement-à l’instar des récentes déclarations du secrétaire général de l’Udps- amènent à s’interroger sur ce que pourrait encore être la pertinence de la démarche des évêques.
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